Siamois : le chat colourpoint venu du Siam, son histoire et sa santé

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Le Siamois est l’une des premières races de chat reconnues. Il descend du Wichianmat, un chat colourpoint du royaume de Siam, l’actuelle Thaïlande, décrit dans un recueil de poèmes thaïlandais écrit entre le XIVe et le XVIIIe siècle, et il est sélectionné en Occident depuis la fin du XIXe siècle. Sa robe, aux extrémités foncées sur un corps clair, vient d’une forme d’albinisme sensible à la température : l’enzyme qui colore le poil ne fonctionne que dans les zones les plus froides du corps. Depuis les années 1950, le Siamois d’exposition est devenu très élancé ; le type ancien, plus rond, forme aujourd’hui une race distincte, le Thaï. Côté santé, la mutation du colourpoint a aussi des effets sur la vision, et la race porte assez souvent une mutation liée à une dégénérescence de la rétine.
Ce contenu est donné à titre informatif. Il ne remplace pas la visite et l’avis d’un vétérinaire.
En bref : le Siamois
| La question | La réponse |
|---|---|
| D’où vient-il ? | Du Wichianmat, chat du Siam, sélectionné en Occident depuis la fin du XIXe siècle |
| Pourquoi ces extrémités foncées ? | Une enzyme de la couleur, la tyrosinase, qui ne marche qu’au froid |
| Siamois ou Thaï ? | Deux races : le Siamois moderne, élancé, et le Thaï, de type ancien |
| Son espérance de vie ? | 11,7 ans dans une étude britannique, dans la moyenne |
| Un point de santé ? | Variant rdAc (rétine) chez 30 % des Siamois testés |
| Reconnu en France ? | Oui, par le LOOF, en correspondance avec le Balinais |
| Quelles couleurs ? | Toutes, en colourpoint : seal, bleu, chocolat, lilas, mais aussi tabby, roux, écaille… |
| Un Siamois à poil long ? | Le Balinais, poil mi-long, même standard |
| Un chaton blanc ? | Normal : les chatons naissent crème ou blancs, les points apparaissent en quelques semaines |
| Son comportement ? | Groupe oriental : recherche le contact, plus de toilettage excessif |
L’histoire du Siamois
Le Wichianmat du Siam
Wikipedia rapporte que la description et l’image du Wichianmat, le chat colourpoint du Siam, apparaissent dans le Tamra Maew, des manuscrits de poèmes sur les chats attribués au royaume d’Ayutthaya, entre 1351 et 1767. Une légende thaïlandaise raconte qu’après la prise de la capitale en 1767, le roi de Birmanie aurait lu le poème décrivant ces chats comme aussi rares que l’or, et les aurait fait emmener en Birmanie avec les trésors.
L’arrivée en Occident
En 1878, le président américain Rutherford B. Hayes reçoit le premier Siamois documenté aux États-Unis, nommé « Siam ». En 1884, le consul général britannique à Bangkok, Edward Blencowe Gould, ramène un couple, Pho et Mia, pour sa sœur ; leurs trois chatons sont présentés en 1885 à l’exposition du Crystal Palace, à Londres. D’autres importations suivent. En Grande-Bretagne, on les appelle « chat royal du Siam », mais Wikipedia précise que les recherches ne montrent aucune trace d’un élevage royal organisé au Siam.
En 1886, rapporte encore Wikipedia, les sœurs Eva et Ada Forestier Walker importent quatre Siamois au Royaume-Uni. Ces premiers chats étaient longs, avec une tête arrondie, un museau en coin et de grandes oreilles ; ils allaient du chat robuste au chat mince, sans être extrêmes. Aujourd’hui, le Siamois reste une race courante : dans les statistiques 2024 de la FIFé, l’une des grandes fédérations félines internationales, il se classait 17e sur 54 races, avec 929 chatons enregistrés, soit 1 % du total.
Le Siamois moderne et le Thaï
Dans les années 1950 et 1960, éleveurs et juges favorisent une silhouette de plus en plus fine : corps tubulaire, pattes longues, queue très fine, tête en long triangle et oreilles très grandes. Au milieu des années 1980, les chats de type traditionnel, plus ronds, avaient presque disparu des expositions ; quelques éleveurs ont continué à les élever, et plusieurs associations les ont reconnus comme une race distincte, le Thaï. En France, le LOOF liste le Siamois et le Thaï parmi les races en championnat en 2026, et met le Siamois en correspondance avec le Balinais, sa version à poil long.
Une analyse statistique des pedigrees publiée en 2021 dans Genetics Selection Evolution suggère que le Thaï, ou Siamois traditionnel, peut être vu comme une sous-population du Siamois, avec lequel il partage des ancêtres communs, même si les deux sont considérés comme des races distinctes. Les auteurs y défendent une gestion de la reproduction qui limite la consanguinité.
Une race fondatrice
Le Siamois a servi à créer de nombreuses races : l’Oriental, le Balinais, le Himalayen ou Persan colourpoint, le Burmese, le Havana Brown, l’Ocicat… Le Sacré de Birmanie et le Ragdoll lui doivent leur robe colourpoint. Wikipedia précise que les éleveurs français ont reconstitué le Sacré de Birmanie après la Seconde Guerre mondiale en le croisant notamment avec des Siamois, et que le Ragdoll porte la mutation du colourpoint. Le Neva Masquerade, variété colourpoint du Sibérien, porte lui aussi ce gène, sans que ses fondateurs soient bien connus. Le Tonkinois vient d’un croisement entre Siamois et Burmese, le Snowshoe d’un croisement avec l’American Shorthair bicolore dans les années 1960, et le Savannah, hybride de serval, a d’abord été croisé avec un Siamois.
Le colourpoint : une couleur qui dépend de la température
La robe colourpoint est une forme d’albinisme partiel. Une étude de 2005 a identifié la mutation du gène de la tyrosinase, une enzyme qui produit le pigment, à l’origine du motif siamois. Wikipedia explique que cette enzyme mutée est sensible à la chaleur : elle ne fonctionne pas à la température normale du corps, mais s’active dans les zones plus fraîches de la peau, en dessous d’environ 33 °C. D’où la couleur foncée des extrémités et de la face. Pour la même raison, un Siamois fonce souvent avec l’âge, et la couleur peut varier avec le climat. Wikipedia précise que les Siamois adultes qui vivent sous un climat chaud ont en général une robe plus claire que ceux qui vivent sous un climat frais.
Un chaton siamois naît blanc
Les chatons siamois naissent crème ou blancs, explique Wikipedia. Les points apparaissent au cours des premiers mois, dans les zones les plus froides du corps ; vers quatre semaines, ils sont assez visibles pour reconnaître la couleur du chaton. Le standard du LOOF en tient compte : il tolère chez le chaton et le jeune adulte, jusqu’à 12 mois, un masque incomplet, des « lunettes » claires autour des yeux et des marques fantômes sur la queue et les flancs, et il juge normales des ombres plus foncées sur le corps d’un chat mature.
Seal point, blue point et les autres couleurs
À l’origine, la grande majorité des Siamois étaient seal point, avec des extrémités d’un brun si foncé qu’il paraît presque noir, rapporte Wikipedia. Quelques chatons naissaient blue point, gris froid, chocolate point, brun plus clair, ou lilac point, gris chaud et pâle. Ces couleurs ont d’abord été jugées « inférieures », avant d’être acceptées puis recherchées. Plus tard, des croisements avec d’autres races ont apporté des points roux, crème, tabby, appelés « lynx » aux États-Unis, ou écaille de tortue.
Les fédérations n’ont pas toutes la même règle. Le CFA américain limite le Siamois aux quatre couleurs traditionnelles, seal, bleu, chocolat et lilas, et classe les autres dans une race à part, le Colourpoint Shorthair. En France, le standard du LOOF admet toutes les couleurs, en catégorie colourpoint, avec les divisions unie, tabby, silver ou smoke, et leurs versions avec blanc. Un « Siamois tabby », ou tabby point, est donc un Siamois à part entière pour le LOOF.
À quoi ressemble un Siamois
Le standard du Siamois moderne, décrit par Wikipedia, demande un corps allongé, tubulaire et musclé, une tête triangulaire, des yeux en amande bleu clair, de grandes oreilles larges à la base, un long cou, une queue fine, et un poil court, fin et brillant, sans sous-poil.
Le standard du LOOF
En France, le LOOF publie un standard commun à quatre races de type oriental, qui ne diffèrent que par la longueur du poil et le patron de couleur : le Siamois, à poil court et colourpoint ; l’Oriental, à poil court et entièrement coloré ; le Balinais, à poil mi-long et colourpoint ; et le Mandarin, à poil mi-long et entièrement coloré. Tous les mariages entre ces quatre races sont autorisés. Le standard les décrit comme des chats longilignes, élégants, sveltes et bien musclés, qui doivent rester parfaitement équilibrés, sans caractéristique extrême isolée.
| Partie | Points | Détail |
|---|---|---|
| Tête | 35 | Forme et longueur, oreilles, yeux (forme, placement et couleur, 13 points), profil, menton |
| Corps | 30 | Encolure, taille, structure et musculature (15 points), pattes et pieds, queue |
| Robe | 25 | Texture, longueur, couleur |
| Condition et équilibre | 10 | Ni gras ni maigre |
Quelques traits du standard :
- la tête de taille moyenne, longue et triangulaire, avec un profil droit, légèrement convexe ou en deux plans, et des joues plates ;
- les yeux de taille moyenne, en amande, inclinés vers le nez, du bleu le plus intense possible chez le Siamois et le Balinais ;
- les oreilles grandes, larges à la base, qui prolongent le triangle de la tête ;
- le corps long, tubulaire et ferme, « d’une densité étonnante quand on le manipule », à l’ossature fine ;
- la queue du Siamois en forme de fouet, longue et fine, terminée en pointe ;
- la robe très courte, très serrée, lustrée, fine et soyeuse ;
- les points nettement contrastés avec le corps, d’une couleur la plus homogène possible.
Le standard précise que sa finesse ne doit pas être confondue avec de la maigreur. Il pénalise un corps court ou massif, une tête ronde et large, un museau court, des yeux petits ou ronds, des taches foncées sur le ventre ou des poils blancs dans les points, et refuse tout titre à un Siamois aux yeux d’une autre couleur que bleue, ou présentant une anomalie de la queue. Un « Siamois variant », né d’un Balinais ou d’un Mandarin, peut avoir une fourrure un peu plus longue.
Le Balinais, le Siamois à poil long
Le Balinais partage le standard du Siamois, avec une fourrure mi-longue, fine et soyeuse, sans sous-poil, plus courte sur les épaules et plus longue sur les flancs, sans collerette, et une queue fournie portée « comme une plume d’autruche ». Wikipedia le présente comme une mutation naturelle du Siamois. C’est la réponse à la recherche « Siamois poil long ».
Siamois ou Thaï : comment les distinguer
Le LOOF publie un standard séparé pour le Thaï, qu’il présente comme le « chat de nos grand-mères », ou Siamois traditionnel, reprenant les caractéristiques des Siamois qui concouraient du XIXe siècle à la fin des années 1960. Il précise que le Thaï ne doit ressembler en aucune façon au Siamois actuel.
| Siamois | Thaï | |
|---|---|---|
| Tête | Longue, triangulaire, joues plates | Légèrement plus longue que large, triangle aux contours adoucis, joues assez rondes |
| Yeux | En amande, inclinés vers le nez | Ovales, légèrement de biais |
| Oreilles | Grandes, larges à la base | Moyennes, arrondies au bout |
| Corps | Long, tubulaire, ossature fine | Foreign, taille moyenne, très musclé sans lourdeur |
| Queue | En fouet, longue et fine | Moyenne, épaisse à la base |
| Mariages | Avec Balinais, Oriental, Mandarin | Thaï seulement |
Les deux standards décrivent un chat « vif et bavard », à forte personnalité. Le standard du Thaï refuse tout titre à un chat trop proche du Siamois ou du Tonkinois. Ses extrémités colorées et ses yeux bleus le distinguent de l’Oriental Shorthair, son proche parent. Beaucoup de chats fondateurs avaient la queue coudée ; les éleveurs ont considéré ce trait comme un défaut et l’ont presque éliminé dans les années 1950.
Le caractère
La race a la réputation d’un chat bavard et très attaché à ses humains ; le standard du LOOF le décrit lui-même comme vif et bavard, doté d’une forte personnalité. Ce sont des descriptions d’éleveurs et de propriétaires : chaque chat a son tempérament.
Ce que dit une grande étude sur le comportement
Une équipe de l’université d’Helsinki a publié en 2019 dans Scientific Reports une étude sur le comportement de 5 726 chats, à partir d’un questionnaire rempli par leurs propriétaires. Les Siamois y étaient regroupés avec les autres races orientales, Balinais, Orientaux et Seychellois. Trois résultats les concernent :
- le contact avec les humains : les chats du groupe oriental avaient tendance à rechercher le contact, contrairement à certaines études antérieures qui les classaient comme peu affectueux ;
- le toilettage excessif : avec les Burmese, ils avaient la plus forte probabilité de se toiletter à l’excès, un comportement stéréotypé que d’autres travaux avaient déjà associé aux races orientales ;
- les problèmes de comportement : avec les Persans, ce sont les chats dont les propriétaires signalaient le plus souvent un problème de comportement.
Autre enseignement : dans cette étude, la succion de la laine, souvent associée aux Siamois, était surtout le fait des chats de maison non racés, des Norvégiens, des Turcs de Van et des Maine Coons. Les auteurs estiment aussi que ces traits sont en partie héritables. Un chat qui se lèche jusqu’à perdre ses poils doit être vu par un vétérinaire : Wikipedia rappelle d’ailleurs que le Siamois est prédisposé à une alopécie d’origine psychologique. Voyez notre page sur le chat qui miaule.
La santé du Siamois
La vision
Wikipedia explique que la même mutation qui colore les extrémités modifie aussi les connexions nerveuses entre les yeux et le cerveau : une partie des fibres du nerf optique ne croise pas comme chez les autres chats. Beaucoup des premiers Siamois louchaient pour compenser ; ce trait, jugé comme un défaut, est bien plus rare aujourd’hui grâce à la sélection. Contrairement à beaucoup de chats blancs aux yeux bleus, les Siamois n’ont pas d’audition réduite.
La dégénérescence de la rétine
Wikipedia signale une prédisposition à l’atrophie progressive de la rétine. Une étude de 2022 sur plus de 11 000 chats a trouvé le variant rdAc du gène CEP290, lié à une dégénérescence héréditaire de la rétine, chez 44 des 146 Siamois testés, soit 30 %. Un test ADN existe : demandez les résultats des parents à l’éleveur.
Les autres prédispositions
Wikipedia cite, d’après des données d’assurance suédoises, une mortalité plus élevée chez le Siamois et les races qui en dérivent, surtout par tumeurs, principalement mammaires, ainsi que davantage de troubles digestifs, mais moins de maladies du bas appareil urinaire. Une étude suédoise de 2014 place aussi le Siamois parmi les races plus exposées au pyomètre, l’infection de l’utérus de la chatte non stérilisée. Wikipedia mentionne encore une prédisposition à la gangliosidose de type 1, une maladie héréditaire grave du système nerveux, et à une alopécie d’origine psychologique, due à un léchage excessif. La même étude de 2022 range les races du groupe siamois parmi celles à la diversité génétique la plus faible.
L’amylose AA
Une étude allemande publiée en 2023 dans la revue Genes décrit l’amylose AA des Siamois et des Orientaux comme une maladie mortelle, dans laquelle des dépôts de protéine amyloïde s’accumulent dans l’organisme, surtout dans le foie et la thyroïde ; les chats atteints meurent entre un et sept ans, le plus souvent d’une rupture du foie avec hémorragie. Son mode de transmission est complexe : l’étude, menée sur 20 chats atteints d’une même chatterie et 48 chats sains, a identifié plusieurs régions du génome associées, et les auteurs présentent ces résultats comme une base pour de futures études génomiques. Demandez à l’éleveur s’il a connu des cas dans ses lignées.
Le lymphome médiastinal
Une étude britannique publiée en 2014 dans le Journal of Feline Medicine and Surgery rappelle que le lymphome du médiastin, une tumeur située dans le thorax, a longtemps été associé au jeune âge, à l’infection par le virus de la leucémie féline, et à la race siamoise. Les auteurs ont réexaminé ces liens après la généralisation de la vaccination contre la leucémie féline au Royaume-Uni. Ce lien historique justifie de consulter sans attendre un Siamois qui respire mal.
Les anomalies du pelage et de la peau
Wikipedia signale encore une prédisposition à une décoloration des poils autour des yeux, à une perte de poils sur les oreilles, et, chez les jeunes Siamois, à une forme de tumeur cutanée à mastocytes. Voyez notre page sur la stérilisation.
L’espérance de vie
Une étude britannique de 2024 a trouvé chez le Siamois une espérance de vie à la naissance de 11,7 ans, pratiquement égale à celle de l’ensemble des chats, 11,7 ans également.
Adopter un Siamois
Voyez les parents, leur pedigree LOOF, et demandez les résultats des tests génétiques, en particulier pour la rétine. En France, rappelle Service-Public, seul un chaton inscrit à un livre généalogique, le LOOF pour les chats, peut être vendu comme « de race » ; sinon, l’annonce doit indiquer « n’appartient pas à une race », éventuellement suivi de « d’apparence » et du nom de la race. Un chaton ne peut pas être cédé avant 8 semaines, quel que soit le mode d’acquisition. Nous n’indiquons pas de prix : ils varient selon les élevages et les lignées. Voyez la fiche métier d’éleveur félin.
Combien coûte un chaton siamois ?
Relevés sur les annonces de deux éleveurs en septembre 2026, les prix d’un chaton siamois sont de 1 500 € chez chacun d’eux. Ce relevé ne compte que quelques éleveurs : beaucoup d’élevages ne publient pas leurs tarifs, ou ne les donnent que sur demande.
Trois autres élevages affichaient des prix pour des portées de 2024 ; nous ne les avons pas retenus, car ils ne disent rien des tarifs actuels. L’un des éleveurs retenus applique le même tarif à ses siamois et à ses orientaux.
Ce que le prix doit comprendre, au minimum, c’est ce que la loi impose à tout vendeur : un chaton âgé d’au moins huit semaines, identifié avant la cession, avec le certificat vétérinaire et, pour un chat vendu comme « de race », un pedigree du LOOF. Beaucoup d’annonces ajoutent les premiers vaccins, un vermifuge, parfois la stérilisation ou un sac de départ : lisez le détail avant de comparer deux prix.
Ces montants sont ceux que les éleveurs affichent ; ils varient avec la couleur, la lignée, la destination du chaton et la région, et ils évoluent avec le temps. Un prix ne dit rien, à lui seul, du sérieux d’un élevage. En revanche, un chaton de race proposé très en dessous de ces prix doit vous alerter : chaton sans pedigree, séparé trop tôt de sa mère, ou annonce frauduleuse qui réclame un acompte pour un animal qui n’existe pas.
Les erreurs fréquentes
- Confondre Siamois et Thaï : deux races, deux morphologies.
- Oublier le test rdAc de la rétine chez les parents.
- S’étonner qu’il fonce avec l’âge : sa couleur dépend de la température de la peau.
- Garder une femelle entière sans projet d’élevage, avec le risque de pyomètre et de tumeurs mammaires.
- S’inquiéter d’un chaton tout blanc : les points apparaissent en quelques semaines.
- Croire qu’un Siamois tabby n’est pas un Siamois : le LOOF admet toutes les couleurs en colourpoint.
- Confondre maigreur et finesse : le standard veut un chat fin, ni gras ni maigre.
- Ignorer un toilettage excessif : la tendance est plus marquée dans le groupe oriental.
Questions fréquentes
Combien coûte un chaton siamois ?
Il faut compter 1 500 € selon le chaton, d’après les annonces de deux éleveurs relevées en septembre 2026.
Pourquoi le Siamois a-t-il les extrémités foncées ?
À cause d’une mutation de la tyrosinase, l’enzyme qui produit le pigment : elle ne fonctionne que dans les zones les plus froides du corps, les oreilles, la face, les pattes et la queue.
Quelle différence entre le Siamois et le Thaï ?
Le Siamois moderne est très élancé, avec une tête en triangle ; le Thaï correspond au type ancien, plus rond. Plusieurs associations, dont le LOOF, les reconnaissent comme deux races.
D’où vient le Siamois ?
Du Wichianmat, un chat du royaume de Siam, l’actuelle Thaïlande, décrit dans des manuscrits anciens. Les premiers Siamois sont arrivés en Occident à la fin du XIXe siècle.
Pourquoi certains Siamois louchent-ils ?
La mutation du colourpoint modifie les connexions nerveuses entre les yeux et le cerveau ; beaucoup des premiers Siamois louchaient pour compenser. La sélection a rendu ce trait bien plus rare.
Pourquoi un chaton siamois est-il blanc à la naissance ?
Les chatons siamois naissent crème ou blancs, et la couleur ne se forme que dans les zones froides du corps. Les points apparaissent au cours des premières semaines ; vers quatre semaines, on reconnaît sa couleur.
Qu’est-ce qu’un Siamois seal point ?
Un Siamois aux extrémités d’un brun si foncé qu’il paraît noir, la couleur d’origine de la grande majorité des Siamois. Le blue point est sa version diluée, gris froid ; le chocolate point est plus clair, et le lilac point, gris chaud et pâle, en est la version diluée.
Le Siamois existe-t-il à poil long ?
Oui, c’est le Balinais, qui partage le standard du Siamois au LOOF, avec une fourrure mi-longue, sans sous-poil, et une queue en panache.
Quel est le caractère du Siamois ?
Le standard du LOOF le décrit comme vif et bavard. Dans une étude de l’université d’Helsinki publiée en 2019 sur 5 726 chats, le groupe des races orientales recherchait le contact avec les humains, mais présentait aussi plus souvent un toilettage excessif. Chaque chat reste un individu.
Un Siamois est-il un chat de race sans pedigree ?
Non : en France, seul un chat inscrit au LOOF peut être vendu comme « de race », rappelle Service-Public. Sans pedigree, l’annonce doit dire « n’appartient pas à une race », éventuellement « d’apparence siamoise ».
Quelle est l’espérance de vie d’un Siamois ?
Dans une étude britannique de 2024, elle était de 11,7 ans à la naissance, comme la moyenne des chats.
Sources (14)
- Wikipedia — Siamese cat (nouvel onglet)
- Lyons et al., Tyrosinase mutations associated with Siamese and Burmese patterns in the domestic cat, Animal Genetics, 2005 (Europe PMC) (nouvel onglet)
- LOOF — Liste des races, version au 1er janvier 2026 (PDF) (nouvel onglet)
- Teng et al., Life tables of annual life expectancy and risk factors for mortality in cats in the UK, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2024 (Europe PMC) (nouvel onglet)
- Anderson et al., Genetic epidemiology of blood type, disease and trait variants, and genome-wide genetic diversity in over 11,000 domestic cats, PLoS Genetics, 2022 (PMC) (nouvel onglet)
- Hagman et al., Incidence of pyometra in Swedish insured cats, Theriogenology, 2014 (Europe PMC) (nouvel onglet)
- LOOF — Standards des races (recueil au 1er janvier 2026, PDF) : Siamois, Oriental, Balinais, Mandarin ; Thaï (nouvel onglet)
- Salonen et al., Breed differences of heritable behaviour traits in cats, Scientific Reports, 2019 (PMC) (nouvel onglet)
- Esders et al., Single nucleotide polymorphisms associated with AA-amyloidosis in Siamese and Oriental Shorthair cats, Genes, 2023 (PMC) (nouvel onglet)
- Fabrizio et al., Feline mediastinal lymphoma: a retrospective study of signalment, retroviral status, response to chemotherapy and prognostic indicators, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2014 (Europe PMC) (nouvel onglet)
- Pistorius et Blokker, Statistical analysis in support of maintaining a healthy traditional Siamese cat population, Genetics Selection Evolution, 2021 (PMC) (nouvel onglet)
- Service-Public — Avoir un chien ou un chat : quelles sont les règles ? (F34877, vérifié le 28 avril 2026) (nouvel onglet)
- Chatterie des Corsaires — tarifs des chatons, relevés en septembre 2026 (nouvel onglet)
- Du Bois du Fay — tarifs des chatons, relevés en septembre 2026 (nouvel onglet)
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