British Shorthair : un chat ancien au physique solide, et ce qu’il faut savoir sur sa santé

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Le British Shorthair est la version de race du chat domestique britannique : un corps trapu, une fourrure courte et très dense, une face large aux joues pleines. Sa couleur la plus connue est le « British Blue », bleu-gris uni aux yeux cuivrés. C’est l’une des plus anciennes races sélectionnées : il figurait à la toute première exposition féline, en 1871 à Londres. Il est aujourd’hui le chat de race le plus enregistré au Royaume-Uni, et le deuxième à la FIFe en 2024. Côté santé, trois points méritent l’attention : la cardiomyopathie hypertrophique, fréquente chez les mâles de la race ; un groupe sanguin B assez fréquent, qui compte pour l’élevage et les transfusions ; et une espérance de vie mesurée plus courte que la moyenne dans une étude britannique.
Ce contenu est donné à titre informatif. Il ne remplace pas la visite et l’avis d’un vétérinaire.
En bref : le British Shorthair
| La question | La réponse |
|---|---|
| D’où vient-il ? | Du chat domestique des îles Britanniques, sélectionné dès le XIXe siècle |
| Sa couleur la plus connue ? | Le British Blue, bleu-gris aux yeux cuivrés |
| Est-il répandu ? | Le plus enregistré au Royaume-Uni ; 2e à la FIFe en 2024 |
| Le cœur ? | Cardiomyopathie chez 20,4 % des mâles dans une étude danoise |
| Le groupe sanguin ? | 20 % de groupe B dans une étude de 2022 |
| Reconnu en France ? | Oui, par le LOOF, en correspondance avec le British Longhair |
| Son poids ? | Mâles de 4 à 8 kg, femelles de 3 à 5 kg ; adulte vers 3 ans |
| Son caractère ? | Le moins actif et le moins demandeur de contact dans une étude finlandaise |
| Le surpoids ? | 48 % des British adultes en surpoids en Australie |
| Son espérance de vie ? | 9,6 ans au Royaume-Uni, contre 11,7 ans pour tous les chats |
| Un British roux existe-t-il ? | Oui : le roux est reconnu, avec une tolérance pour les marques tabby |
L’histoire du British Shorthair
Un chat des îles
On ne sait pas comment les chats sont arrivés dans les îles Britanniques ; ils semblent y avoir précédé l’invasion romaine, rapporte Wikipedia. Isolés, croisés avec le chat sauvage européen, leurs descendants auraient développé un gabarit robuste et une fourrure courte mais très dense, adaptée au climat.
La première exposition féline
La sélection commence au XIXe siècle, avec une préférence pour le « British Blue ». Le British Shorthair figure à la première exposition féline de l’histoire, organisée par Harrison Weir au Crystal Palace de Londres en 1871, et reste la vedette des expositions jusqu’en 1895.
Sauvé après les guerres
Au début du XXe siècle, l’arrivée du Persan et des races à poil long le fait passer de mode ; à la Première Guerre mondiale, les reproducteurs sont devenus rares. Les éleveurs croisent alors leurs chats avec des Persans, des Bleus russes, des Burmese et des Chartreux ; une partie de ces gènes donnera naissance au British Longhair. La même situation se répète à la Seconde Guerre mondiale. À la fin des années 1970, le British Shorthair est reconnu par toutes les grandes associations félines. En France, le LOOF le liste parmi les races en championnat en 2026, en correspondance avec le British Longhair.
Le chat du Cheshire
Wikipedia rappelle que le British Shorthair aurait inspiré à John Tenniel sa célèbre illustration du chat du Cheshire, dans Alice au pays des merveilles. La fiche de la race à la Cat Fanciers’ Association, une grande association américaine, s’en amuse : quand le British est pris en défaut de grâce, il s’en remet vite « avec un sourire de chat du Cheshire ». En 2022, il figurait parmi les huit chats d’une série de timbres de la Royal Mail, la poste britannique.
« Type anglais » et « type russe »
Au XIXe siècle, rapporte Wikipedia, les éleveurs parlaient de « type anglais » pour le British Blue, massif, par opposition au « type russe », plus fin d’ossature, l’ancêtre du Bleu russe. Tous les chats bleus étaient alors jugés ensemble, comme les variantes d’une seule race, le « Blue Shorthair », ce qui explique les nombreux croisements entre British et Bleus russes. Après la Première Guerre mondiale, la fédération britannique, le GCCF, n’acceptait plus que les croisements Persan × British de troisième génération, une règle qui a contribué à une nouvelle pénurie de reproducteurs au moment de la Seconde Guerre mondiale. Voyez notre page sur le Bleu russe.
Un chat très populaire
Environ la moitié des chatons de race enregistrés chaque année par le GCCF sont des British Shorthair, qui est depuis des décennies la race la plus populaire au Royaume-Uni. En 2024, il représentait 16,9 % des chatons enregistrés à la FIFe, la Fédération internationale féline, soit 16 278 chats, au deuxième rang sur 54 races. Aux États-Unis, il était sixième en 2023. En Chine aussi, il est très répandu : dans une étude publiée en 2026 sur les chats assurés auprès d’un assureur chinois, qui ne portait que sur trois races, les British représentaient 89,4 % des 163 890 chats étudiés.
À quoi ressemble un British Shorthair
Wikipedia décrit un chat grand et puissant, à la poitrine large, aux pattes robustes et aux pieds ronds, avec une tête large et ronde. Sa fourrure courte est très dense. Le British Blue, bleu-gris uni aux yeux cuivrés, est la variété la plus connue, mais la race existe dans de nombreuses couleurs et motifs, dont le tabby et le colourpoint.
Taille, poids et croissance
C’est une race où mâles et femelles diffèrent nettement, ce qui est rare chez le chat, souligne Wikipedia : les mâles pèsent en moyenne de 4 à 8 kg, les femelles de 3 à 5 kg. Le British grandit lentement et n’atteint son plein développement que vers 3 ans ; les grosses joues des mâles adultes, les « bajoues », apparaissent avec la maturité. Une étude australienne portant sur 1 947 British adultes suivis en clinique entre 2008 et 2017 donne des poids moyens concrets : 5,8 kg pour les mâles stérilisés, 5,2 kg pour les mâles entiers, 4,8 kg pour les femelles stérilisées et 4,6 kg pour les femelles entières. Ces moyennes incluent beaucoup de chats trop gros : voyez plus bas.
Le standard du LOOF
En France, le LOOF publie un standard commun au British Shorthair et au British Longhair. Il décrit un chat de taille moyenne à grande, robuste et puissant, « construit tout en rondeur », qui dégage une impression de force et de douceur. Les points se répartissent ainsi :
| Partie | Points | Ce qui est jugé |
|---|---|---|
| Tête | 35 | Oreilles, forme et couleur des yeux, profil, nez, museau, menton |
| Corps | 35 | Encolure, torse, musculature, ossature, pattes et pieds, queue |
| Robe | 25 | Longueur, texture, couleur |
| Condition | 5 | L’état général du chat |
Ce que dit le standard, partie par partie :
- la tête est large, ronde sous tous les angles, « en forme de pomme », avec des joues pleines ; le nez est court et large, un léger « stop », un creux à la racine du nez, est admis ;
- le museau s’inscrit dans un cercle, de face comme de profil, et le bout du nez est aligné avec un menton ferme ;
- les yeux sont ronds, grands, bien ouverts et bien écartés, d’une couleur uniforme en accord avec la robe, les teintes les plus intenses étant préférées ;
- les oreilles, de taille moyenne à petite, larges à la base et arrondies, sont bien espacées ;
- l’encolure est si courte et trapue qu’elle paraît presque inexistante ;
- le corps, de format « semi-cobby », c’est-à-dire assez court et ramassé, est large, épais, musclé et rond, sur des pattes moyennes et des pieds ronds et fermes ;
- la queue, épaisse à la base, mesure environ les deux tiers du corps et garde la même épaisseur jusqu’à un bout arrondi.
Une fourrure comme un tapis de laine
La robe est ce qui frappe au toucher. Le standard du LOOF la décrit courte, dense, ferme et dressée, au point de « s’ouvrir » sur l’encolure quand le chat tourne la tête, et la compare aux poils d’un tapis de laine, avec un sous-poil épais. Wikipedia parle d’une texture « peluche », ni laineuse ni duveteuse, qui se casse visiblement sur le corps quand le chat bouge. Le LOOF admet des variations de texture selon les saisons, et une texture un peu différente chez les chats de couleurs non diluées.
Toutes les couleurs, ou presque
Le LOOF reconnaît toutes les couleurs et toutes les divisions : solide, tabby, silver et smoke, golden, copper, avec ou sans blanc. Wikipedia précise que le blanc, le noir, le bleu, le roux, le crème, et plus récemment la cannelle et le faon, sont acceptés par tous les standards ; le chocolat et le lilas le sont par le GCCF, la FIFe et la TICA, mais pas par la CFA américaine. Ces couleurs se combinent avec les quatre motifs tabby, tigré, marbré, tacheté et tiqueté, avec le colourpoint, le bicolore et l’écaille de tortue.
Pour le British Blue, les yeux sont typiquement d’un orange cuivré profond. Wikipedia note que, pour les juges, la forme de l’œil compte davantage que sa couleur.
Ce que le standard pénalise
En exposition, le LOOF pénalise une fourrure trop longue ou couchée chez le British Shorthair, un manque de sous-poil ou de densité, un crâne plat, un stop trop marqué ou un nez trop long, et des marques tabby « fantômes » sur un chat de couleur unie, sauf dans la série orange. Il refuse tout titre à un chat trop proche de l’Exotic Shorthair ou du Persan, aux narines pincées, à l’ossature délicate ou manquant de tonus musculaire. Ces règles concernent les concours : un chat qui ne les remplit pas reste un compagnon comme un autre.
British Blue ou Chartreux ?
Les deux chats bleus se ressemblent, ont été croisés par le passé, mais restent génétiquement distincts. Les standards du LOOF permettent de les distinguer :
| British Shorthair | Chartreux | |
|---|---|---|
| Couleurs | Toutes | Bleu uniquement |
| Tête | Ronde sous tous les angles | En trapèze, plus large en bas, crâne plat entre les oreilles |
| Museau | Rond, dans un cercle | Assez étroit par rapport à la tête |
| Yeux | Ronds, couleur selon la robe, cuivre pour le bleu | Ovales, légèrement de biais, du jaune à l’orange |
| Fourrure | Dense, ferme, comme un tapis de laine | Dense, légèrement laineuse, presque imperméable |
| Mariages autorisés | Avec le British Longhair | Chartreux avec Chartreux seulement |
Le caractère
Wikipedia évoque un tempérament relativement calme. Une grande étude finlandaise, publiée en 2019 dans Scientific Reports, apporte des données : ses auteurs ont analysé les réponses de propriétaires pour 5 726 chats de différentes races.
- Le moins actif : les British Shorthair étaient la race la moins active, avec le Ragdoll et le Sacré de Birmanie.
- Le moins demandeur de contact : ils avaient la plus forte probabilité de rechercher peu le contact avec les humains, à l’opposé du Korat et du Devon Rex.
- Peu agressifs : ils figuraient parmi les moins susceptibles de se montrer agressifs envers les inconnus.
- Peu de problèmes de comportement signalés par les propriétaires, avec le Européen, et peu de toilettage excessif.
L’analyse regroupait le British avec le Norvégien, le Ragdoll, le Persan et le Sacré de Birmanie dans le groupe le moins agressif, le moins extraverti et le moins craintif. Les auteurs rappellent que le British a été croisé avec des Persans, et que ces traits sont en partie héréditaires.
Concrètement, un British est souvent un chat posé, qui aime la compagnie sans forcément réclamer les genoux. Ce sont des tendances de race, mesurées sur des milliers de chats : chaque chat a son tempérament, qui dépend aussi de sa socialisation de chaton. Voyez notre page sur le développement du chaton.
Calme, donc à faire jouer
Un chat peu actif dépense peu. Proposez-lui chaque jour de courtes séances de jeu, des jouets qui l’incitent à chasser, et des distributeurs de nourriture qui le font bouger pour manger : c’est la meilleure prévention du surpoids, très fréquent dans la race.
La santé du British Shorthair
Le cœur
La cardiomyopathie hypertrophique, un épaississement du muscle cardiaque, peut poser problème dans la race. Wikipedia cite une étude danoise sur plus de 329 British Shorthair : 20,4 % des mâles et 2,1 % des femelles étaient atteints, et d’autres présentaient des résultats douteux. Au Danemark, l’échographie cardiaque des mâles reproducteurs est désormais obligatoire pour les éleveurs de la fédération FIFe. Une étude de 2026 sur plus de 7 000 chats adressés à des hôpitaux vétérinaires de Téhéran pour une suspicion de maladie cardiaque range aussi le British Shorthair parmi les races les plus souvent atteintes.
Ce que fait la maladie
Une revue publiée en 2024 sur les bases génétiques de la maladie explique le mécanisme : le muscle du ventricule gauche s’épaissit et se remplit mal, la pression augmente dans l’oreillette gauche, qui se dilate. Cette dilatation favorise la formation de caillots, et donc le risque de thromboembolie artérielle, quand un caillot bloque une artère, souvent vers les pattes arrière. La maladie peut aussi conduire à une insuffisance cardiaque, ou à une mort subite. La revue insiste sur le suivi et le dépistage des chats qui ne montrent encore aucun signe.
Pas de test génétique fiable pour le British
Deux variants du gène MYBPC3, décrits surtout chez le Maine Coon et le Ragdoll, sont classés comme pathogènes. Chez le British, la revue de 2024 recense bien des variants, sur les gènes MYBPC3 et TNNT2, mais le premier est classé « de signification inconnue » et le second « probablement bénin » : aucun ne permet aujourd’hui de dépister la maladie. Selon cette revue, l’échographie cardiaque reste le meilleur examen pour détecter la maladie et suivre son évolution, avec l’aide de marqueurs sanguins. Pour un British reproducteur, c’est donc l’échographie, répétée au fil des années, qu’il faut demander à l’éleveur, et non un simple test ADN.
Le surpoids
C’est sans doute le problème le plus courant chez le British. Une étude publiée en 2023, à partir des dossiers de cliniques vétérinaires australiennes de VetCompass, a trouvé que 48 % des British Shorthair adultes étaient en surpoids entre 2008 et 2017 ; les mâles et femelles stérilisés et les femelles entières avaient en moyenne un score corporel de surpoids, seuls les mâles entiers étant en moyenne à un poids idéal. Les auteurs citent d’autres études : 38 % de British en surpoids en Nouvelle-Zélande, 65 % dans un petit échantillon suédois.
L’étude a aussi relevé que les chats pesant 3,3 kg ou plus avant l’âge d’un an vivaient moins longtemps : 20 % d’entre eux étaient morts à 6,6 ans, contre 12,3 ans pour les plus légers. C’est une association, pas une preuve de cause à effet, mais elle va dans le sens d’une étude britannique de 2024 qui lie un poids non idéal à une vie plus courte. Pesez la ration, surveillez la silhouette de votre chat, et demandez au vétérinaire d’évaluer son état corporel à chaque visite. Pour le faire bouger, voyez notre guide des jeux et jouets pour chat.
Le groupe sanguin
Dans une étude génétique de 2022 sur plus de 11 000 chats, 20 % des British Shorthair testés étaient de groupe sanguin B, l’une des proportions les plus élevées. Cela compte en élevage : Wikipedia explique qu’une mère de groupe B a des anticorps puissants contre le groupe A ; ses chatons de groupe A peuvent être gravement atteints en buvant son premier lait, le colostrum. C’est l’érythrolyse néonatale. On la prévient en connaissant le groupe sanguin de la mère et des chatons ; en cas d’incompatibilité, les chatons ne doivent pas téter leur mère pendant les 72 premières heures. Le groupe sanguin compte aussi en cas de transfusion.
La polykystose rénale
Wikipedia signale que la race serait à risque de polykystose rénale, une maladie héréditaire où des kystes remplacent peu à peu le tissu des reins. Une étude japonaise de 2026 sur plus de 60 000 chats montre que le dépistage génétique a permis de faire baisser la fréquence du variant principal dans plusieurs races, sans augmenter la consanguinité. Demandez à l’éleveur les résultats de ce test.
La PIF
International Cat Care cite le British Shorthair parmi les races plus souvent touchées par la péritonite infectieuse féline. Voyez notre page sur les maladies du chat.
Les voies urinaires
Dans l’étude chinoise de 2026 sur plus de 146 000 British assurés, la race avait le taux global de maladies le plus bas des trois races étudiées, mais le taux le plus élevé de troubles urinaires, surtout des maladies du bas appareil urinaire : 462 cas pour 10 000 années-chat. Les lignes directrices 2025 d’International Cat Care sur ces maladies rappellent que l’obstruction de l’urètre, qui touche presque exclusivement les mâles, met la vie en danger, et que les propriétaires la confondent parfois avec de la constipation : un chat qui force sans résultat dans sa litière doit être vu en urgence. Voyez aussi notre page sur le chat qui fait pipi partout.
L’épilepsie : rare
Une étude suédoise publiée en 2022 a interrogé les propriétaires de 1 645 British nés entre 2006 et 2016, soit 28 % des British enregistrés dans le pays. La fréquence des crises d’épilepsie était de 0,9 %, et celle de l’épilepsie sans cause identifiée de 0,7 %. Chez ces chats, les crises étaient peu fréquentes et évoluaient rarement.
Une maladie des os dans une lignée consanguine
En 2021, des chercheurs, notamment suisses et allemands, ont décrit, dans une famille de British très consanguine, deux chatons atteints de malformations des vertèbres qui comprimaient la moelle épinière et paralysaient progressivement les pattes arrière. Ils ont identifié un variant du gène LTBP3, transmis sur un mode récessif : il faut deux copies pour être malade. C’est un cas isolé, mais il illustre le risque de la consanguinité, et l’intérêt des tests génétiques quand un variant est connu.
L’espérance de vie
L’étude britannique de 2024 qui a établi les premières tables d’espérance de vie des chats du Royaume-Uni, à partir de 7 936 décès enregistrés par le programme VetCompass en 2019, a trouvé une espérance de vie à la naissance de 9,58 ans pour les British, contre 11,74 ans pour l’ensemble des chats ; elle portait sur 194 British. Parmi les races étudiées, seuls le Bengal et le Sphynx faisaient moins bien, le Burmese et le Sacré de Birmanie dépassant 14 ans. Les chats de race, les chats non stérilisés et ceux dont le poids n’était pas idéal avaient une vie plus courte. Selon des données d’assurance suédoises, 82 % des British Shorthair vivaient au moins 10 ans. Selon ces mêmes données, rapportées par Wikipedia, la durée de vie médiane dépassait 12,5 ans, et 54 % des chats atteignaient cet âge. Les chiffres diffèrent d’un pays et d’une source à l’autre : ils donnent un ordre de grandeur, pas une promesse. Une étude anglaise sur plus de 190 000 chats a en revanche trouvé chez eux un risque de diabète moitié moindre que chez les chats croisés : 0,24 % contre 0,58 %.
Les races nées du British
Le British sert de base à plusieurs races. Les standards du LOOF autorisent ainsi son mariage avec :
- le Céleste, reconnu pour la première fois par le LOOF en 2021, aux yeux bleus ou partiellement bleus et aux petites taches blanches, dû à un gène dominant découvert au Kazakhstan dans les années 1990 ; croisé surtout avec des British, il en a pris beaucoup de caractéristiques ;
- le Selkirk Rex, au poil bouclé ;
- le Scottish Fold et le Highland Fold, aux oreilles pliées ;
- le Manx et le Cymric, sans queue ou à queue courte.
Le British Longhair, lui, est la variété à poil mi-long ; certaines associations, comme la TICA, en font une race à part, d’autres, comme le GCCF, une variante du British. Voyez notre page sur le Scottish Fold.
Adopter un British Shorthair
Voyez les parents, leur pedigree LOOF, et demandez l’échographie cardiaque des reproducteurs, leur groupe sanguin et le test de polykystose. Voyez la fiche métier d’éleveur félin et notre guide pour adopter un chat.
Combien coûte un chaton british shorthair ?
Relevés sur les annonces de sept éleveurs en septembre 2026, les prix d’un chaton british shorthair vont de 900 € à 2 500 €, avec un prix médian autour de 1 650 €.
Un chaton cédé pour la reproduction coûte nettement plus cher : de l’ordre de 2 000 € chez l’éleveur qui l’indique. Le prix « de compagnie » suppose en général que le chat sera stérilisé et ne servira pas à l’élevage.
Chez certains éleveurs, les robes golden et silver, plus recherchées, se vendent plus cher, jusqu’à 2 500 €. Plusieurs chatteries appliquent le même tarif au british shorthair et au british longhair.
Ce que le prix doit comprendre, au minimum, c’est ce que la loi impose à tout vendeur : un chaton âgé d’au moins huit semaines, identifié avant la cession, avec le certificat vétérinaire et, pour un chat vendu comme « de race », un pedigree du LOOF. Beaucoup d’annonces ajoutent les premiers vaccins, un vermifuge, parfois la stérilisation ou un sac de départ : lisez le détail avant de comparer deux prix.
Ces montants sont ceux que les éleveurs affichent ; ils varient avec la couleur, la lignée, la destination du chaton et la région, et ils évoluent avec le temps. Un prix ne dit rien, à lui seul, du sérieux d’un élevage. En revanche, un chaton de race proposé très en dessous de ces prix doit vous alerter : chaton sans pedigree, séparé trop tôt de sa mère, ou annonce frauduleuse qui réclame un acompte pour un animal qui n’existe pas.
Les erreurs fréquentes
- Choisir un éleveur qui ne dépiste pas le cœur de ses reproducteurs.
- Ignorer le groupe sanguin en élevage.
- Laisser un chat au gabarit solide prendre du poids, faute de jeu.
- Confondre British Blue et Chartreux.
- Laisser grossir un chaton : dans une étude australienne, les British de plus de 3,3 kg avant un an vivaient moins longtemps.
- Attendre d’un British qu’il réclame les câlins : c’est souvent un chat posé, moins demandeur de contact.
- Juger un chaton trop tôt : la race n’atteint son plein développement que vers 3 ans.
- Négliger un chat qui force à la litière, surtout un mâle.
- Se fier à un test ADN pour le cœur : chez le British, seule l’échographie dépiste la cardiomyopathie.
Questions fréquentes
Combien coûte un chaton british shorthair ?
Il faut compter de 900 € à 2 500 € selon le chaton, d’après les annonces de sept éleveurs relevées en septembre 2026. Un chaton destiné à la reproduction coûte plus cher.
D’où vient le British Shorthair ?
Du chat domestique des îles Britanniques, sélectionné dès le XIXe siècle. Il figurait à la première exposition féline, à Londres en 1871.
Qu’est-ce qu’un British Blue ?
C’est la couleur la plus connue du British Shorthair : un bleu-gris uni, avec des yeux cuivrés. La race existe aussi dans beaucoup d’autres couleurs.
Le British Shorthair a-t-il des problèmes cardiaques ?
La cardiomyopathie hypertrophique peut toucher la race : dans une étude danoise, 20,4 % des mâles étaient atteints. Demandez l’échographie cardiaque des parents. Aucun test ADN ne permet aujourd’hui de dépister la maladie dans cette race.
Pourquoi connaître le groupe sanguin d’un British ?
Parce qu’environ 20 % des British Shorthair testés sont de groupe B. Une mère de groupe B peut rendre malades ses chatons de groupe A par son colostrum, et le groupe compte pour les transfusions.
Quelle différence entre British Shorthair et British Longhair ?
Le poil : le British Longhair est la variété à poil mi-long, née des croisements avec le Persan. Le LOOF met les deux races en correspondance.
Combien pèse un British Shorthair ?
Les mâles pèsent en moyenne de 4 à 8 kg et les femelles de 3 à 5 kg. Dans une étude australienne, les mâles stérilisés pesaient 5,8 kg en moyenne, mais près de la moitié des British adultes étaient en surpoids.
Le British Shorthair est-il affectueux ?
Il est surtout calme. Dans une étude finlandaise sur 5 726 chats, c’était la race la moins active, la moins demandeuse de contact avec les humains, et l’une des moins agressives. Beaucoup apprécient la présence de leurs humains sans rechercher sans cesse les genoux.
Un British Shorthair roux, ça existe ?
Oui. Le roux, comme le crème, est accepté par tous les standards. Le LOOF pénalise les marques tabby fantômes sur les chats de couleur unie, sauf dans la série orange, où elles ne sont pas sanctionnées.
Quelle est l’espérance de vie d’un British Shorthair ?
Une étude britannique de 2024 l’estime à 9,6 ans à la naissance, contre 11,7 ans pour l’ensemble des chats. Des données d’assurance suédoises indiquent une médiane de plus de 12,5 ans. Un poids idéal et un suivi vétérinaire comptent.
À quel âge un British est-il adulte ?
Vers 3 ans : c’est une race qui grandit lentement. Les bajoues des mâles apparaissent avec la maturité.
Le British Shorthair peut-il vivre en appartement ?
Son caractère calme s’y prête, à condition de lui offrir de quoi jouer, grimper et bouger chaque jour, pour éviter le surpoids. Voyez notre page sur le chat en appartement.
Sources (23)
- Wikipedia — British Shorthair (nouvel onglet)
- LOOF — Liste des races, version au 1er janvier 2026 (PDF) (nouvel onglet)
- Anderson et al., Genetic epidemiology of blood type, disease and trait variants, and genome-wide genetic diversity in over 11,000 domestic cats, PLoS Genetics, 2022 (PMC) (nouvel onglet)
- Wikipedia — Neonatal isoerythrolysis (nouvel onglet)
- Hypertrophic cardiomyopathy in cats: clinical prevalence, risk factors, and outcomes of arterial thromboembolism in a referral population in Tehran, Iran (2020-2024), BMC Veterinary Research, 2026 (PMC) (nouvel onglet)
- Ukawa et al., Widespread genetic testing controls inherited polycystic kidney disease while avoiding inbreeding in cats, BMC Genomics, 2026 (Europe PMC) (nouvel onglet)
- International Cat Care — Feline infectious peritonitis (FIP) (nouvel onglet)
- LOOF — Recueil des standards, version au 1er janvier 2026, standard British Shorthair et British Longhair (PDF) (nouvel onglet)
- Salonen M et al. — Breed differences of heritable behaviour traits in cats, Scientific Reports, 2019 (nouvel onglet)
- Bodyweight and body condition scores of Australian British shorthaired cats, 2008–2017, Frontiers in Veterinary Science, 2023 (nouvel onglet)
- Teng KT et al. — Life tables of annual life expectancy and risk factors for mortality in cats in the UK, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2024 (nouvel onglet)
- A Descriptive Analysis of Morbidity Patterns Among Insured Pet Cats in China Based on Insurance Claims, Veterinary Sciences, 2026 (nouvel onglet)
- Epilepsy in British Shorthair cats in Sweden, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2022 (Europe PMC) (nouvel onglet)
- LTBP3 Frameshift Variant in British Shorthair Cats with Complex Skeletal Dysplasia, Genes, 2021 (nouvel onglet)
- Taylor S et al. — 2025 iCatCare consensus guidelines on the diagnosis and management of lower urinary tract diseases in cats, Journal of Feline Medicine and Surgery (nouvel onglet)
- Genetic Basis of Hypertrophic Cardiomyopathy in Cats, Current Issues in Molecular Biology, 2024 (nouvel onglet)
- unCompagnon — Élevage Les Chats des Crus, annonce relevée en septembre 2026 (nouvel onglet)
- unCompagnon — Le Domaine de Chopin, annonce relevée en septembre 2026 (nouvel onglet)
- unCompagnon — Élevage Les British Carbin, annonce relevée en septembre 2026 (nouvel onglet)
- unCompagnon — Chatterie du Tendre Secret, annonce relevée en septembre 2026 (nouvel onglet)
- Chatterie Monkey Mia — tarifs des chatons, relevés en septembre 2026 (nouvel onglet)
- Chatterie de Nekobaa — tarifs des chatons, relevés en septembre 2026 (nouvel onglet)
- Chatterie du Crépuscule — tarifs des chatons, relevés en septembre 2026 (nouvel onglet)
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