Aller au contenu

Pôle · 29 pages

Santé du chat : ce qui est urgent, ce qui peut attendre

Santé du chat : les signes qui imposent le vétérinaire tout de suite, ceux qui justifient un rendez-vous rapide, les poisons de la maison et la prévention.

Chat examiné par un vétérinaire

Avant tout

Est-ce urgent ?

Ce site ne diagnostique pas. Il aide à savoir si l’on appelle maintenant, demain, ou si l’on observe.

Appelez maintenantDans l’heure

Une respiration difficile ou bouche ouverte. Un chat qui essaie d’uriner sans y parvenir. Une chute de hauteur, même s’il semble indemne. Un contact avec un produit toxique ou un lys. Une paralysie brutale des pattes arrière.

Lire la suite →

Consultez rapidementDemain, pas la semaine prochaine

Il n’a rien mangé depuis plus de 24 heures. Il boit nettement plus qu’avant. Il vomit souvent, ou ne garde ni eau ni nourriture. Il se cache alors qu’il ne le fait jamais : le chat masque sa douleur.

Lire la suite →

Surveillez, sans laisser traînerSans urgence

Un vomissement isolé chez un chat qui mange, joue et se comporte normalement. Un signe qui se répète, qui dure ou qui s’accompagne d’un changement d’appétit ou de comportement devient un motif de consultation.

Lire la suite →

Dans ce pôle

Par où commencer

Certains signes imposent d’appeler le vétérinaire tout de suite : un chat qui respire difficilement ou la bouche ouverte, un mâle qui essaie d’uriner sans y parvenir, une chute de hauteur, même s’il semble indemne, un contact avec un produit toxique ou un lys, une paralysie brutale des pattes arrière. D’autres justifient un rendez-vous rapide : un chat qui n’a rien mangé depuis plus de 24 heures, qui boit beaucoup plus, qui vomit souvent, ou qui se cache. Le chat masque sa douleur, rappelle International Cat Care : un changement de comportement est souvent le premier signe visible.

Ce contenu est donné à titre informatif. Il ne remplace pas la visite et l’avis d’un vétérinaire.


Le tri : urgence, consultation, surveillance

Appeler immédiatement

Une respiration difficile, rapide ou bouche ouverte. International Cat Care cite la respiration difficile ou rapide comme le signe le plus fréquent de l’insuffisance cardiaque chez le chat, parfois avec des extrémités froides et des gencives pâles. Cats Protection cite aussi le halètement parmi les signes du coup de chaleur. Dans les deux cas, appelez.

Un chat qui essaie d’uriner sans y parvenir. International Cat Care est formel : un chat qui fait des efforts sans rien produire, ou seulement quelques gouttes, doit être vu immédiatement. Chez le mâle, un bouchon de protéines, de cellules et de cristaux, ou un petit calcul, peut bloquer l’urètre.

Une chute de hauteur. Les chutes demandent en général un traitement d’urgence, et même si votre chat semble indemne, contactez le vétérinaire, conseille International Cat Care : fractures, blessures de la vessie ou des poumons ne se voient pas toujours.

Un contact avec un poison. Produit ménager, médicament, antigel, plante : International Cat Care conseille d’appeler immédiatement le vétérinaire, en apportant l’emballage si possible. Voir la section sur les poisons.

Une paralysie brutale des pattes arrière. Chez un chat atteint d’une maladie du cœur, parfois inconnue jusque-là, un caillot peut se former et bloquer la circulation vers les pattes, surtout arrière : la paralysie est soudaine, avec une douleur et une détresse importantes, explique International Cat Care.

Consulter rapidement

Un chat qui ne mange plus. Cats Protection conseille d’appeler le vétérinaire dès qu’un chat n’a rien mangé depuis plus de 24 heures, et plus vite encore pour un chaton. Après quelques jours sans manger, le chat puise dans ses graisses, qui s’accumulent dans le foie : c’est la lipidose hépatique, potentiellement mortelle. Mon chat ne mange plus.

Une soif nettement augmentée. Parmi les causes à rechercher en premier figurent la maladie rénale chronique, l’hyperthyroïdie et le diabète, trois maladies courantes chez le chat d’âge mûr, qui se traitent mieux quand elles sont repérées tôt. Mon chat boit beaucoup.

Des vomissements fréquents. Cats Protection conseille de voir le vétérinaire en urgence si le chat vomit souvent ou fortement, s’il ne garde ni eau ni nourriture, ou s’il s’agit d’un chaton ou d’un chat âgé.

Un chat qui se cache. International Cat Care décrit le repli et la cachette comme une réponse typique du chat à la douleur, parfois dans des endroits inhabituels, avec un chat plus immobile ou abattu.

Surveiller, sans laisser traîner

Un vomissement isolé chez un chat qui mange, joue et se comporte normalement n’est pas forcément inquiétant : Cats Protection note qu’un chat en forme, sans autre signe, se remet vite. Mais un signe qui se répète, qui dure ou qui s’accompagne d’un changement d’appétit ou de comportement mérite une consultation. Au moindre doute, appelez votre vétérinaire : il vous dira dans quel délai venir.


Poisons domestiques

Les plantes

Le lys est le cas le plus grave. Toutes les parties du lys sont toxiques pour le chat, fleurs, feuilles, tige et pollen, y compris le pollen léché sur le pelage ou l’eau d’un vase, explique International Cat Care. Moins d’une feuille peut provoquer une insuffisance rénale mortelle. Les signes apparaissent en une à six heures, et plus le traitement est rapide, meilleures sont les chances. Les lys « sans pollen » ne sont pas sûrs non plus. L’association conseille de ne jamais faire entrer de lys dans une maison où vit un chat.

International Cat Care rappelle que bien d’autres plantes d’intérieur et de jardin sont toxiques, et que les chats d’intérieur sans accès à l’herbe, comme les chatons, sont plus enclins à les mâchonner. La liste des plantes toxiques.

Les produits de la maison

International Cat Care cite les produits ménagers, dont l’eau de Javel et certains désinfectants, les médicaments humains, dont le paracétamol, très toxique même en petite quantité, l’antigel, dont une infime quantité peut provoquer une insuffisance rénale, les raticides, souvent avalés avec une souris empoisonnée, et les huiles essentielles. Le chat s’intoxique aussi en léchant un produit tombé sur son pelage.

Les antipuces pour chien. La perméthrine, présente dans certains antipuces pour chien, empoisonne le chat traité par erreur, ou qui a été en contact étroit avec un chien traité, prévient International Cat Care. N’utilisez que des produits prévus pour le chat.

Les aliments

La famille de l’oignon, oignon, ail, ciboulette, échalote, poireau, abîme les globules rouges, et le chat y est plus sensible que le chien. L’ASPCA, le centre antipoison américain pour animaux, cite aussi le chocolat, le café et la caféine, l’alcool et la pâte à pain crue. Les aliments dangereux en détail.


La prévention

Les vaccins

International Cat Care distingue les vaccins essentiels, pour tous les chats, même d’intérieur, des vaccins optionnels, selon le mode de vie. Sont essentiels le typhus et les deux virus du coryza, plus la rage là où elle est présente ou exigée pour voyager. La leucose est recommandée aux chats qui sortent et peuvent croiser des chats inconnus. Le chaton est souvent vacciné à partir de 8-9 semaines, avec une deuxième injection trois à quatre semaines plus tard, souvent une troisième vers 16-20 semaines, puis un rappel un an après ; ensuite, les rappels peuvent n’être nécessaires que tous les un à trois ans, selon le vaccin et le risque. Les vaccins du chat.

Les vermifuges

Tous les chatons ont probablement des ascaris, transmis par le lait de leur mère, explique International Cat Care, qui recommande de les traiter régulièrement dès leurs premières semaines, puis de traiter l’adulte tous les un à trois mois selon le risque, surtout s’il chasse ou sort. Un chat qui a des puces a sans doute aussi le ténia qu’elles transmettent. Le produit et le rythme se choisissent avec le vétérinaire.

La stérilisation

Cats Protection recommande de stériliser le chat vers 4 mois, car une chatte peut être gestante dès cet âge. Chez la femelle, une stérilisation avant 6 mois rend le cancer mammaire plus de 90 % moins probable. Chez le mâle, elle réduit les bagarres, et donc la transmission de maladies comme le FIV et la leucose, ainsi que le marquage urinaire. Stérilisation et castration.


Le chat qui vieillit

Ce qui change après dix ans

Les lignes directrices 2021 de l’AAHA et de l’AAFP considèrent le chat comme senior après 10 ans, et recommandent de le voir au moins tous les six mois. La maladie rénale chronique, l’hyperthyroïdie et le diabète deviennent plus fréquents, et commencent souvent sans bruit.

L’arthrose, elle, se remarque rarement par une boiterie. International Cat Care cite plutôt un chat qui hésite ou refuse de sauter, qui est raide après le repos, ou qui se toilette moins bien. Filmez-le à la maison pour le montrer au vétérinaire : il montre peu de signes en consultation. Prendre soin d’un chat âgé.

Décider d’une euthanasie

C’est la décision la plus lourde, et elle se prend avec le vétérinaire. International Cat Care propose de mettre en balance les expériences positives et négatives du chat : ses besoins de base sont-ils couverts, sans douleur ni peur ? Quels plaisirs lui restent-ils ? Peut-on soulager vite ce qui le fait souffrir ? L’association rappelle que le chat vit dans le présent, et que lorsque l’euthanasie est la meilleure issue, c’est un acte qui lui épargne des souffrances. Euthanasie du chat : ce qu’il faut savoir.


Les problèmes de santé les plus fréquents

Une grande étude britannique publiée en 2023 dans le Journal of Feline Medicine and Surgery, menée par le programme VetCompass du Royal Veterinary College, a analysé les dossiers de 18 249 chats tirés au sort parmi plus de 1,2 million de chats suivis en clinique en 2019. Les diagnostics les plus fréquents :

Le troublePart des chats concernés en un an
Maladie parodontale, celle des gencives et des tissus autour des dents15,2 %
Obésité11,6 %
Autre maladie dentaire8,2 %
Griffes trop longues5,2 %
Puces5,1 %
Souffle cardiaque4,4 %

En regroupant les diagnostics, les troubles dentaires touchaient 21,2 % des chats. L’âge change le tableau : les chats de moins de 8 ans étaient plus souvent vus pour des abcès de morsure, des puces ou des accidents de la route ; les chats de 8 ans et plus, pour des boiteries, des cystites et des maladies dentaires. Les mâles avaient plus souvent une maladie parodontale, un accident de la route ou une obésité ; les femelles, une hyperthyroïdie, entre autres. Les auteurs soulignent que deux des troubles les plus fréquents, l’obésité et les maladies dentaires, peuvent souvent être prévenus.


Combien de temps vit un chat ?

Une autre étude VetCompass, publiée en 2024, a construit des tables de mortalité à partir de 7 936 décès de chats suivis en clinique au Royaume-Uni. L’espérance de vie à la naissance y était de 11,74 ans en moyenne : 12,51 ans pour les femelles, 11,18 ans pour les mâles. Parmi les douze races analysées, croisés compris, le Burmese et le Sacré de Birmanie vivaient le plus longtemps, un peu plus de 14 ans, et le Sphynx le moins longtemps, 6,68 ans. Trois facteurs étaient liés à une vie plus courte : ne pas être stérilisé, être de race, et avoir un poids qui n’est pas idéal. Ce sont des moyennes : beaucoup de chats vivent bien plus longtemps.


Le chat et le vétérinaire

Des chats moins suivis que les chiens

Les lignes directrices 2021 de l’AAHA et de l’AAFP recommandent au minimum un examen par an pour tout chat. Elles notent pourtant que les chats restent moins suivis que les chiens : en 2006, aux États-Unis, les chiens allaient chez le vétérinaire 2,3 fois par an, les chats 1,1 fois. Beaucoup de propriétaires pensent que leur chat n’a pas besoin de soins médicaux, une idée que ces lignes directrices qualifient d’erreur. Or le chat masque sa douleur, et les maladies du chat âgé commencent souvent sans bruit.

Une visite souvent stressante

Les lignes directrices de 2022 de l’AAFP et de l’ISFM sur la manipulation des chats en clinique citent une enquête auprès de plus de 1 000 propriétaires : pour la plupart des chats, 88,7 %, le bien-être était altéré à toutes les étapes de la visite, avant, pendant et après. Une autre enquête y est citée : le trajet, la salle d’attente et l’examen étaient les moments les plus stressants, et un tiers des propriétaires disaient que voir leur chat stressé les décourageait de l’emmener.

Ce que vous pouvez faire

Les mêmes lignes directrices donnent des repères aux propriétaires :

  • habituer le chat à sa caisse de transport par un apprentissage positif, avant la visite, est la meilleure méthode ;
  • à défaut, préparer la caisse et la voiture avec des phéromones de synthèse 15 minutes avant, et garder la caisse couverte et stable pendant le trajet ;
  • placer la caisse sur le plancher, derrière les sièges avant, comme le recommande une organisation américaine de sécurité citée par les lignes directrices ;
  • apporter un ou plusieurs objets que le chat aime, et prévoir assez de temps pour le trajet, afin de rester calme soi-même.

Les lignes directrices notent aussi qu’en clinique, beaucoup de chats préfèrent rester dans la moitié inférieure de leur caisse : une caisse dont le dessus s’enlève facilite l’examen. Voyez notre page sur les phéromones pour chat.


Reconnaître la douleur

Le chat cache sa douleur, et les vétérinaires utilisent des grilles d’évaluation pour la repérer, dont certaines s’appuient sur l’expression du visage, comme la Feline Grimace Scale. Des outils pour les propriétaires se développent aussi : une étude thaïlandaise publiée en 2025 a validé, sur 130 chats, une grille remplie par les propriétaires, dont les résultats concordaient bien avec trois grilles vétérinaires. À la maison, International Cat Care conseille de guetter un chat qui se cache, bouge moins, saute moins, mange moins ou se toilette moins bien. Au moindre doute, parlez-en au vétérinaire.


Faut-il assurer son chat

Une assurance aide à faire face à une facture imprévue. Avant de souscrire, comparez le taux de remboursement, le plafond annuel, la franchise, le délai de carence, et surtout la liste des exclusions, en particulier pour les maladies déjà présentes et l’âge à la souscription. Comment choisir une assurance pour chat.


Questions fréquentes

Quand faut-il emmener son chat en urgence ?

Une respiration difficile ou bouche ouverte, un chat qui essaie d’uriner sans y parvenir, une chute de hauteur, un contact avec un poison, une paralysie brutale des pattes arrière. Appelez tout de suite.

Mon chat ne mange plus depuis un jour, est-ce grave ?

Cats Protection conseille d’appeler le vétérinaire après plus de 24 heures sans manger. Au-delà de quelques jours, le chat risque une lipidose hépatique, une maladie du foie potentiellement mortelle.

Quelles plantes sont dangereuses pour les chats ?

Le lys avant tout : toutes ses parties, pollen compris, peuvent provoquer une insuffisance rénale mortelle. Beaucoup d’autres plantes sont toxiques : consultez notre liste avant d’en acheter.

Mon chat boit beaucoup plus qu’avant, pourquoi ?

Parmi les causes à rechercher : la maladie rénale chronique, l’hyperthyroïdie et le diabète. Toutes se traitent mieux quand elles sont repérées tôt : consultez rapidement.

À partir de quel âge un chat est-il âgé ?

Après 10 ans, selon les lignes directrices AAHA et AAFP, qui recommandent alors une visite au moins tous les six mois.

Quelle est l’espérance de vie d’un chat ?

Au Royaume-Uni, 11,74 ans en moyenne selon une étude VetCompass de 2024 : 12,51 ans pour les femelles, 11,18 ans pour les mâles. Stérilisation et poids de forme sont associés à une vie plus longue.

Quelle est la maladie la plus fréquente chez le chat ?

La maladie parodontale, qui touchait 15,2 % des chats en un an dans une étude britannique de 2023, devant l’obésité, 11,6 %. Les deux peuvent souvent être prévenues.

Comment rendre la visite chez le vétérinaire moins stressante ?

En habituant le chat à sa caisse de transport. À défaut : caisse couverte et stable, phéromones de synthèse un quart d’heure avant, objets familiers, et assez de temps pour rester calme.

Combien de fois par an emmener son chat chez le vétérinaire ?

Au moins une fois par an, et au moins tous les six mois après 10 ans.

Ce que vous allez trouver10 sections
  1. Le tri : urgence, consultation, surveillance
  2. Poisons domestiques
  3. La prévention
  4. Le chat qui vieillit
  5. Les problèmes de santé les plus fréquents
  6. Combien de temps vit un chat ?
  7. Le chat et le vétérinaire
  8. Reconnaître la douleur
  9. Faut-il assurer son chat
  10. Questions fréquentes

Et les 29 articles du pôle, en bas de page ↓

Tout le pôle

Les 29 articles santé du chat

29 articles

Sources (20)
  1. International Cat Care — Feline lower urinary tract disease (FLUTD) (nouvel onglet)
  2. International Cat Care — Cardiomyopathy (heart disease) in cats (nouvel onglet)
  3. Cats Protection — Heatstroke in cats (nouvel onglet)
  4. International Cat Care — High-rise cats (nouvel onglet)
  5. International Cat Care — Cats and poisons (nouvel onglet)
  6. International Cat Care — Lily poisoning in cats (nouvel onglet)
  7. Cats Protection — How long can cats go without food? (nouvel onglet)
  8. Cats Protection — Vomiting in cats (nouvel onglet)
  9. International Cat Care — How to spot signs of pain in cats, 2026 (nouvel onglet)
  10. ASPCA — People foods to avoid feeding your pets (nouvel onglet)
  11. International Cat Care — Vaccinating your cat (nouvel onglet)
  12. International Cat Care — Worming your cat (nouvel onglet)
  13. Cats Protection — Neutering your cat (nouvel onglet)
  14. AAHA et AAFP — 2021 Feline Life Stage Guidelines (PDF) (nouvel onglet)
  15. International Cat Care — Arthritis in cats (nouvel onglet)
  16. International Cat Care — Quality of Life Assessment (nouvel onglet)
  17. O’Neill et al., Commonly diagnosed disorders in domestic cats in the UK and their associations with sex and age, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2023 (PMC) (nouvel onglet)
  18. Teng et al., Life tables of annual life expectancy and risk factors for mortality in cats in the UK, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2024 (PMC) (nouvel onglet)
  19. Rodan et al., 2022 AAFP/ISFM Cat Friendly Veterinary Interaction Guidelines: Approach and Handling Techniques, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2022 (PMC) (nouvel onglet)
  20. Rojsiripornchai et al., Development and Validation of an Owner-Assessed Feline Acute Pain Scale, Animals, 2025 (PMC) (nouvel onglet)