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Maladies du chat : les plus fréquentes, à chaque âge, et les signes qui doivent alerter

Publié le 29 septembre 2019

chat problème de santé
Chat problème de santé
Ce que vous allez trouver12 sections
  1. En bref : les maladies du chat, âge par âge
  2. Ce que disent les études
  3. Quelles sont les maladies mortelles du chat ?
  4. Les maladies infectieuses
  5. Les maladies du chaton
  6. Les maladies les plus courantes chez l’adulte
  7. Les maladies du chat âgé
  8. Les maladies du chat transmissibles à l’humain
  9. Les signes qui doivent alerter
  10. Prévenir plutôt que guérir
  11. Les erreurs fréquentes
  12. Questions fréquentes

Les maladies les plus fréquentes chez le chat ne sont pas forcément celles qu’on imagine. Dans une grande étude de cliniques vétérinaires anglaises, les trois diagnostics les plus courants étaient la maladie des gencives, les puces et l’obésité. Les maladies infectieuses graves, typhus, leucose, coryza, restent redoutables chez le chaton et le chat non vacciné. Et avec l’âge viennent les maladies chroniques : reins, thyroïde, diabète, arthrose. Beaucoup commencent sans bruit, car le chat cache sa douleur : c’est pourquoi un bilan régulier chez le vétérinaire compte autant que le vaccin.

Ce contenu est donné à titre informatif. Il ne remplace pas la visite et l’avis d’un vétérinaire.

En bref : les maladies du chat, âge par âge

L’âgeLes maladies à connaîtreCe qui aide
ChatonTyphus, coryza, leucose, PIFVaccins, éviter les grands groupes de chats
AdulteMaladie des gencives, puces, obésité, blessures, cystiteSoins dentaires, antiparasitaires, poids surveillé
Chat qui sortFIV, blessuresStérilisation, identification
SeniorReins, hyperthyroïdie, diabète, arthrose, dentsBilans réguliers, prise de sang, tension

Ce que disent les études

Les diagnostics les plus fréquents

Une étude de 2014 a passé en revue les dossiers de 3 584 chats tirés au sort parmi plus de 142 000 suivis par 91 cliniques anglaises. Les diagnostics les plus fréquents étaient :

  1. la maladie parodontale, une atteinte des gencives et des tissus qui tiennent les dents : 13,9 % des chats ;
  2. les puces : 8,0 % ;
  3. l’obésité : 6,7 %.

Par grands groupes, les problèmes dentaires venaient en tête (15,1 %), devant les blessures (12,9 %) et les maladies de peau (10,4 %).

Les causes de décès

Une autre étude, sur 4 009 chats décédés suivis par 90 cliniques anglaises, a trouvé comme causes de mort les plus fréquentes, à tous âges, les traumatismes (12,2 %), les maladies des reins (12,1 %), des maladies non précisées (11,2 %), les cancers (10,8 %) et les masses (10,2 %). L’âge médian au décès était de 14 ans. Les chats croisés vivaient plus longtemps que les chats de race, et, parmi les chats morts après 5 ans, être stérilisé était associé à une vie plus longue.

Chez le chat qui vieillit

Une étude publiée en 2026 a suivi 209 chats à partir de l’âge mûr, avec un examen vétérinaire tous les six mois pendant jusqu’à sept ans. Au fil du suivi, 84 % ont eu une maladie dentaire, 82 % une anomalie à l’examen des articulations et des os, et 59 % un souffle au cœur. Presque tous, 96 %, ont développé au moins une anomalie, et 84 % au moins deux. Voyez notre page sur le vieux chat.

Quelles sont les maladies mortelles du chat ?

La question revient souvent, et la réponse dépend beaucoup de l’âge. L’étude anglaise de 2015 sur les chats décédés a comparé les causes de mort avant et après 5 ans :

Chats morts avant 5 ansChats morts à 5 ans ou plus
Traumatismes : 47,3 %Maladies des reins : 13,6 %
Maladies virales : 6,6 %Maladies non précisées : 12,6 %
Maladies respiratoires : 4,5 %Cancers : 12,3 %
Maladies des reins : 3,9 %Masses : 11,6 %

Chez le jeune chat, la première cause de mort n’est donc pas une maladie, mais un accident : sur l’ensemble des chats morts de traumatismes, 60 % l’ont été à la suite d’un accident de la route. Viennent ensuite les maladies virales, parmi lesquelles le typhus, la leucose et la PIF, décrits plus bas. Chez le chat plus âgé, les maladies des reins arrivent en tête, suivies des cancers et des masses. L’âge médian au décès était de 3 ans pour les traumatismes, contre 15,1 ans pour les maladies rénales.

Ces chiffres viennent de cliniques anglaises et reflètent les causes notées par les vétérinaires dans les dossiers. Ils montrent surtout ce qui peut se prévenir : la vaccination contre les virus les plus graves, et le dépistage régulier des maladies des reins chez le chat qui vieillit.

Les maladies infectieuses

Le coryza

Le coryza, que les anglophones appellent « grippe du chat », est une infection des voies respiratoires très fréquente. International Cat Care explique que plus de 90 % des cas sont dus à l’un des deux virus du coryza, l’herpèsvirus et le calicivirus, ou aux deux, souvent compliqués d’infections bactériennes. L’herpèsvirus touche surtout les yeux, avec conjonctivite et ulcères de la cornée, et la gorge ; le calicivirus provoque plus souvent des ulcères de la langue. Les chats vivant en groupe, les chats âgés, immunodéprimés ou stressés risquent des formes plus graves. Les virus se transmettent par contact direct, par un chat porteur, ou par les objets : ils peuvent survivre de deux jours, pour l’herpèsvirus, à dix jours, pour le calicivirus. Voyez notre page sur le coryza.

Le typhus

Le typhus du chat, ou panleucopénie, est dû au parvovirus félin. International Cat Care le décrit comme une grande menace là où vivent beaucoup de chats non vaccinés : il est souvent mortel, surtout chez le chaton non vacciné. Le virus survit jusqu’à plusieurs années dans l’environnement et résiste à beaucoup de désinfectants ; il se transmet par contact avec un chat infecté ou avec ce qu’il a touché, gamelles, brosses, couchage, et un chien peut le transporter. Il n’existe pas de traitement spécifique : le chat est isolé et soigné intensivement. La vaccination est la prévention. Un chat qui guérit peut ensuite vivre normalement.

La leucose féline (FeLV)

Le virus de la leucose féline se transmet surtout par la salive, lors de contacts prolongés, toilettage mutuel, gamelles et litières partagées, mais aussi par morsure et de la mère aux chatons. Un chat infecté de façon permanente risque fortement de développer une maladie liée au virus : anémie, baisse des défenses immunitaires, cancers. International Cat Care rapporte qu’on estime que 80 à 90 % des chats infectés meurent dans les trois à quatre ans suivant le diagnostic. Il n’existe pas de traitement curatif. Les jeunes chats sont les plus sensibles ; des vaccins et des tests sanguins simples ont beaucoup réduit la fréquence de l’infection.

Le FIV, ou « sida du chat »

Le virus de l’immunodéficience féline se transmet surtout par morsure, et un chat infecté le reste à vie. Après une période qui peut durer des années, il affaiblit les défenses immunitaires : infections à répétition, inflammation des gencives et de la bouche, troubles respiratoires, oculaires ou digestifs. International Cat Care précise qu’il est plus fréquent chez les chats qui sortent, environ deux fois plus chez les mâles, et là où beaucoup de chats non stérilisés se battent. Il ne se transmet ni à l’humain ni aux autres animaux. Beaucoup de chats infectés vivent longtemps et bien, et chez certains le virus ne provoque jamais de maladie. La stérilisation réduit les bagarres, et donc la transmission.

La péritonite infectieuse féline (PIF)

La PIF est due au coronavirus félin, très répandu : la plupart des chats infectés n’ont aucun signe ou une diarrhée passagère, mais chez quelques-uns le virus mute et, selon la réaction de leur système immunitaire, la maladie se déclare. International Cat Care indique qu’environ 80 % des cas sont diagnostiqués chez des chats de moins de 2 ans, et que les chats de race et ceux qui vivent en groupe sont plus exposés. Elle a longtemps été mortelle ; depuis quelques années, des antiviraux permettent de guérir la plupart des chats, plus de 85 % selon les études citées par l’association. Le diagnostic reste difficile et relève du vétérinaire.

Les vaccins

Les lignes directrices de 2020 des associations vétérinaires américaines AAHA et AAFP classent comme vaccins essentiels ceux contre l’herpèsvirus et le calicivirus, les deux virus du coryza, contre le parvovirus du typhus, contre la rage là où la loi l’exige ou où le virus circule, et contre la leucose pour les chats de moins d’un an. Au-delà d’un an, le vaccin contre la leucose devient optionnel, selon le mode de vie. Le protocole se décide avec le vétérinaire : voyez notre page sur les vaccins.

Les maladies du chaton

Le chaton a ses propres risques, en plus des maladies infectieuses décrites ci-dessus.

  • Les vers : International Cat Care explique que les ascaris sont particulièrement fréquents chez le chaton, car ils peuvent lui être transmis par le lait de sa mère. La plupart des chats infestés ne montrent aucun signe, mais beaucoup de vers peuvent provoquer amaigrissement, vomissements, diarrhée, démangeaisons autour de l’anus et retard de croissance. Et les vers peuvent se transmettre à l’humain : un traitement régulier du chaton est indispensable, selon le rythme fixé par le vétérinaire.
  • Les puces : chez un jeune chaton, elles peuvent provoquer faiblesse, anémie et même la mort, prévient International Cat Care, qui rappelle aussi qu’un chaton peut être trop jeune pour certains antiparasitaires.
  • La gale des oreilles : l’ESCCAP note que l’acarien Otodectes cynotis, principale cause d’otite externe chez le chat, se voit plus souvent chez les chatons, avec un cérumen brun abondant.
  • La PIF : environ 80 % des cas sont diagnostiqués avant 2 ans.
  • Le typhus : souvent mortel chez le chaton non vacciné.

International Cat Care conseille de demander, en adoptant un chaton, quels vermifuges, antiparasitaires et vaccins il a déjà reçus, et recommande des visites mensuelles chez le vétérinaire pendant les premiers mois, pour suivre sa santé et l’habituer au transport et à la clinique.

Les maladies les plus courantes chez l’adulte

Les dents et les gencives

International Cat Care rappelle que la maladie dentaire devient plus fréquente et plus sévère avec l’âge. La plaque dentaire se transforme en tartre, que le brossage ne peut plus retirer : il faut un détartrage sous anesthésie. L’inflammation des gencives est extrêmement fréquente, à tous les âges. Les lésions de résorption dentaire, des érosions très douloureuses, toucheraient plus de 70 % des chats de plus de cinq ans. Et beaucoup de chats cachent leur douleur : un chat peut ne montrer aucun signe malgré une maladie dentaire sévère. Voyez notre page sur la mauvaise haleine.

Les parasites

Les puces arrivent au deuxième rang des diagnostics de l’étude de 2014. Cats Protection rappelle que deux types de vers intestinaux sont fréquents chez le chat, le ténia et l’ascaris, et qu’un chat peut en attraper en avalant des puces porteuses de larves, même sans sortir. Le rythme des traitements antiparasitaires dépend de son mode de vie et se décide avec le vétérinaire. Voyez nos pages sur le ténia et sur la gale.

L’obésité

L’obésité favorise ou aggrave beaucoup de maladies, rappelle International Cat Care. Les chats stérilisés prennent du poids plus facilement, car leur métabolisme baisse d’environ 20 % ; les chats peu actifs, comme les chats d’intérieur, et ceux qui ont entre 2 et 10 ans sont aussi plus exposés. L’association prévient : ne réduisez pas brutalement la ration sans en parler au vétérinaire, car une restriction soudaine peut rendre un chat malade.

La cystite

La cystite idiopathique féline est une inflammation de la vessie, très douloureuse, de cause inconnue, dans laquelle le stress joue un rôle important. International Cat Care précise qu’il ne s’agit pas d’une infection bactérienne, et que les antibiotiques n’ont pas leur place. Les signes : efforts pour uriner, envies fréquentes et petites quantités, sang dans les urines, pipi hors du bac, léchage du ventre. Un chat, surtout un mâle, qui force sans parvenir à uriner doit être vu en urgence : son urètre, plus étroit, peut se boucher, ce qui met sa vie en danger. Voyez notre page sur le stress du chat.

Les maladies du chat âgé

L’insuffisance rénale chronique

La maladie rénale chronique est irréversible, mais un traitement peut ralentir sa progression et préserver une bonne qualité de vie. International Cat Care estime qu’entre 20 et 50 % des chats de plus de 15 ans en présentent un certain degré. Les signes sont souvent discrets : le chat boit et urine davantage, parce que ses reins ne concentrent plus l’urine. Les deux tiers aux trois quarts du tissu rénal doivent déjà être perdus avant que les signes n’apparaissent. D’où l’intérêt d’un dépistage régulier chez le chat mûr et âgé : analyses de sang et d’urine, tension artérielle, poids. Voyez notre page sur le chat qui boit beaucoup.

L’hyperthyroïdie

L’hyperthyroïdie vient d’une glande thyroïde qui grossit et produit trop d’hormone. International Cat Care la décrit comme fréquente chez le chat d’âge moyen et âgé, rare avant 7 ans, et touchant autant les mâles que les femelles. Le chat hyperthyroïdien maigrit souvent malgré un appétit augmenté. La maladie peut entraîner de l’hypertension, et s’associe souvent à la maladie rénale, car les deux sont fréquentes chez le chat âgé.

Le diabète

Le diabète est l’une des maladies hormonales les plus fréquentes chez le chat. International Cat Care précise qu’il ressemble au diabète de type 2 de l’humain, qu’il touche surtout les chats d’âge moyen et âgés, plus souvent les mâles, et bien plus souvent les chats stérilisés et en surpoids. Il peut en général être diagnostiqué et bien géré, et beaucoup de chats diabétiques vivent heureux. Des vomissements, une diarrhée, un refus de manger ou un effondrement chez un chat diabétique sont une urgence.

Les articulations

L’étude de 2026 sur le chat vieillissant relevait une anomalie à l’examen des articulations et des os chez 82 % des chats suivis. Voyez notre page sur l’arthrose, qui en décrit les signes.

Les maladies du chat transmissibles à l’humain

Beaucoup de personnes qui cherchent « la maladie du chat » pensent en réalité à une maladie humaine liée au chat. Voici les principales, et les gestes simples qui protègent.

La maladie des griffes du chat

C’est souvent elle qu’on appelle « la maladie du chat ». L’encyclopédie Wikipédia la décrit comme une infection bactérienne, due surtout à Bartonella henselae, transmise principalement par la griffure d’un chat. Elle touche surtout les enfants. Une petite papule apparaît d’abord au point de griffure, puis, quelques semaines plus tard, un ganglion grossit. Le chat, lui, s’infecte par ses puces : International Cat Care rappelle que les puces jouent un rôle important dans la transmission de la maladie entre chats et humains. Lutter contre les puces protège donc aussi la famille. En cas de doute après une griffure, parlez-en à votre médecin.

La toxoplasmose

L’Assurance Maladie rappelle que la prévention est indispensable pour les femmes enceintes qui n’ont jamais eu la toxoplasmose, et pour les personnes immunodéprimées non immunisées. Pour elles, elle conseille de laver le bac à litière chaque jour avec de l’eau très chaude, à plus de 70 °C, avec des gants, ou le confier à une autre personne pendant la grossesse ; l’eau de Javel n’est pas plus efficace. L’Assurance Maladie précise qu’un chat qui ne sort pas et mange uniquement des conserves ou des croquettes n’est pas exposé, et que ces mesures sont alors inutiles. Elle conseille aussi des gants pour jardiner, et de se laver les mains après avoir caressé des animaux ou changé la litière.

Les vers et certaines gales

International Cat Care rappelle que les vers du chat peuvent se transmettre à l’humain, d’où l’intérêt des traitements réguliers. L’ESCCAP signale aussi un risque de transmission à l’humain pour la gale notoédrique du chat et pour les acariens Cheyletiella. En revanche, le FIV, le « sida du chat », ne se transmet pas à l’humain.

La rage

La France est officiellement indemne de rage depuis novembre 2001, rappelle le ministère de l’Agriculture ; le dernier cas y avait été détecté sur un renard en décembre 1998. Les règles d’entrée restent strictes : un chat qui arrive en France doit être identifié, vacciné contre la rage et, selon le pays de provenance, avoir eu un titrage des anticorps. Le ministère rappelle que la rage tue encore jusqu’à 60 000 personnes par an dans le monde.

Les signes qui doivent alerter

Consultez rapidement si votre chat :

  • force pour uriner sans résultat, surtout un mâle : c’est une urgence ;
  • boit et urine davantage : reins, diabète, entre autres causes ;
  • maigrit, même en mangeant bien, voire plus que d’habitude : c’est un signe fréquent d’hyperthyroïdie ;
  • ne mange plus, ou mange avec difficulté, bave, se frotte la bouche ;
  • éternue, a le nez ou les yeux qui coulent, ne mange plus ;
  • vomit ou a la diarrhée de façon répétée, surtout s’il est jeune ou non vacciné ;
  • change de comportement : se cache, fait ses besoins hors du bac, devient agressif.

Lire la douleur sur son visage

Le chat cache sa douleur, mais son visage peut la trahir. Des chercheurs ont mis au point en 2019 une grille d’évaluation, la Feline Grimace Scale, validée pour repérer une douleur aiguë. Elle observe cinq éléments : la position des oreilles, le plissement des yeux, la tension du museau, la position des moustaches et celle de la tête. Chez les chats douloureux de l’étude, les scores étaient plus élevés, et ils baissaient après un traitement contre la douleur. C’est un outil conçu pour les vétérinaires, mais il aide à comprendre ce qu’il faut regarder : des oreilles écartées et tournées vers l’extérieur, des yeux plissés, un museau aplati et étiré, des moustaches pointées vers l’avant, comme hérissées, et une tête plus basse que la ligne des épaules doivent faire penser à une douleur.

Voyez aussi notre page sur le chat qui ne mange plus.

Prévenir plutôt que guérir

  • Vaccinez selon le protocole de votre vétérinaire.
  • Traitez contre les parasites au rythme adapté à son mode de vie.
  • Faites stériliser votre chat : moins de bagarres, et une vie plus longue dans l’étude de 2015.
  • Surveillez son poids et proposez-lui des jeux actifs.
  • Faites-lui passer un bilan régulier, plus fréquent en vieillissant : International Cat Care recommande, pour la maladie rénale, une à deux visites par an, avec analyses d’urine, tension et poids chez le chat âgé.
  • Regardez sa bouche : gencives rouges, tartre, mauvaise haleine.

Les erreurs fréquentes

  • Attendre qu’il « ait l’air malade » : le chat cache sa douleur.
  • Ne pas vacciner un chat d’intérieur : le typhus survit longtemps et voyage sur les objets.
  • Mettre au régime brutalement un chat en surpoids.
  • Donner un antibiotique pour une cystite sans avis vétérinaire.
  • Prendre la soif pour un simple effet de l’âge.

Questions fréquentes

Quelles sont les maladies les plus fréquentes chez le chat ?

Dans une étude de 2014 sur 3 584 chats suivis en clinique en Angleterre, la maladie des gencives venait en tête, devant les puces et l’obésité. Par grands groupes : problèmes dentaires, blessures et maladies de peau.

Quelles maladies touchent le chat âgé ?

La maladie rénale chronique, l’hyperthyroïdie, le diabète, l’arthrose et les maladies dentaires. International Cat Care estime qu’entre 20 et 50 % des chats de plus de 15 ans ont un certain degré de maladie rénale.

Quelles sont les maladies mortelles du chat ?

Selon une étude anglaise de 2015, avant 5 ans, la première cause de mort est l’accident, loin devant les maladies virales comme le typhus, la leucose ou la PIF ; à partir de 5 ans, ce sont les maladies des reins, puis les cancers. La vaccination et le dépistage régulier réduisent une partie de ces risques.

Quelles maladies touchent le chaton ?

Surtout les maladies infectieuses, typhus, coryza, leucose, et la PIF, dont environ 80 % des cas surviennent avant 2 ans. Les vers, transmis par le lait maternel, les puces, qui peuvent provoquer une anémie grave, et la gale des oreilles sont aussi fréquents.

Quelle maladie le chat peut-il transmettre à l’humain ?

La maladie des griffes du chat, due à une bactérie que le chat attrape par ses puces, la toxoplasmose, surtout à craindre pendant la grossesse, certains vers et certaines gales. Des gestes simples protègent : antiparasitaires réguliers, hygiène des mains, litière changée chaque jour avec des gants pour les personnes à risque.

Comment savoir si mon chat a mal ?

Regardez son comportement et son visage. La Feline Grimace Scale, validée en 2019, repère la douleur aiguë à cinq signes : oreilles, yeux plissés, museau tendu, moustaches, position de la tête. Au moindre doute, consultez.

Le FIV se transmet-il à l’humain ?

Non. International Cat Care précise que le FIV ne touche que le chat, et ne se transmet ni à l’humain ni aux autres animaux. Chez le chat, il se transmet surtout par morsure.

La PIF est-elle toujours mortelle ?

Plus aujourd’hui. Longtemps mortelle, elle se soigne désormais chez la plupart des chats grâce à des antiviraux, plus de 85 % de guérisons selon les études citées par International Cat Care.

Quels vaccins sont essentiels pour un chat ?

Pour les vétérinaires américains AAHA et AAFP : coryza (herpèsvirus et calicivirus), typhus, rage là où elle est exigée ou présente, et leucose pour les chats de moins d’un an. Le protocole se décide avec votre vétérinaire.

Un chat d’intérieur peut-il tomber malade ?

Oui. Le parvovirus du typhus survit longtemps dans l’environnement et peut être rapporté sur des objets, et l’obésité est plus fréquente chez les chats peu actifs, comme les chats d’intérieur.

Sources (23)
  1. O’Neill et al., Prevalence of disorders recorded in cats attending primary-care veterinary practices in England, Veterinary Journal, 2014 (Europe PMC) (nouvel onglet)
  2. O’Neill et al., Longevity and mortality of cats attending primary care veterinary practices in England, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2015 (PMC) (nouvel onglet)
  3. Patterns of morbidity, multimorbidity, and mortality in aging cats: findings from seven years of the Cat Prospective Ageing and Welfare Study, Frontiers in Veterinary Science, 2026 (PMC) (nouvel onglet)
  4. Stone et al., 2020 AAHA/AAFP Feline Vaccination Guidelines, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2020 (PMC) (nouvel onglet)
  5. International Cat Care — Cat flu (upper respiratory infection) (nouvel onglet)
  6. International Cat Care — Feline infectious enteritis (feline parvovirus, panleukopenia virus) (nouvel onglet)
  7. International Cat Care — Feline leukaemia virus (FeLV) (nouvel onglet)
  8. International Cat Care — Feline immunodeficiency virus (FIV) (nouvel onglet)
  9. International Cat Care — Feline infectious peritonitis (FIP) (nouvel onglet)
  10. International Cat Care — Dental disease in cats (nouvel onglet)
  11. International Cat Care — Chronic kidney disease (CKD) in cats (nouvel onglet)
  12. International Cat Care — Hyperthyroidism in cats (nouvel onglet)
  13. International Cat Care — Diabetes mellitus in cats (nouvel onglet)
  14. International Cat Care — Feline idiopathic cystitis (FIC) in cats (nouvel onglet)
  15. International Cat Care — Obesity in cats (nouvel onglet)
  16. Cats Protection — Do indoor cats need flea and worm treatment?, 2026 (nouvel onglet)
  17. International Cat Care — Kitten booklet (PDF, 2024) (nouvel onglet)
  18. International Cat Care — Fleas and flea control in cats (nouvel onglet)
  19. ESCCAP — Guide modulaire 3, Lutte contre les arthropodes parasites du chien et du chat, 2020 (PDF) (nouvel onglet)
  20. Wikipédia — Maladie des griffes du chat (nouvel onglet)
  21. Assurance Maladie (ameli.fr) — Toxoplasmose : gestes de prévention (nouvel onglet)
  22. Ministère de l’Agriculture — Questions-réponses pour tout savoir sur la rage (nouvel onglet)
  23. Evangelista et al., Facial expressions of pain in cats: the development and validation of a Feline Grimace Scale, Scientific Reports, 2019 (Europe PMC) (nouvel onglet)

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