Burmese : un chat actif et sociable aux yeux d’or

2 septembre 2020 -

chat de race burmese

Plein d’énergie et très curieux, le Burmese est un chat actif et joueur, qui sait toutefois se montrer câlin et développe généralement une très forte relation avec les humains. Sa belle robe brillante et douce comme de la soie et ses grands yeux dorés en font un chat magnifique. Il est important de préciser qu’il existe deux variétés distinctes : le Burmese anglais, plus long, au visage triangulaire, et le Burmese américain, plus massif, avec une tête toute en rondeurs. Mais les deux cousins partagent leur caractère enjoué et sociable, et sont tout aussi adorables l’un que l’autre !

Carte d’identité du Burmese

Autre nom : chat porte-bonheur
Poil : court
Taille : moyen
Robe : zibeline, bleu, chocolat, lilas, roux et « écaille de tortue » pour l’Européen ; patron sépia
Origine : Thaïlande ou Birmanie
Prix moyen : 800-1 200 €

Deux variantes : Burmese américain et Burmese européen. Chat très actif et intrépide, au caractère exubérant. N’aime pas la solitude.

Historique de la race

Le Burmese trouve son origine en Asie, où il vivait sans doute dans les temples au côté des moines. Il a été à l’origine de deux programmes d’élevage séparés, l’un aux États-Unis et l’autre en Angleterre, aboutissant finalement à l’établissement de deux races distinctes.

Une race ancienne

Le Burmese descend d’une race de chat ancienne originaire d’Asie du Sud-est, et plus précisément de Thaïlande. On trouve en effet une description de ce chat dans le Tamra Meow, un recueil de poèmes thaïs dont on situe l’écriture entre 1350 et 1767. Il y était décrit comme étant un chat porte-bonheur. On pense que certains de ces félins ont été importés en Angleterre au XIXe siècle, et que deux d’entre eux furent présentés comme des Siamois lors de la première exposition féline, qui eut lieu en 1871 au Crystal Palace à Londres.

Quelques éleveurs commencèrent à croiser ces chats avec des Siamois afin d’obtenir ce qu’ils appelaient des Siamois chocolat, perdant peu à peu les caractéristiques de la race originelle. Personne ne comprit à cette époque qu’il s’agissait d’une race distincte du Siamois.

La naissance du Burmese américain

En 1930, une chatte prénommée Wong Mau, originaire de Birmanie, fut ramenée à San Francisco par le docteur Joseph Cheesman Thompson. Cette chatte présentait une robe couleur noisette, dont la teinte devenait plus foncée en allant vers les extrémités des pattes et de la queue, et sur la face et les oreilles.

Le contraste était bien plus discret que dans le cas des chats colourpoint tels que le Siamois. Le docteur Thompson, qui élevait alors des Siamois, comprit que Wong Mau appartenait à une race distincte. Il prit la décision de développer cette race aux États-Unis. Pour cela, il accoupla Wong Mau avec un Siamois seal point nommé Tai Mau, puis avec l’un des chatons mâles issus de cette union. Wong Mau donna ainsi naissance à une lignée de chats brun foncé. La race Burmese fut reconnue pour la première fois en 1936.

Les éleveurs eurent massivement recours à des croisements avec le Siamois pour augmenter la population. Cela occasionna une perte des caractéristiques initiales du Burmese, à tel point que la reconnaissance de la race fut suspendue au milieu des années 1940. Grâce à un rigoureux travail de sélection, des éleveurs parvinrent à restaurer les caractéristiques originelles du Burmese, et le standard de l’actuel Burmese américain fut finalement établi en 1958.

Le Burmese anglais

Les éleveurs anglais, de leur côté, avaient également lancé des programmes d’élevage du Burmese, à partir d’individus importés des États-Unis. Ils développèrent un chat distinct du Burmese américain, avec un corps moins massif et plus allongé, une tête moins ronde, et une plus grande variété de couleurs.

En 1952, la race fut reconnue au Royaume-Uni, et commença à être exportée vers l’Europe continentale et les pays du Commonwealth. Beaucoup de pays basèrent ainsi leur standard sur cette variante du Burmese. Sur les deux rives de l’Atlantique, les éleveurs firent tout pour préserver les caractéristiques distinctes des deux lignées.

De nos jours, le Burmese américain et le Burmese anglais, parfois appelé Burmese européen, sont considérés comme deux races différentes par le LOOF. Certains pays reconnaissent les deux races, et d’autres n’en acceptent qu’une seule des deux.

Caractéristiques physiques du Burmese

Le Burmese est un chat de taille moyenne, avec un corps massif et musclé. Avec le temps, les différences entre le Burmese anglais et le Burmese américain sont devenues suffisamment importantes pour que ces deux variantes soient considérées comme deux races distinctes. Les différences concernent principalement la forme de la tête et du corps.

La tête

Vue de face, la tête du Burmese anglais est en forme de triangle court, avec un crâne et des pommettes larges, et un museau fin et un peu arrondi. De profil, on observe une cassure nette entre le front, légèrement arrondi, et le nez qui est droit et se termine sur la même ligne que le menton.

La tête du Burmese américain est toute en rondeurs, sans aucune face plane. Un stop marqué sépare un font bombé d’un nez renflé. Le museau, plus court que celui du Burmese anglais, est rond et large.Pour les deux variantes, la tête est de taille moyenne par rapport au corps.

Les yeux

Le Burmese a de grands yeux bien espacés. Chez le Burmese américain, ils sont très ronds. Chez l’Anglais, leur ligne supérieure est plutôt en forme d’amande. Le plus remarquable est leur aspect lumineux et leur couleur vive, qui peut prendre tous les tons de jaune, jaune doré et ambre. Cette couleur n’est pas présente à la naissance : les chatons ont les yeux gris-bleu. Leur couleur évolue progressivement vers le jaune doré au cours de la croissance.

Les oreilles

Les oreilles du Burmese sont de taille moyenne. Elles sont écartées, et leur ligne extérieure prolonge le triangle formé par la tête. Leur base est large, et leur bout est arrondi. Elles pointent légèrement vers l’avant. Elles sont plus grandes chez le chaton que chez l’adulte.

Le corps

Le corps du Burmese anglais, de longueur moyenne, est relativement massif, avec une musculature ferme et développée. Le Burmese américain a un corps plus compact que celui de son cousin anglais, avec des hanches et des épaules arrondies. Il est particulièrement lourd pour un chat de sa taille.

Les deux variantes ont un dos droit, et un poitrail large et arrondi. L’encolure, bien musclée, est de longueur moyenne, un peu plus courte chez le Burmese américain.

Les pattes

Le Burmese a des pattes assez fines, de longueur moyenne. Chez l’Anglais, les pattes arrière sont légèrement plus longues que les pattes avant, et les pieds sont de forme ovale. Chez l’Américain, les pieds sont plus arrondis.

La queue

La queue du Burmese, de la même longueur que le corps, est plus épaisse à la base qu’à son extrémité, qui est arrondie.

Les poils

La fourrure du Burmese est courte, fine et bien couchée sur le corps. Elle est particulièrement brillante et douce au toucher. Le sous-poil est pratiquement absent.

La robe et le patron

La caractéristique la plus marquante du Burmese est son patron sépia, qui est une variante moins contrastée du patron colourpoint. La robe est de couleur unie, mais la teinte est légèrement plus sombre vers le bout des pattes et de la queue, et au niveau du masque et des oreilles. Ces parties du corps sont qualifiées de « zones froides ».

Plusieurs couleurs sont acceptées par le standard pour le Burmese anglais, à condition que le patron sepia soit présent. Pour l’Américain, la couleur d’origine est le seal sepia, encore appelé zibeline, qui correspond à une robe brun foncé. Cependant, le blue sepia (gris), chocolate sepia, et lilac sepia sont acceptés. La robe est plus claire chez les chatons, et devient plus foncée sur les zones froides au cours de la croissance.

Comportement et caractère du Burmese

Le chat est un animal sensible et complexe, dont le comportement est régi par bien plus de paramètres que le simple instinct ! Chaque chat a son propre caractère, qui dépend de nombreux facteurs. Si l’héritage génétique des parents joue bien sûr un rôle, il reste mineur. Le caractère d’un chat est fortement influencé par les relations avec sa mère et son entourage dans les premières semaines de sa vie de chaton.

Puis, tout au long de sa vie, ce caractère peut être modifié par la façon dont le chat est traité, ses conditions de vie, ses relations avec les humains et les autres animaux, et son état de santé. Les traits de comportement « standards » du Burmese que nous allons décrire ici sont donc uniquement des tendances. Votre Burmese pourrait être très différent ! Il n’y a pas de différences de comportement notables entre le Burmese Anglais et le Burmese américain.

Un petit fauve actif et joueur

Le Burmese est connu pour son caractère vif et enjoué. Il semble que de nombreux individus conservent toute leur vie le caractère et la joie de vivre d’un chaton. Cela en fait un chat particulièrement attachant et facile à vivre. Mais il faut avoir du temps à lui consacrer ! Le Burmese a besoin d’action, et se montre toujours prêt à jouer. Mieux vaut le tenir occupé, sinon son énergie et son côté curieux risquent de le pousser à aller explorer tous vos placards et à grimper aux rideaux !

Un accès à un jardin protégé est idéal, mais à défaut il est nécessaire d’équiper l’espace de vie de l’animal avec un grand arbre à chat, et éventuellement un parcours surélevé le long des murs. D’un naturel curieux, le Burmese aime explorer son environnement. Il est donc assez fugueur, d’autant plus que sa grande intelligence lui permet d’apprendre à ouvrir les portes !

Un chat-chien très attaché aux humains

Même si le Burmese aime beaucoup se dépenser, il apprécie également beaucoup le confort et les câlins. C’est un chat particulièrement attaché aux humains, et il se montre généralement très sociable, y compris avec les visiteurs. Il aime suivre ses propriétaires et participer à la vie de la famille, adoptant un comportement qui se rapproche de celui d’un chien. Il sait se montrer très bavard pour attirer l’attention, mais sa voix est plus faible et plus douce que celle de son cousin le Siamois. Il peut également vous grimper dessus pour réclamer des caresses, soyez donc prêt !

Tout comme l’Abyssin, le Burmese est donc beaucoup moins indépendant que la plupart des autres chats, et supporte généralement mal la solitude. Il apprécie toujours la compagnie d’un autre Burmese. En revanche, il peut avoir du mal à s’entendre avec les chats d’autres races si ceux-ci sont d’un caractère trop placide pour être de bons compagnons de jeu.

La santé du Burmese

Le Burmese est un chat à la santé plutôt robuste, dont l’espérance de vie atteint 14 ans. Toutefois, certaines lignées de Burmese anglais présentent un risque accru de développer un diabète.

Le Burmese peut également être touché par l’hypokaliémie, une maladie génétique qui se traduit par une carence en potassium. Cette maladie récessive ne se manifeste pas chez tous les sujets porteurs, ce qui la rend difficile à éradiquer des lignées de reproducteurs. Les symptômes sont généralement une faiblesse musculaire et des douleurs, mais dans les formes graves d’autres organes, comme le cœur, peuvent être touchés. La gravité de la maladie varie fortement d’un individu à l’autre : certains sont quasiment asymptomatiques, tandis que d’autres peuvent en décéder.

Certains Burmese sont touchés par une maladie rare : le syndrome félin de douleur orofaciale. Les chats atteints souffrent de douleurs au niveau de la face, dont l’origine reste indéterminée. Afin de soulager ces douleurs, ils ont tendance à se lécher excessivement, à mastiquer, voire à se donner des coups de patte.

Comme tous les chats, le Burmese doit être vacciné contre les maladies les plus fréquentes. Il doit également être traité contre les puces, et vermifugé contre les vers intestinaux. Ces mesures sont d’autant plus importantes si votre chat a accès à l’extérieur, mais même un chat d’intérieur doit être traité.

Prendre soin de son chat

Le Burmese est un chat facile à vivre, qui ne demande pas beaucoup d’entretien. Il est cependant très dépendant de ses propriétaires, et a tendance à s’ennuyer rapidement s’il n’est pas suffisamment stimulé. Il est donc nécessaire de mettre à sa disposition des équipements lui permettant de répondre à son besoin de jeu, de mouvement et d’exploration.

Le nourrir avec des éléments de qualité

Votre Burmese dépense beaucoup d’énergie dans une journée ! Afin de maintenir sa vivacité, il est indispensable de lui offrir une alimentation de qualité. Évitez à tout prix les croquettes et pâtées premier prix des supermarchés, et optez pour les gammes premium vendues sur Internet ou chez les vétérinaires. Votre chat y trouvera tous les éléments essentiels à sa bonne santé physique et mentale : un taux élevé de protéines de bonne qualité, des acides gras essentiels, et peu de glucides.

En raison de son importante masse musculaire et de sa propension à se dépenser, le Burmese a besoin d’un apport calorique relativement important pour un chat de cette taille. Toutefois, il est nécessaire de veiller à ce qu’il ne se montre pas trop gourmand, et à maintenir un haut niveau d’activité physique. Dans le cas contraire, le Burmese risque de montrer rapidement des signes d’obésité.

Veiller à son hygiène

La fourrure courte et fine du Burmese ne demande pas beaucoup d’entretien. Un brossage hebdomadaire est suffisant. Le Burmese étant un chat actif, il use généralement suffisamment ses griffes à condition d’avoir accès à des griffoirs et à un espace extérieur.

Toutefois, il peut être nécessaire de les épointer de temps à autre à l’aide d’un coupe-griffes adapté. Le Burmese n’est pas particulièrement sujet aux affections des yeux et des oreilles, mais il faut tout de même contrôler régulièrement leur propreté et les nettoyer au besoin.

Adapter son environnement

Les ancêtres du Burmese trouvaient dans la jungle birmane d’innombrables occasions d’exercer leurs talents pour l’escalade, le saut et la chasse. En comparaison, votre petit fauve risque de trouver votre intérieur fort peu stimulant… Installez donc un grand arbre à chat, avec un maximum de plateformes, tunnels et passerelles. Grâce à cela, votre grand sportif se sentira comme dans la jungle ! Il pourra grimper, se cacher, ou simplement se percher tout en haut pour observer son environnement.

Vous pouvez également installer des étagères et des meubles positionnés de façon à permettre à votre chat de faire le tour de la pièce en restant en hauteur.

Enfin, le Burmese apprécie énormément d’avoir accès à un espace extérieur ! S’il s’agit d’un balcon, veillez à bien le sécuriser. La curiosité de votre petit explorateur pourrait en effet le pousser à tenter des sauts trop grands pour lui. De même, assurez-vous que le jardin soit bien clôturé : le Burmese a une tendance à fuguer. S’il sort régulièrement de votre propriété, il peut être utile de l’équiper d’un collier GPS.

Jouer avec lui

La plupart des chats Burmese ont un besoin intense de passer du temps de qualité avec les humains de la famille ! Il est donc indispensable de consacrer quotidiennement à votre félin un temps de jeu partagé. Il appréciera particulièrement les jouets qui réveillent son instinct de chasseur, et impliquent d’être sans cesse en mouvement.

Adopter un Burmese

Si vous décidez d’adopter un Burmese anglais, il ne sera pas trop compliqué de trouver un éleveur dans votre région. Les chatteries qui proposent des Burmese Américains sont plus rares, mais il en existe tout de même quelques-unes en France.

À titre indicatif, le prix d’un chaton Burmese dans un bon élevage se situe autour de 1 000 euros. N’achetez un chaton que si l’élevage est reconnu par le LOOF, et dans la mesure du possible allez vérifier sur place les conditions de vie des chatons. Méfiez-vous particulièrement des petites annonces. Elles renvoient souvent vers des éleveurs clandestins chez qui les animaux ne sont pas traités correctement, et sont souvent porteurs de maladies.

Si vous êtes séduit par le look et le caractère du Burmese, vous pouvez également envisager de vous tourner vers l’adoption en refuge. Il est assez rare d’y trouver des chats de race. Toutefois, des chats sans pedigree peuvent présenter des caractéristiques proches de celles du Burmese.

Les membres des associations ont généralement une très bonne connaissance du caractère de leurs petits protégés. Ils seront donc à même de vous orienter vers un chat qui correspondra au mieux à vos attentes. Le prix demandé pour une adoption en refuge est généralement très abordable, et sert à couvrir les frais vétérinaires et d’entretien du chat. En adoptant en refuge, vous offrirez une famille à un chat qui a eu un début difficile dans la vie, et vous libèrerez une place pour un nouveau pensionnaire !

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