Pet-sitter : garder les animaux chez leurs maîtres, et ce que la loi demande

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Le pet-sitter garde les animaux de compagnie en l’absence de leurs maîtres : le plus souvent, il vient chez eux nourrir le chat, changer la litière, jouer avec lui et vérifier qu’il va bien. Aucun diplôme n’est exigé pour une activité occasionnelle, rappelle le ministère de l’Agriculture. Mais dès que la garde de chats ou de chiens est exercée à titre commercial, l’article L214-6-1 du code rural impose une déclaration au préfet et une certification ou une attestation de connaissances. Pour les chats, c’est souvent la meilleure solution de garde : Cats Protection juge que rester chez soi est l’option la plus sûre et la moins perturbante pour eux.
Le métier en bref
| Diplôme | Aucun ; certification ou attestation de connaissances pour une activité commerciale de garde de chats ou de chiens |
| Déclaration | Au préfet, pour l’activité commerciale de garde de chats ou de chiens |
| Lieu d’exercice | Surtout au domicile des maîtres |
| Visites | Au moins deux par jour pour un chat |
| Clientèle | Particuliers qui partent en vacances ou s’absentent |
Ce que fait un pet-sitter
Les visites à domicile
Le ministère de l’Agriculture décrit le pet-sitting comme une garde où la personne vient au quotidien chez les maîtres pour nourrir l’animal, le promener ou jouer avec lui, ce qui lui permet de rester dans son environnement habituel. Pour un chat, Cats Protection conseille au moins deux visites par jour, et davantage pour un chaton, un chat âgé ou malade.
Ce qu’il vérifie à chaque passage
Cats Protection liste ce que la personne qui garde doit connaître : où sont la nourriture et les gamelles, les heures de repas, si le chat sort et quand il rentre, la chatière, l’emplacement et l’entretien des bacs, son jouet préféré et son caractère, les médicaments, un contact d’urgence, le nom du vétérinaire, et l’endroit où se trouve la caisse de transport en cas d’urgence. Un bon pet-sitter pose ces questions avant la garde.
Les limites
Cats Protection rappelle qu’on ne laisse pas un chat seul plus de 12 heures environ, et pas régulièrement : au-delà, il faut une garde. Le pet-sitter doit donc organiser ses tournées pour passer assez souvent. Pour les propriétaires, voyez notre page pour faire garder son chat.
Repérer un chat qui vit mal l’absence
Une étude brésilienne publiée en 2020 s’est penchée sur les « problèmes liés à la séparation » chez le chat. D’après les réponses de 130 propriétaires sur 223 chats, 13,45 % des chats, soit 30, présentaient au moins un des signes retenus. Les plus fréquents parmi eux : des destructions (20 chats sur 30), des miaulements excessifs (19), des mictions hors du bac (18), et un chat abattu, apathique (16) ; venaient ensuite l’agressivité, l’agitation et les selles hors du bac. Ces problèmes étaient associés au fait de ne pas avoir de jouets et d’être le seul animal de la maison. Un pet-sitter attentif peut noter ces signes et en parler aux maîtres, qui décideront d’en discuter avec leur vétérinaire. Laisser des jouets à disposition, et jouer avec le chat pendant la visite, fait aussi partie du travail.
Ce que dit la loi
Une activité occasionnelle
Le ministère de l’Agriculture indique que les modes de garde comme le pet-sitting ou la garde entre particuliers ne sont soumis à « aucune obligation réglementaire autres que les règles de bientraitance » tant qu’ils restent occasionnels. Seules les pensions font l’objet d’une déclaration obligatoire et de contrôles des services vétérinaires dans ce cadre.
Une activité commerciale
En revanche, l’article L214-6-1 du code rural vise l’exercice à titre commercial de la garde de chats et de chiens. L’activité doit alors :
- être déclarée au préfet ; pour les chiens, chats et furets, la déclaration se fait en ligne sur la base nationale des opérateurs, précise Service-Public ;
- s’exercer dans des installations conformes aux règles sanitaires et de protection animale, si les animaux sont gardés chez le pet-sitter ;
- reposer sur au moins une personne formée : une certification professionnelle en lien avec les espèces gardées, une attestation de connaissances pour les animaux de compagnie d’espèces domestiques, l’Acaced, obtenue après une formation habilitée, ou un ancien certificat de capacité.
Garder les chats chez soi relève d’une pension, avec ses propres règles.
Le statut
Renseignez-vous auprès du guichet des formalités des entreprises pour choisir votre statut, et prévoyez une assurance professionnelle.
Les services à la personne : un cas particulier
Les propriétaires demandent parfois si la garde de leur animal ouvre droit au crédit d’impôt pour l’emploi à domicile. Service-Public répond précisément : parmi les services concernés figurent les « soins et promenades d’animaux de compagnie », hors soins vétérinaires et toilettage, mais seulement pour les personnes dépendantes. Pour la plupart des clients, la garde d’un chat pendant les vacances n’entre donc pas dans ce cadre.
Les qualités attendues
Cats Protection conseille aux propriétaires, pour choisir un pet-sitter professionnel, de lire son profil, de vérifier ses références, les avis et son assurance, et, si l’animal suit un traitement, de s’assurer qu’il sait s’en occuper ; de le rencontrer chez soi quelques jours avant le départ ; et de garder une solution de secours en cas d’annulation. C’est aussi, en creux, le portrait d’un bon pet-sitter : fiable, assuré, capable de donner un traitement, et disponible pour une rencontre préalable.
Le ministère de l’Agriculture recommande aussi d’établir un contrat écrit, validé par les deux parties.
Savoir lire un chat
Savoir laisser un chat venir à soi, reconnaître un chat qui a peur ou qui a mal, et prévenir le vétérinaire au bon moment font partie du métier. Voyez notre page sur le stress du chat.
Revenus et évolution
Les tarifs varient selon la région, la durée et le nombre de visites. Nous n’avons pas trouvé de source fiable sur le revenu moyen des pet-sitters. Certains élargissent leur activité : transport d’animaux, garde en pension, ou éducation, chacune avec ses propres obligations. Voyez nos fiches taxi animalier et comportementaliste pour chat.
Avantages et inconvénients
Les avantages : un métier au contact des animaux, accessible sans diplôme pour commencer, avec des horaires qu’on organise soi-même.
Les inconvénients : une activité saisonnière, plus forte pendant les vacances ; des déplacements nombreux ; des revenus irréguliers ; et la responsabilité des animaux et des clés des clients.
Questions fréquentes
Pet-sitter, c’est quoi ?
Une personne qui garde les animaux de compagnie en l’absence de leurs maîtres, le plus souvent en venant chez eux : le ministère de l’Agriculture décrit le pet-sitting comme une garde où la personne vient au quotidien nourrir l’animal, le promener ou jouer avec lui, pour qu’il reste dans son environnement. On parle de cat-sitter quand il s’agit de chats.
La garde de mon chat donne-t-elle droit au crédit d’impôt ?
Seulement pour les personnes dépendantes : Service-Public range les soins et promenades d’animaux de compagnie parmi les services à domicile ouvrant droit au crédit d’impôt, dans ce seul cas.
Faut-il un diplôme pour être pet-sitter ?
Non. Mais pour une activité commerciale de garde de chats ou de chiens, l’article L214-6-1 du code rural exige une certification professionnelle ou une attestation de connaissances, l’Acaced, et une déclaration au préfet.
Un pet-sitter doit-il se déclarer ?
Oui, s’il garde des chats ou des chiens à titre commercial : la déclaration se fait sur la base nationale des opérateurs. Une garde occasionnelle entre particuliers n’est soumise qu’aux règles de bientraitance.
Combien de visites par jour pour un chat ?
Au moins deux, conseille Cats Protection, et davantage pour un chaton, un chat âgé ou malade.
Quelle différence entre pet-sitter et pension ?
Le pet-sitter vient chez les maîtres ; la pension accueille les animaux dans ses locaux, qui doivent respecter les règles sanitaires et de protection animale. Le ministère de l’Agriculture rappelle que les pensions sont contrôlées par les services vétérinaires.
Faut-il un contrat avec un pet-sitter ?
C’est recommandé : le ministère de l’Agriculture conseille un contrat écrit, validé par les deux parties.
Sources (7)
- Ministère de l’Agriculture — Comment faire garder son animal de compagnie ?, 2025 (nouvel onglet)
- Légifrance — Code rural et de la pêche maritime, article L214-6-1 (nouvel onglet)
- Service-Public Entreprendre — Déclaration d’activité des professionnels exerçant des activités en lien avec les animaux de compagnie (nouvel onglet)
- Cats Protection — Going on holiday without your cat (nouvel onglet)
- Cats Protection — How long can you leave a cat alone? (nouvel onglet)
- de Souza Machado et al., Identification of separation-related problems in domestic cats: a questionnaire survey, PLOS ONE, 2020 (Europe PMC) (nouvel onglet)
- Service-Public — Crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile (vérifié le 15 avril 2026) (nouvel onglet)
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