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Chat qui éternue : un éternuement isolé n’est rien, mais pas un nez qui coule en vert ou en sang

Publié le 29 novembre 2019

chat qui éternue
Chat qui éternue
Ce que vous allez trouver22 sections
  1. En bref : quand s’inquiéter ?
  2. Les causes possibles
  3. Le nez qui coule : ce que dit l’écoulement
  4. Le sang dans les éternuements
  5. Ce que fera le vétérinaire
  6. Le coryza en quelques mots
  7. Soulager un chat qui éternue
  8. Quand consulter : le récapitulatif
  9. Les irritants de la maison
  10. Nettoyer le nez de son chat, pas à pas
  11. Éternuer ou tousser ?
  12. Le chat qui éternue sur vous
  13. Après un vaccin
  14. Prévenir les éternuements
  15. Vivre avec une rhinite chronique
  16. Le chat immunodéprimé qui éternue souvent
  17. Deux vaccins à discuter
  18. Les allergies, plus rares qu’on ne le croit
  19. Les éternuements selon l’âge
  20. Les idées reçues
  21. Les erreurs fréquentes
  22. Questions fréquentes

Un chat peut éternuer comme nous. Cats Protection le rappelle : un éternuement de temps en temps n’a rien d’inquiétant, il vient sans doute d’une petite irritation du nez et passera tout seul. En revanche, s’il éternue régulièrement pendant plus de deux jours, ou si ses éternuements s’accompagnent d’un mucus épais, vert, brun, jaune ou sanglant, il faut en parler au vétérinaire. Les causes vont du coryza, le « rhume » du chat, aux problèmes de dents, en passant par un brin d’herbe coincé dans le nez. Et un nez qui saigne demande un avis vétérinaire rapide.

Ce contenu est donné à titre informatif. Il ne remplace pas la visite et l’avis d’un vétérinaire.

En bref : quand s’inquiéter ?

Ce que vous voyezQue faire
Un éternuement de temps en temps, chat en formeRien, ça passe seul
Éternuements réguliers depuis plus de deux joursLe vétérinaire
Mucus épais, vert, brun ou jauneLe vétérinaire
Sang dans le mucusLe vétérinaire rapidement
Crise d’éternuements soudaine, haut-le-cœurPeut-être un corps étranger : le vétérinaire, sans essayer de le retirer
Éternuements avec yeux qui coulent, fièvre, chat abattuPeut-être un coryza : le vétérinaire

Les causes possibles

Cats Protection en cite plusieurs :

Les infections respiratoires

Des infections virales, bactériennes, fongiques ou parasitaires peuvent toucher les voies respiratoires et faire éternuer. La plus fréquente est le coryza, dû surtout à l’herpèsvirus et au calicivirus félins : éternuements, écoulements du nez et des yeux, parfois fièvre et perte d’appétit. Voyez notre page sur le coryza du chat.

Les irritants

La poussière, la fumée, ou une odeur forte dans l’air, comme un parfum, peuvent faire éternuer un chat. Si les éternuements coïncident avec un produit ou un parfum, éloignez-le.

Les dents et les gencives

Une maladie des dents ou des gencives peut causer une douleur, ou propager une infection jusque dans le nez, explique Cats Protection. Les maladies dentaires sont très fréquentes : International Cat Care estime qu’elles touchent jusqu’à 85 % des chats de trois ans et plus. Voyez notre page sur l’hygiène bucco-dentaire du chat.

Les dents en détail

International Cat Care estime que jusqu’à 85 % des chats de trois ans et plus ont une forme de maladie dentaire. L’association décrit une progression : la gingivite, une inflammation des gencives très fréquente à tout âge, souvent réversible avec des soins réguliers ; puis la parodontite, une atteinte avancée plus fréquente chez le chat âgé, où les tissus qui tiennent la dent se dégradent, la racine se découvre, la dent devient mobile, et une infection, parfois avec du pus, s’installe. À ce stade, l’extraction est souvent la seule solution. C’est ainsi, explique Cats Protection, qu’une infection des dents ou des gencives peut gagner le nez et faire éternuer. Chez le chat âgé, International Cat Care cite parmi les signes d’une maladie dentaire la mauvaise haleine, la salivation, une mâchoire qui claque, un appétit réduit et le fait de se frotter la bouche avec la patte. Voyez notre page sur l’hygiène bucco-dentaire du chat.

Un corps étranger

Une crise d’éternuements soudaine, ou des haut-le-cœur, peuvent venir d’un objet coincé dans le nez ou la gorge ; les brins d’herbe sont une cause fréquente. N’essayez pas de le retirer vous-même, ni de faire éternuer le chat pour l’expulser : vous risqueriez d’aggraver les lésions. Le vétérinaire le retirera en sécurité.

Une grosseur dans le nez

Une grosseur à l’intérieur du nez peut faire éternuer, avec un mucus mêlé de sang.

Les chats à face plate

Chez les races brachycéphales, au nez très court, les voies respiratoires sont plus étroites. Une revue de 2025 sur le bien-être des chats de race au Royaume-Uni range l’aplatissement croissant de la face de ces chats parmi les préoccupations liées à la conformation. Le standard du persan au LOOF, dans sa version de 2024, refuse d’ailleurs les narines pincées et un nez trop enfoncé ; voyez notre fiche du persan. Si votre chat a la face plate et respire bruyamment, éternue souvent ou a les yeux qui coulent en permanence, parlez-en au vétérinaire.

Une allergie

Les éternuements d’origine allergique sont moins fréquents chez le chat que chez l’humain, précise Cats Protection, mais restent possibles.

Un polype dans l’arrière-nez

Le manuel Merck précise que ces polypes provoquent des signes respiratoires hauts : respiration plus bruyante, éternuements, écoulement nasal. Leur cause n’est pas claire, mais pourrait être liée à une inflammation de longue durée. Bénins, ils peuvent pourtant grossir au point de boucher l’arrière du nez : leur retrait chirurgical est alors conseillé, et s’il n’est pas complet, avec la tige du polype, ils repoussent souvent.

Le manuel vétérinaire Merck décrit les polypes nasopharyngés : des excroissances bénignes qui naissent en général dans l’oreille moyenne et s’étendent, par la trompe auditive, jusqu’à l’arrière du nez. Ils peuvent provoquer une respiration bruyante, des éternuements et un écoulement nasal. S’ils deviennent assez gros pour gêner le passage de l’air, le vétérinaire conseille de les retirer par chirurgie ; si le polype et son pédicule ne sont pas entièrement enlevés, il repousse souvent.

Une tumeur du nez, chez le chat âgé

Le manuel vétérinaire Merck rappelle que les tumeurs du nez et des sinus sont relativement rares chez le chat, beaucoup plus que chez le chien. Elles touchent plus souvent les mâles, avec un âge moyen au diagnostic de douze ans, et plus de 90 % d’entre elles sont malignes, surtout des carcinomes et des lymphomes. Le signe le plus fréquent est un écoulement nasal chronique, qui contient du mucus, du pus ou du sang ; il commence souvent d’un seul côté, puis devient bilatéral. S’y ajoutent parfois des éternuements par épisodes, des saignements de nez, des ronflements, une déformation de la face, un œil qui ressort, un larmoiement. Le diagnostic repose sur le scanner, plus précis que la radiographie, et sur une biopsie. Le manuel souligne qu’un diagnostic précoce améliore le pronostic des traitements, chirurgie, chimiothérapie ou radiothérapie. Un chat âgé qui éternue et dont le nez coule depuis des semaines, surtout d’un seul côté ou avec du sang, doit donc être examiné sans tarder.

Les autres agents infectieux

Le manuel Merck range plusieurs agents dans ce qu’il appelle le complexe respiratoire félin :

  • Chlamydia felis : conjonctivite, éternuements, écoulements des yeux, parfois fièvre ; plus rarement une pneumonie ;
  • les mycoplasmes : conjonctivite et inflammation du nez, avec un rôle secondaire ;
  • le virus de la péritonite infectieuse féline, qui peut donner des signes respiratoires légers, mais provoque surtout une maladie générale.

La bactérie Bordetella bronchiseptica peut aussi faire éternuer : les recommandations de l’ABCD décrivent des signes allant d’une maladie légère, avec fièvre, toux, éternuements et écoulements des yeux, jusqu’à une pneumonie grave. Elles notent que les chiens atteints de troubles respiratoires sont une source d’infection pour les chats, et que la bactérie est une cause rare d’infection chez l’humain.

Une infection par un champignon

Le manuel Merck cite le champignon Cryptococcus neoformans, relativement fréquent chez le chat, parmi les causes d’inflammation du nez et des sinus ; d’autres champignons sont plus rares. Une bosse sur l’arête du nez peut en être le signe. Un traitement antifongique est possible une fois le champignon identifié.

Le nez qui coule : ce que dit l’écoulement

L’inflammation du nez, ou rhinite, se traduit par un écoulement, des éternuements, un chat qui se frotte la face avec la patte, des ronflements, une respiration bouche ouverte ou difficile. L’écoulement est d’abord clair, puis peut devenir épais, comme du mucus, quand des bactéries s’ajoutent au virus. Des yeux qui coulent et une conjonctivite accompagnent souvent le problème. Quelques précisions utiles :

  • la cause la plus fréquente d’une rhinite brutale est une infection virale, le plus souvent l’herpèsvirus ou le calicivirus du coryza ;
  • une rhinite allergique peut être saisonnière, liée aux pollens, ou présente toute l’année, liée aux poussières et aux moisissures de la maison ;
  • une rhinite chronique suit souvent une infection virale aiguë sévère ; Merck reconnaît qu’elle est difficile à soigner et que les guérisons complètes sont rares ;
  • une infection par un champignon peut faire apparaître une bosse sur l’arête du nez ;
  • l’« éternuement inversé » est une inspiration courte et rapide, par laquelle le chat essaie de dégager son nez.

Du sang, une bosse sur le nez ou un chat qui respire bouche ouverte demandent le vétérinaire sans attendre.

Clair, épais, coloré : l’évolution de l’écoulement

Le manuel Merck décrit l’évolution typique d’une rhinite : l’écoulement est d’abord clair, puis devient muqueux quand une infection bactérienne s’ajoute. À propos de la rhinotrachéite, il précise que l’écoulement clair du nez et des yeux devient vite plus abondant, avec du mucus et du pus, et qu’à ce stade apparaissent l’abattement et la perte d’appétit. L’agitation ou le mouvement peuvent déclencher les éternuements. Les signes durent de cinq à dix jours dans les formes légères, et jusqu’à six semaines dans les formes sévères ; le pronostic est en général bon, sauf chez le jeune chaton et le chat âgé. Dans la rhinite chronique, les éternuements peuvent être fréquents, ou aller et venir.

Le sang dans les éternuements

Cats Protection cite plusieurs causes possibles : une grosseur ou une tumeur dans le nez, un objet coincé, ou une petite plaie à l’intérieur du nez, causée par des éternuements répétés. Dans tous les cas, si vous voyez du sang dans son mucus, parlez-en rapidement au vétérinaire.

Ce que fera le vétérinaire

Le manuel Merck explique que le diagnostic repose sur l’historique, l’examen, et, si besoin, des radiographies, un scanner, une rhinoscopie, c’est-à-dire l’examen de l’intérieur du nez avec une petite caméra, et une biopsie, tout en écartant les autres causes d’écoulement et d’éternuements. Il reconnaît que ces examens ne permettent pas toujours d’identifier la cause. Dans les cas légers ou récents, un traitement des signes peut suffire. Les cas sévères, chez le chaton comme chez l’adulte, peuvent demander une perfusion contre la déshydratation et une sonde d’alimentation pour maintenir le poids. Les antibiotiques ne sont prescrits qu’en cas d’infection bactérienne secondaire, avérée ou suspectée : le manuel rappelle qu’ils n’agissent pas sur les virus.

Les informations utiles

Pour aider le vétérinaire, notez :

  • depuis quand votre chat éternue, et si c’est continu ou par épisodes ;
  • l’aspect de l’écoulement : clair, épais, coloré, sanglant, d’un seul côté ou des deux ;
  • les autres signes : yeux qui coulent, fièvre, appétit, respiration bruyante ou bouche ouverte, bave, mauvaise haleine ;
  • son âge et ses vaccins ;
  • ce qui a changé : nouveau produit ménager, parfum, litière poussiéreuse, travaux, nouveau chat, contact avec un chien malade ;
  • s’il sort, et s’il a pu inhaler un brin d’herbe.

Le coryza en quelques mots

Chez un chat qui éternue en même temps qu’il a les yeux qui coulent, de la fièvre et moins d’appétit, le coryza est la cause la plus probable. Cats Protection rappelle qu’il n’existe pas de médicament qui le guérisse, mais que le vétérinaire peut en traiter les symptômes, qui s’améliorent souvent en une à deux semaines. Les chatons, les chats âgés et ceux dont l’immunité est affaiblie sont les plus exposés. Le vaccin ne l’empêche pas, mais protège des formes graves. Wikipedia ajoute que l’herpèsvirus reste caché à vie chez les chats porteurs, qui peuvent rechuter en période de stress. Voyez notre page sur les vaccins du chat.

Le chat n’attrape pas le rhume humain, et l’humain n’attrape pas le coryza, précise Cats Protection.

International Cat Care apporte quelques repères supplémentaires. Plus de 90 % des infections des voies respiratoires hautes du chat seraient dues à l’un des deux virus du coryza, ou aux deux. Les virus se transmettent par contact direct avec un chat malade, par un chat porteur qui les excrète sans être malade, ou par des objets contaminés, vêtements et gamelles, sur lesquels ils peuvent survivre de deux jours, pour l’herpèsvirus, à dix jours, pour le calicivirus. Les chats les plus exposés sont ceux qui vivent en groupe, en élevage, en refuge ou en colonie, les chats non vaccinés, les chatons, les chats âgés ou immunodéprimés, par exemple porteurs du FIV ou de la leucose, et les chats stressés. La plupart des chats guéris restent porteurs, et peuvent refaire de légers épisodes, surtout en période de stress. Pour tout savoir, voyez notre page complète sur le coryza.

Soulager un chat qui éternue

Pour un chat enrhumé, Cats Protection propose, en plus des soins du vétérinaire :

  • essuyer doucement les écoulements des yeux et du nez avec un coton humide ; voyez notre page sur les soins des yeux et des oreilles ;
  • le garder au chaud et au calme, dans un couchage douillet ;
  • l’encourager à manger, en tiédissant un peu sa nourriture ou en proposant un aliment odorant ; voyez notre page sur le chat qui ne mange plus ;
  • l’encourager à boire ;
  • l’installer dans une pièce chargée de vapeur, comme la salle de bains après une douche, pour dégager son nez, sous surveillance et sans l’y obliger.

Ne lui donnez jamais de médicament pour humain : International Cat Care rappelle que plusieurs médicaments humains courants sont toxiques pour le chat.

Ce que peut ajouter le vétérinaire

International Cat Care précise que les chats atteints d’une infection respiratoire ont probablement mal à la gorge et aux yeux, et doivent recevoir un traitement contre la douleur. Les recommandations de l’ABCD indiquent que des médicaments fluidifiants, ou une nébulisation au sérum physiologique, peuvent soulager un nez très bouché. Pour un chat qui ne mange plus, International Cat Care conseille des aliments mous et très odorants, légèrement tiédis, et, si cela ne suffit pas, une sonde d’alimentation, car une mauvaise alimentation ralentit la guérison.

Quand consulter : le récapitulatif

SituationDélai
Un éternuement isolé, chat en formePas de consultation
Éternuements réguliers depuis plus de deux joursRendez-vous chez le vétérinaire
Chaton qui éternueContacter le vétérinaire dès les premiers signes
Mucus coloré, épais, ou mêlé de sangRendez-vous rapide
Crise d’éternuements soudaine, haut-le-cœurRendez-vous rapide, sans tenter de retirer l’objet
Écoulement chronique d’un seul côté, chat âgéRendez-vous rapide
Respiration bouche ouverte, muqueuses bleutéesUrgence
Chat qui ne mange plus depuis trois joursUrgence

Les irritants de la maison

Wikipedia rappelle que l’odorat du chat est de neuf à seize fois plus puissant que le nôtre : il est très exposé à ce que nous répandons dans l’air. Parmi les produits toxiques pour le chat, International Cat Care cite les diffuseurs de parfum et les huiles essentielles, et, parmi les signes possibles d’une intoxication, les signes respiratoires : toux, éternuements, difficultés à respirer. Quelques gestes simples limitent l’exposition :

  • aérez après le ménage, et évitez de vaporiser des produits en présence du chat ;
  • rangez les huiles essentielles et les diffuseurs hors de sa portée, ou renoncez-y ;
  • choisissez une litière peu poussiéreuse, et versez-la doucement ;
  • ne fumez pas près de lui ;
  • passez l’aspirateur régulièrement, pour limiter la poussière.

Si les éternuements ont commencé après l’arrivée d’un nouveau produit, retirez-le et observez. S’ils s’accompagnent de toux, de difficultés à respirer ou d’autres signes, appelez le vétérinaire : International Cat Care rappelle que certaines substances ménagères sont dangereuses pour le chat.

Nettoyer le nez de son chat, pas à pas

International Cat Care et Cats Protection conseillent tous deux d’essuyer régulièrement les écoulements. Quelques conseils pratiques :

  1. Préparez des cotons ou des compresses et un bol d’eau tiède.
  2. Installez votre chat au calme, sur vos genoux ou enveloppé dans une serviette s’il se débat.
  3. Humidifiez un coton et essuyez doucement le pourtour des narines, sans enfoncer quoi que ce soit dans le nez.
  4. Prenez un nouveau coton pour chaque narine et pour chaque œil.
  5. Séchez délicatement, et récompensez votre chat.
  6. Lavez-vous les mains ensuite, surtout si vous avez d’autres chats.

N’appliquez aucun produit, crème ou gouttes sans avis vétérinaire. Si les croûtes sont épaisses ou si le nez saigne, montrez votre chat au vétérinaire.

Éternuer ou tousser ?

La toux est un autre signe, à ne pas confondre. Un chat qui tousse, ou qui semble avoir du mal à respirer, doit être vu par le vétérinaire. Voyez notre page sur le chat qui tousse.

Le manuel Merck décrit l’asthme félin, une bronchite allergique, qui touche surtout les jeunes chats et certaines races comme le siamois et l’himalayen : il provoque un essoufflement, une toux ou une respiration sifflante, par épisodes, et non des éternuements. Le manuel note qu’un asthme qui apparaît brutalement chez un chat âgé est très rare, et qu’une toux chronique chez un chat âgé vient souvent d’une pneumonie. Des muqueuses bleutées signalent un manque d’oxygène : c’est une urgence.

Cats Protection note aussi que l’« éternuement inversé », fréquent chez le chien, n’est pas un comportement habituel du chat.

Le chat qui éternue sur vous

Les causes habituelles des éternuements du chat, coryza compris, ne se transmettent pas à l’humain, rappelle Cats Protection. Quelques maladies du chat qui font éternuer sont transmissibles, mais c’est très rare. Si un chat, surtout inconnu, vous éternue dessus, lavez la zone à l’eau et au savon, et consultez un médecin si vous vous sentez malade.

Après un vaccin

Il arrive qu’un chat éternue quelques jours après une vaccination. International Cat Care rappelle que les effets indésirables des vaccins sont très rares, le plus souvent une fatigue, un appétit diminué ou une sensibilité au point d’injection pendant quelques jours, et cite, parmi les effets plus marqués possibles, des signes d’infection des voies respiratoires. Si les éternuements durent, s’aggravent ou s’accompagnent de fièvre, parlez-en au vétérinaire. Voyez notre page sur les vaccins du chat.

Prévenir les éternuements

  • Vaccinez votre chat contre le coryza : International Cat Care classe ce vaccin parmi les vaccins essentiels, même pour un chat d’intérieur.
  • Limitez les irritants : parfums d’ambiance, huiles essentielles, fumée, litière poussiéreuse.
  • Soignez ses dents, avec un contrôle chez le vétérinaire et des soins à la maison si possible.
  • Isolez un chat malade des autres chats, avec gamelles et litière séparées, comme le conseille International Cat Care.
  • Réduisez le stress, qui favorise la réactivation de l’herpèsvirus chez les chats porteurs.
  • Surveillez l’herbe haute : les brins d’herbe inhalés sont une cause fréquente de crise d’éternuements.

Vivre avec une rhinite chronique

Certains chats éternuent toute leur vie, par épisodes, après un coryza sévère. International Cat Care explique que ces chats peuvent garder des lésions définitives dans le nez, avec un écoulement persistant ou récidivant : c’est la rhinite chronique. Le manuel Merck ne cache pas la difficulté : c’est une maladie frustrante à soigner, et les guérisons complètes sont rares ; la chirurgie, parfois proposée quand les médicaments échouent, donne souvent des résultats décevants. L’objectif est donc de garder le chat confortable :

  • nettoyer régulièrement son nez, avec un coton humide, sans frotter ;
  • lui proposer de la vapeur, dans la salle de bains après une douche, quand son nez est bouché, sans l’y obliger ;
  • veiller à ce qu’il mange, avec une nourriture odorante et tiédie quand il sent moins bien ;
  • limiter les irritants dans la maison ;
  • garder ses vaccins à jour, et consulter lors des poussées, surtout si l’écoulement devient épais, coloré ou sanglant, signe d’une surinfection possible.

Un suivi régulier avec le vétérinaire permet d’adapter les soins au fil du temps, et de repérer tôt une surinfection ou un autre problème, comme une maladie dentaire associée.

Le chat immunodéprimé qui éternue souvent

Un chat qui refait sans cesse des infections respiratoires a parfois des défenses affaiblies. International Cat Care range les chats porteurs du FIV ou de la leucose, et ceux qui reçoivent un traitement immunosuppresseur, parmi les plus exposés aux formes sévères de coryza. Wikipedia rappelle que le FIV, le virus de l’immunodéficience féline, infecte de 2,5 à 4,4 % des chats dans le monde, qu’il se transmet surtout par des morsures profondes, d’où une infection plus fréquente chez les mâles qui défendent leur territoire, et qu’il rend à terme le chat sensible aux infections dites opportunistes. Le vétérinaire peut proposer un test à un chat qui éternue souvent, surtout s’il sort et se bat. Un chat positif peut vivre longtemps : Wikipedia note que l’association américaine des vétérinaires félins déconseille d’euthanasier les chats positifs au FIV. International Cat Care souligne que les chats stérilisés risquent moins d’attraper le FIV, en se battant et en s’accouplant moins.

Deux vaccins à discuter

En plus du vaccin essentiel contre les deux virus du coryza, International Cat Care cite deux vaccins non essentiels, proposés seulement si le chat court un vrai risque : l’un contre Chlamydia felis, l’autre contre Bordetella bronchiseptica. Les recommandations de l’ABCD estiment que la vaccination contre Bordetella n’a pas à être systématique, car l’infection ne donne en général qu’une maladie légère ; elle peut se discuter dans les situations à risque, par exemple une collectivité de chats. Parlez-en au vétérinaire, en fonction du mode de vie de votre chat.

Les allergies, plus rares qu’on ne le croit

Cats Protection rappelle que les éternuements d’origine allergique sont moins fréquents chez le chat que chez l’humain. Le manuel Merck décrit toutefois une rhinite allergique, saisonnière quand elle est liée aux pollens, ou présente toute l’année quand elle est liée à des allergènes de la maison, comme la poussière et les moisissures. Si votre chat éternue surtout à une certaine saison, ou dans une pièce précise, notez-le : c’est une information utile pour le vétérinaire, qui devra d’abord écarter les causes plus fréquentes.

Les éternuements selon l’âge

  • Chez le chaton, le coryza est la cause la plus probable, et il peut être grave : le manuel Merck signale un pronostic moins bon chez le jeune chaton, et Cats Protection conseille de contacter le vétérinaire dès les premiers signes.
  • Chez l’adulte, un coryza, un irritant ou un corps étranger sont les causes les plus fréquentes ; les éternuements qui durent chez un chat qui a eu un coryza sévère peuvent traduire une rhinite chronique.
  • Chez le chat âgé, les maladies dentaires sont très fréquentes, et les tumeurs du nez, rares mais surtout malignes, apparaissent en moyenne vers douze ans. Un écoulement persistant, surtout d’un seul côté ou sanglant, justifie un examen rapide.

Les idées reçues

  • « Un chat qui éternue a forcément le coryza. » C’est la cause la plus fréquente, mais les irritants, les dents, un corps étranger, un polype ou une tumeur peuvent aussi être en cause.
  • « Les antibiotiques soignent les éternuements. » Le manuel Merck rappelle qu’ils n’agissent pas sur les virus, cause la plus fréquente.
  • « Un chat d’intérieur n’éternue pas. » Poussière, parfums et produits ménagers peuvent l’irriter, et les virus du coryza peuvent entrer sur des objets.
  • « Un écoulement d’un seul côté, ce n’est rien. » Chez le chat âgé, un écoulement nasal chronique qui commence d’un côté est le signe le plus fréquent d’une tumeur du nez ; il faut consulter.
  • « Le chien ne peut rien transmettre au chat. » Pas les virus du coryza, mais la bactérie Bordetella bronchiseptica peut passer d’un chien malade au chat.

Les erreurs fréquentes

  • S’inquiéter d’un éternuement isolé, chez un chat en forme.
  • Attendre quand le mucus devient coloré ou sanglant.
  • Essayer de retirer soi-même un objet coincé dans le nez.
  • Donner un médicament pour humain.
  • Négliger les dents, parfois en cause.

Questions fréquentes

Mon chat éternue, est-ce grave ?

Pas s’il s’agit d’un éternuement de temps en temps, chez un chat en forme. Consultez s’il éternue régulièrement depuis plus de deux jours, ou si son mucus est épais, coloré ou sanglant.

Mon chat éternue du sang, que faire ?

Appelez rapidement le vétérinaire. Cats Protection cite comme causes possibles une grosseur dans le nez, un objet coincé, ou une plaie du nez due aux éternuements.

Un chat peut-il attraper un rhume humain ?

Non. Il peut attraper le coryza, une maladie féline aux signes proches, mais pas le rhume humain. Et l’humain n’attrape pas le coryza.

Mon chat éternue sans autre symptôme, que faire ?

Surveillez-le. Une irritation passagère, poussière ou parfum, suffit parfois. Si les éternuements durent plus de deux jours, consultez.

Mon chat a le nez qui coule : que faire ?

Un écoulement clair, avec quelques éternuements chez un chat qui mange et reste en forme, peut venir d’un coryza débutant ou d’un irritant. S’il devient épais, s’il contient du sang, ou si le chat mange moins, consultez : selon le manuel Merck, un écoulement épais signale souvent une infection bactérienne qui s’ajoute au virus.

Mon chat éternue et a l’œil qui coule : est-ce le coryza ?

C’est l’association la plus fréquente : le manuel Merck note que larmoiement et conjonctivite accompagnent souvent l’inflammation du nez, dont la cause la plus fréquente est virale. Voyez notre page sur le coryza, et consultez si l’œil est rouge, fermé ou si le chat ne mange plus.

Mon vieux chat éternue et a le nez qui coule d’un seul côté : est-ce grave ?

Cela mérite un examen rapide. Le manuel Merck indique que les tumeurs du nez, rares mais souvent malignes, touchent surtout des chats âgés d’environ douze ans, et se manifestent d’abord par un écoulement chronique, souvent d’un seul côté, parfois sanglant.

Mon chien tousse et mon chat éternue : y a-t-il un lien ?

Possiblement. Les recommandations de l’ABCD notent que les chiens atteints de troubles respiratoires peuvent transmettre la bactérie Bordetella bronchiseptica aux chats. Parlez-en au vétérinaire.

Combien de temps durent les éternuements d’un coryza ?

De cinq à dix jours dans les formes légères, et jusqu’à six semaines dans les formes sévères, selon le manuel Merck pour la rhinotrachéite.

Les huiles essentielles peuvent-elles faire éternuer mon chat ?

International Cat Care range les huiles essentielles et les diffuseurs de parfum parmi les produits toxiques pour le chat, et cite les éternuements et la toux parmi les signes possibles d’intoxication. Mieux vaut les éviter.

Qu’est-ce qu’une rhinoscopie ?

L’examen de l’intérieur du nez avec une petite caméra, sous anesthésie, qui permet au vétérinaire de chercher un corps étranger, un polype ou une tumeur, et de faire une biopsie.

Mon chat éternue depuis son vaccin : est-ce normal ?

International Cat Care cite des signes d’infection respiratoire parmi les effets indésirables possibles, mais rares, des vaccins. Si les éternuements durent plus de quelques jours ou s’accompagnent de fièvre, consultez.

Mon persan éternue souvent : est-ce lié à sa face plate ?

Possiblement. Une revue de 2025 range l’aplatissement de la face parmi les préoccupations de bien-être chez les chats de race, et le standard du persan au LOOF refuse les narines pincées. Faites-le examiner s’il respire bruyamment.

Un chat asthmatique éternue-t-il ?

L’asthme se manifeste surtout par de la toux, un essoufflement ou une respiration sifflante. Des éternuements font plutôt penser au nez.

Un chat qui éternue peut-il contaminer mes autres chats ?

Oui, s’il s’agit d’un coryza : International Cat Care explique que les virus se transmettent par contact direct et par les objets contaminés. Isolez le malade, avec gamelles et litière séparées, et lavez-vous les mains après l’avoir touché.

Faut-il donner des antibiotiques à un chat qui éternue ?

Seulement sur prescription, en cas d’infection bactérienne : le manuel Merck rappelle que les antibiotiques n’agissent pas sur les virus, cause la plus fréquente des éternuements.

Mon chat éternue depuis des années : peut-on le guérir ?

Souvent pas complètement. Le manuel Merck reconnaît que la rhinite chronique est difficile à soigner et que les guérisons complètes sont rares. On peut en revanche soulager le chat : nettoyage du nez, vapeur, nourriture odorante, et soins lors des poussées.

Mon chat peut-il être allergique au pollen ?

C’est possible, mais moins fréquent que chez l’humain. Le manuel Merck décrit une rhinite allergique saisonnière, liée aux pollens, ou présente toute l’année, liée à la poussière et aux moisissures.

Un chat porteur du FIV éternue-t-il plus souvent ?

Il peut être plus sensible aux infections, dont le coryza : International Cat Care range les chats porteurs du FIV parmi les plus exposés aux formes sévères. Faites-le suivre régulièrement par le vétérinaire.

Mon chat éternue et ronfle : pourquoi ?

Des ronflements, avec des éternuements et un écoulement, font partie des signes de la rhinite décrits par le manuel Merck. Un polype dans l’arrière-nez peut aussi rendre la respiration plus bruyante. Faites-le examiner.

Mon chat éternue quand il joue ou s’agite : est-ce normal ?

Le manuel Merck note que l’agitation ou le mouvement peuvent déclencher les éternuements chez un chat atteint de rhinotrachéite. Si cela s’accompagne d’un écoulement ou d’yeux qui coulent, consultez.

Comment nettoyer le nez d’un chat enrhumé ?

Avec un coton humidifié à l’eau tiède, un par narine, sans rien enfoncer dans le nez, comme le conseillent Cats Protection et International Cat Care. N’appliquez aucun produit sans avis vétérinaire.

Mon chat éternue après avoir été dehors : que faire ?

Un brin d’herbe inhalé est une cause fréquente de crise d’éternuements soudaine. N’essayez pas de le retirer vous-même : le vétérinaire le fera en sécurité.

Qu’est-ce que l’éternuement inversé ?

Le manuel Merck le décrit comme une inspiration courte et rapide, par laquelle le chat essaie de dégager son nez, dans le cadre d’une rhinite. Cats Protection note que ce comportement, fréquent chez le chien, n’est pas habituel chez le chat : s’il se répète, parlez-en au vétérinaire.

Mon chat éternue et a mauvaise haleine : y a-t-il un lien ?

Possiblement. Cats Protection explique qu’une infection des dents ou des gencives peut gagner le nez, et International Cat Care cite la mauvaise haleine parmi les signes d’une maladie dentaire. Un contrôle de la bouche s’impose.

Faut-il isoler un chat qui éternue d’un chaton ?

Oui, tant que la cause n’est pas connue. Les chatons font partie des chats les plus exposés au coryza, et le manuel Merck signale un pronostic moins bon chez le jeune chaton. Séparez-les, avec gamelles et litière distinctes, et lavez-vous les mains entre les deux.

Mon chat a une crise d’éternuements soudaine, pourquoi ?

Un objet coincé dans le nez, souvent un brin d’herbe, est une cause fréquente. N’essayez pas de le retirer vous-même : le vétérinaire le fera en sécurité.

Sources (20)
  1. Cats Protection — Why is my cat sneezing? (nouvel onglet)
  2. Cats Protection — Cat flu (nouvel onglet)
  3. Wikipedia — Feline viral rhinotracheitis (nouvel onglet)
  4. International Cat Care — Dental disease in cats (nouvel onglet)
  5. Merck Veterinary Manual — Rhinitis and Sinusitis in Cats (propriétaires) (nouvel onglet)
  6. Merck Veterinary Manual — Nasopharyngeal Polyps in Cats (propriétaires) (nouvel onglet)
  7. Manuel vétérinaire Merck — Cancers and tumors of the lung and airway in cats (nouvel onglet)
  8. Manuel vétérinaire Merck — Feline respiratory disease complex (nouvel onglet)
  9. Egberink H. et al., Bordetella bronchiseptica infection in cats. ABCD guidelines on prevention and management, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2009 (nouvel onglet)
  10. International Cat Care — Cats and poisons (nouvel onglet)
  11. Wikipedia — Cat senses (nouvel onglet)
  12. Manuel vétérinaire Merck — Tracheobronchitis (bronchitis) and bronchial asthma in cats (nouvel onglet)
  13. International Cat Care — Vaccinating your cat (nouvel onglet)
  14. International Cat Care — Special considerations for senior cats (nouvel onglet)
  15. International Cat Care — Cat flu (upper respiratory infection) (nouvel onglet)
  16. Roberts et al., A framework to refocus the conversation around the welfare of UK purebred cats, 2025 (nouvel onglet)
  17. LOOF — Recueil des standards (2026) (nouvel onglet)
  18. Thiry E. et al., Feline herpesvirus infection. ABCD guidelines on prevention and management, 2009 (nouvel onglet)
  19. Wikipedia — Feline immunodeficiency virus (nouvel onglet)
  20. International Cat Care — Neutering your cat (nouvel onglet)

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