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Scottish fold : derrière les oreilles pliées, une maladie des os et du cartilage

Publié le 18 septembre 2020

race de chat Scottish fold
Race de chat Scottish fold
Ce que vous allez trouver20 sections
  1. Carte d’identité du scottish fold
  2. L’histoire de la race
  3. Pourquoi ce chat est-il si populaire ?
  4. Des oreilles pliées… ou un « chat sans oreilles » ?
  5. Une maladie de tout le squelette
  6. Le gène TRPV4
  7. Ce que fait le LOOF en France
  8. Les autres maladies
  9. Ce que disent la loi et les associations
  10. Vivre avec un scottish fold
  11. Vous envisagez d’adopter un scottish fold ?
  12. Combien coûte un chaton scottish fold ?
  13. Vieillir avec un scottish fold
  14. Quel nom pour un scottish fold ?
  15. Scottish fold ou british shorthair ?
  16. Adopter un fold déjà né
  17. Ce que l’on ne sait pas encore
  18. L’american curl, l’autre chat aux oreilles singulières
  19. Les idées reçues sur le scottish fold
  20. Questions fréquentes

Les oreilles pliées du scottish fold ne sont pas un simple trait de beauté : elles viennent d’une mutation qui altère le cartilage de tout le corps. D’après une revue britannique publiée en 2025, tous les scottish folds sont atteints de cette ostéochondrodysplasie, qui peut déformer les pattes et la queue et provoquer une arthrose douloureuse, parfois dès 6 mois. Plusieurs pays et régions d’Europe en ont interdit l’élevage, et la FIFe comme le GCCF britannique refusent la race ; le LOOF, en France, la reconnaît. Si vous avez déjà un scottish fold, surveillez sa mobilité avec votre vétérinaire.

Ce contenu est donné à titre informatif. Il ne remplace pas la visite et l’avis d’un vétérinaire.

Carte d’identité du scottish fold

OrigineÉcosse, 1961
Signe particulierOreilles pliées vers l’avant, dues à une anomalie du cartilage
GèneVariant dominant du gène TRPV4
VariantesScottish straight (oreilles droites), highland fold (poil long)
Non reconnu parFIFe, GCCF
Reconnu parCFA (1978), TICA, LOOF
Règle LOOFMariage de deux folds interdit ; test du gène exigé pour les reproducteurs depuis 2020

L’histoire de la race

Wikipedia rapporte que le premier scottish fold était une chatte de ferme blanche, Susie, trouvée en 1961 près de Coupar Angus, en Écosse, avec des oreilles pliées en leur milieu qui lui donnaient un air de hibou. Deux de ses chatons avaient les oreilles pliées ; l’un fut adopté par William et Molly Ross, qui lancèrent l’élevage. Sur 76 chatons nés les trois premières années, 42 avaient les oreilles pliées : la mutation est dominante.

La race est enregistrée par le GCCF britannique en 1966, puis retirée au début des années 1970, en raison de déformations des membres et de la queue et de problèmes d’oreilles. L’élevage continue aux États-Unis, avec des croisements avec des american shorthairs et des british shorthairs. La CFA américaine lui accorde le championnat en 1978.

Le vocabulaire de la race

  • Fold veut dire « pli » en anglais : c’est le chat aux oreilles pliées.
  • Straight, « droit », désigne le chaton de la même race dont les oreilles restent dressées.
  • Highland désigne la variété à poil mi-long : highland fold ou highland straight.
  • Les éleveurs parlent aussi de plis simples, doubles ou triples, selon que l’oreille se replie plus ou moins près de la tête.

Pourquoi ce chat est-il si populaire ?

Wikipedia l’explique par son allure unique, sa tête ronde et son air de hibou, et par sa réputation de compagnon particulièrement affectueux : les chatons folds sont très recherchés, et se vendent souvent bien plus cher que ceux des races plus courantes. La race a aussi ses célébrités. La chanteuse américaine Taylor Swift a deux scottish folds, Meredith Grey et Olivia Benson, baptisées d’après des héroïnes de séries télévisées. Et un petit roman de Peter Gethers, The Cat Who Went to Paris, raconte la vie de l’auteur avec son fold, Norton, présenté par une responsable de la CFA américaine comme « le scottish fold le plus célèbre ».

Cette popularité inquiète. Wikipedia rapporte que le GCCF britannique déconseille fermement au public d’acquérir des chats de cette race. Derrière les photos attendrissantes qui circulent en ligne, c’est l’état des articulations de ces chats qui pose question, comme le détaille la suite de cette fiche.

Le caractère

Les propriétaires décrivent en général un chat calme, doux et affectueux, qui aime la compagnie de ses humains sans être envahissant. Ce sont des descriptions de propriétaires et d’éleveurs, pas des résultats d’études, et chaque chat reste un individu. Un point mérite l’attention : un chat qui a mal se montre souvent plus calme, se déplace moins et joue moins. Chez une race exposée à l’arthrose, un tempérament « tranquille » peut parfois cacher une douleur. D’où l’importance des repères qui suivent.

Des oreilles pliées… ou un « chat sans oreilles » ?

Beaucoup de personnes découvrent le scottish fold en cherchant une « race de chat sans oreilles ». Chez un fold aux oreilles très plaquées, le pavillon se replie vers l’avant et vers le bas, contre la tête : de face, les oreilles semblent presque absentes. Wikipedia parle d’un air de hibou. Le standard du LOOF, applicable depuis 2021, préfère d’ailleurs des oreilles petites et bien pliées à des oreilles plus grandes aux plis lâches.

Une autre situation peut donner la même impression : un chat dont on a dû retirer une partie des oreilles. Le manuel vétérinaire Merck et le centre de santé féline de l’université Cornell expliquent que le carcinome épidermoïde, un cancer de la peau favorisé par le soleil sur les oreilles blanches, se traite par l’ablation chirurgicale de la partie atteinte de l’oreille. Voyez notre article sur la gale du chat, qui détaille les croûtes sur les oreilles et leurs causes.

Un chat tout en rondeur

Si vous cherchez un chat « à petites oreilles rondes » ou « à tête ronde », le scottish en est un bon exemple, fold ou straight. Le standard du LOOF le décrit comme un chat tout en rondeur : tête bien ronde sous tous les angles, joues pleines, nez court et large, grands yeux ronds à l’expression étonnée, oreilles moyennes à petites, larges à la base et arrondies au bout. Le corps est semi-cobby, large et musclé, de taille moyenne à grande. Le british shorthair, utilisé dans son élevage, partage cette silhouette.

Le standard porte aussi la trace du problème de santé de la race : il demande aux juges de vérifier que la mobilité des pattes est comparable à celle des autres races, que l’arrière-train reste très souple à la manipulation, et que la queue est flexible. Une queue trop courte ou raide, ou des pieds déformés, privent le chat de tout titre.

Le standard en vigueur : ce que regardent les juges

Le recueil des standards du LOOF au 1er janvier 2026 contient une version du standard scottish et highland applicable depuis le 1er janvier 2025. Il rappelle que tous les scottish et highland descendent de Susie, et que la race a été fixée en Écosse et en Angleterre par des croisements avec le british shorthair ; depuis janvier 2015, le LOOF autorise aussi les croisements avec l’american shorthair, pour s’aligner sur les principales fédérations. Folds et straights concourent dans des catégories distinctes, et les mariages fold × fold y sont « strictement interdits ».

La répartition des points traduit bien la priorité donnée à la mobilité :

PartieFoldStraight
Tête45 points, dont 15 pour les oreilles (pliure, taille, forme)40 points, dont 20 pour les yeux
Corps40 points, dont 10 pour les pattes et les pieds, et 10 pour la queue45 points, dont 10 pour l’ossature, 10 pour les pattes et les pieds, et 10 pour la queue
Robe15 points15 points

Le standard admet toutes les couleurs et toutes les catégories, du solide au tabby, avec ou sans blanc, en silver, smoke, golden ou copper. Il précise que les oreilles du fold peuvent être à simple ou double pliure, et exige une queue « flexible, souple », sans aucune raideur ; chez le highland, elle doit être fournie et en panache.

Fold ou straight : pas toujours visible

Wikipedia appelle scottish straights les chatons chez qui le pli des oreilles n’apparaît pas. Elle signale aussi que certains chatons dont l’expression du gène est très faible peuvent avoir des oreilles d’abord pliées, qui se redressent, et paraître straight tout en portant le variant. Pour cette raison, un scottish straight destiné à la reproduction doit être testé génétiquement.

Une maladie de tout le squelette

Le cartilage en cause

La revue britannique de 2025 explique que chez le scottish fold, le cartilage défectueux ne peut pas maintenir l’oreille dressée, et que ce même défaut touche le développement des os : c’est l’ostéochondrodysplasie. Elle peut se traduire par des excroissances osseuses aux pieds, et par des pattes et une queue courtes et déformées. Elle est liée au variant génétique qui plie les oreilles : les chats croisés dont un parent est scottish fold, et qui ont les oreilles pliées, sont atteints eux aussi.

Ce que les études ont montré

La première description détaillée date de 1999 : une équipe australienne a décrit dix scottish folds, de 5 mois à 11 ans, avec des boiteries, une réticence à sauter, une démarche raide, des extrémités des pattes courtes et déformées, un gonflement à l’arrière des pieds et une queue courte, épaisse et rigide. La gravité et l’âge d’apparition variaient d’un chat à l’autre. Les auteurs concluaient que tous les scottish folds sont atteints à un certain degré, et recommandaient de ne plus faire reproduire les chats aux oreilles pliées.

En 2008, une étude japonaise a suivi une lignée sur trois générations, en mariant des folds avec des chats aux oreilles droites. Tous les chats aux oreilles pliées, porteurs d’une seule copie du variant, présentaient une ostéochondrodysplasie des extrémités des pattes, plus ou moins grave ; les formes légères ne donnaient pas de signe visible. Le gène responsable a été identifié en 2016 : un variant du gène TRPV4, absent chez 648 chats non atteints.

Une gravité qui varie beaucoup

Des études plus récentes nuancent l’ampleur des lésions chez les chats à une seule copie, les folds « classiques » :

  • en 2021, quatre radiologues ont examiné sans connaître la forme des oreilles les radiographies de 22 scottish, dont 10 folds : les folds obtenaient en moyenne un score plus mauvais, mais leurs lésions étaient bien plus légères que dans les publications antérieures ;
  • en 2023, une étude australienne fondée sur les dossiers de cliniques vétérinaires a relevé un diagnostic clinique d’ostéochondrodysplasie chez 12 des 1 131 scottish folds suivis, et une suspicion chez 64 autres ; les chats diagnostiqués avaient en général moins de 30 mois ;
  • la même année, une étude italienne sur 12 folds, tous porteurs d’une copie, n’a trouvé de signes cliniques que chez un seul.

Ces résultats ne disent pas que le fold est en bonne santé : une maladie peu diagnostiquée n’est pas une maladie absente, et la douleur du chat est difficile à repérer. Ils montrent que la gravité varie beaucoup d’un chat à l’autre. Les chats à deux copies, eux, sont gravement atteints ; en 2020, deux chats issus de croisements entre un scottish fold et un munchkin ou un american curl, porteurs de deux copies, présentaient dès un an de graves excroissances osseuses aux pattes arrière, et les auteurs recommandent d’éviter ces croisements.

Des douleurs qui s’aggravent

Selon cette revue, les signes peuvent apparaître dès 6 mois, et l’état de santé se dégrade en général avec l’âge. Le traitement n’est jamais curatif. L’ostéochondrodysplasie peut causer une arthrose, avec une douleur chronique, une boiterie, une démarche rampante et une réticence à sauter ou grimper. La revue note aussi que les scottish folds montrent davantage d’expressions de douleur, et que les grilles d’évaluation de la douleur n’ont pas été validées sur les chats à face plate. Wikipedia rapporte que certains chats atteints doivent être euthanasiés, parfois jeunes.

Et les oreilles ?

La revue rappelle que les oreilles comptent dans la communication entre chats : deux chats aux oreilles dressées ont plus souvent des interactions positives. L’effet des oreilles pliées sur les relations entre chats n’a pas encore été étudié. Pour ses auteurs, les inquiétudes sur la santé suffisent à recommander de ne plus élever de chats aux oreilles pliées.

Le gène TRPV4

Le pli des oreilles est associé à un variant dominant du gène TRPV4. Une étude japonaise publiée en 2026, sur plus de 8 600 chats, montre qu’avec les tests génétiques, la proportion de scottish folds porteurs de deux copies du variant, les plus gravement atteints, est passée de 14,2 % en 2017 à 1,9 % en 2024 ; celle des porteurs d’une copie est restée stable. Le variant a aussi été retrouvé chez des american curls, des norvégiens, des munchkins et des minuets. Wikipedia rappelle que les scottish folds à une seule copie développent eux aussi une arthrose progressive.

Ce que fait le LOOF en France

Le LOOF a publié en 2020 une communication aux éleveurs qui détaille ses mesures. Le mariage de deux chats folds, qui favorise les formes sévères, est interdit. Depuis le 1er janvier 2019, le résultat du test du gène fold peut figurer sur le pedigree. Pour les portées nées en France à partir du 1er juillet 2020, tout reproducteur marié à un scottish ou un highland, y compris un british ou un american shorthair, doit être identifié génétiquement et testé pour le gène fold, et un test de filiation est exigé pour chaque chaton au moment de la demande de pedigree. Le LOOF annonçait aussi le financement d’une étude vétérinaire à grande échelle sur le lien entre le statut génétique et l’état clinique des chats.

Concrètement, si vous achetez un scottish fold né en France avec un pedigree LOOF après cette date, il ne devrait pas être issu d’un mariage fold × fold. Cela n’en fait pas un chat indemne : un fold porte, par définition, une copie du variant.

Les autres maladies

Une étude japonaise publiée en 2023 a trouvé le principal variant du gène PKD1, responsable de la polykystose rénale, plus souvent chez le scottish fold, le persan et l’exotic shorthair. Voyez notre fiche du persan.

Ce que disent la loi et les associations

Wikipedia cite les pays et régions qui ont interdit l’élevage de chats aux oreilles pliées : les Pays-Bas en 2014, l’Autriche en 2020, la Flandre en 2021, l’État de Victoria en Australie ; la Norvège et la Suède l’interdisent indirectement. La FIFe et le GCCF ne le reconnaissent pas.

En France, le LOOF reconnaît le scottish fold, le scottish straight, aux oreilles droites, et leurs variantes à poil long, le highland fold et le highland straight. La convention européenne pour la protection des animaux de compagnie, ratifiée par la France, demande à toute personne qui sélectionne un animal pour la reproduction de tenir compte des caractéristiques qui peuvent compromettre la santé et le bien-être de la descendance.

Vivre avec un scottish fold

Son poids compte

Si vous cherchez des croquettes pour scottish fold, le vrai critère est le poids. Dans l’étude Bristol Cats, qui suit des chats britanniques depuis leur plus jeune âge, le surpoids à 6 ans était associé à un risque plus élevé de changements de mobilité liés à l’arthrose, signalés par les propriétaires. Pour un chat dont les articulations sont fragiles, garder un poids de forme est une priorité : demandez à votre vétérinaire la ration qui convient.

Les traitements

Aucun traitement ne guérit l’ostéochondrodysplasie. Des cas traités par radiothérapie palliative ou par chirurgie ont été publiés, et l’étude australienne de 1999 rapportait une amélioration chez certains chats traités ; c’est au vétérinaire de choisir, selon le chat, ce qui soulage sa douleur.

Si vous avez déjà un scottish fold, faites surveiller sa mobilité par votre vétérinaire, et aménagez la maison : des marches ou des rampes vers ses endroits préférés, comme le suggère la revue de 2025 pour les chats arthrosiques. Soyez attentif aux signes discrets de douleur : il saute ou grimpe moins, boite, ou évite certains mouvements. Voyez notre article sur l’arthrose du chat et notre fiche du british shorthair, l’une des races utilisées dans son élevage.

Surveiller sa silhouette

Pour savoir si votre chat a le bon poids, la balance ne suffit pas : la grille d’évaluation de l’état corporel de la WSAVA, l’association mondiale des vétérinaires pour animaux de compagnie, décrit neuf niveaux. Au niveau optimal, le 5, le chat est bien proportionné, sa taille est bien marquée, ses côtes se sentent sous une légère couverture de graisse, et l’on ne sent pas de masse graisseuse sur le ventre. Au-dessus, les côtes deviennent difficiles à sentir, la taille disparaît et le ventre s’arrondit. Demandez à votre vétérinaire de vous montrer comment l’évaluer, et notez le score à chaque visite. Les lignes directrices 2021 de l’AAFP sur le chat âgé rappellent qu’un état corporel trop maigre, sous 5 sur 9, comme un état obèse, à 9 sur 9, est associé à une survie plus courte.

Jouer sans le blesser

Un chat aux articulations fragiles a toujours besoin de jouer, mais autrement. Privilégiez les jeux au sol : une canne à pêche qu’on fait glisser par terre, une balle qui roule, un tunnel, des jouets distributeurs de croquettes qui le font chercher sans sauter. Évitez de l’inciter à bondir haut ou à se réceptionner sur un sol glissant. Plusieurs séances courtes valent mieux qu’une longue. Et s’il se met en retrait ou s’arrête vite, n’insistez pas : c’est peut-être une gêne à signaler au vétérinaire.

Un arbre à chat adapté

Pour un scottish fold, choisissez un arbre à chat bas et large, avec des plateformes rapprochées, accessibles par des marches ou une rampe, et des perchoirs assez grands pour qu’il s’y couche de tout son long. Un griffoir horizontal, posé au sol, lui permet de faire ses griffes sans s’étirer en hauteur. Un couchage chaud en hauteur modérée, près d’une fenêtre, lui offre la vue sans l’effort d’un grand saut. Vérifiez enfin la stabilité de l’ensemble : un arbre qui bouge quand il y monte l’incitera à renoncer, et un chat qui renonce à grimper bouge encore moins, ce qui n’arrange ni son poids ni ses articulations, ni son moral.

Reconnaître la douleur

International Cat Care rappelle que les chats sont passés maîtres dans l’art de cacher leur douleur : plutôt que de boiter franchement, ils réduisent leur activité pour ménager leurs articulations. Les principaux signes d’arthrose qu’elle cite sont :

  • une réticence, une hésitation ou un refus à sauter, vers le haut comme vers le bas, ou des sauts moins fréquents ;
  • des escaliers montés ou descendus lentement ou avec difficulté ;
  • une raideur des pattes, surtout au réveil, parfois une boiterie visible ;
  • des difficultés à utiliser le bac, et des besoins faits à côté ;
  • du mal à passer par la chatière ;
  • plus de temps passé à se reposer, et des lieux de sommeil plus faciles d’accès ;
  • moins de jeux, d’exploration, de chasse, d’interactions ;
  • des positions de repos raides plutôt que le chat roulé en boule ;
  • un léchage excessif au-dessus des articulations douloureuses ;
  • des griffes trop longues, faute d’activité, qui peuvent se recourber dans les coussinets ;
  • un chat plus irritable quand on le touche ou quand il côtoie d’autres animaux.

L’association conseille de filmer votre chat chez vous, dans l’escalier ou en sautant d’une chaise, pour montrer ces gestes au vétérinaire : beaucoup de chats n’en laissent rien paraître à la clinique.

Aménager la maison

Les conseils d’International Cat Care pour un chat arthrosique conviennent particulièrement au scottish fold :

  • des couchages doux, dans des endroits calmes, faciles d’accès et sans courants d’air, un couchage en igloo pour la chaleur ;
  • des marches ou une rampe pour rejoindre le canapé, un rebord de fenêtre ou la chatière ;
  • une chatière très facile à ouvrir, voire bloquée ouverte ;
  • toujours un bac à l’intérieur, avec au moins un bord bas, et une litière fine et douce ;
  • de l’eau et de la nourriture faciles d’accès, sans escalier à monter ou à descendre, éventuellement des gamelles surélevées pour qu’il n’ait pas à se pencher ;
  • des tapis sur les sols glissants.

Les soins du quotidien

Un chat arthrosique peut avoir du mal à faire sa toilette, surtout sur le dos et l’arrière-train : International Cat Care conseille de l’aider en le brossant et en le nettoyant, et de couper ses griffes quand elles deviennent trop longues. Le scottish à poil court se contente d’un brossage par semaine, le highland à poil mi-long en demande davantage. Profitez de ces moments pour vérifier ses oreilles : les plis ne dispensent pas de les regarder régulièrement, et une odeur, des sécrétions ou un grattage doivent faire consulter.

Les médicaments : seulement ceux du vétérinaire

International Cat Care rappelle qu’il ne faut jamais donner à un chat un médicament pour humains : beaucoup sont toxiques pour lui, comme le paracétamol. Pour soulager l’arthrose, le vétérinaire dispose d’anti-inflammatoires non stéroïdiens autorisés chez le chat, dont il cherche la dose efficace la plus faible, et d’autres traitements, comme une injection mensuelle. L’association cite aussi l’acupuncture, pratiquée par un vétérinaire formé, et des aliments ou compléments à base d’acides gras essentiels ou de glucosamine et de chondroïtine, à discuter avec le vétérinaire. Un chat sous anti-inflammatoires doit bien boire. L’arthrose ne se guérit pas, mais avec un suivi attentif, un chat peut garder une vie confortable.

Vous envisagez d’adopter un scottish fold ?

Au vu de ces données, beaucoup de vétérinaires et d’associations félines déconseillent d’acheter un chaton fold. Si c’est la tête ronde et l’air doux qui vous attirent, d’autres options existent :

  • le scottish straight, aux oreilles droites, testé non porteur du variant, qui a la même silhouette sans l’anomalie du cartilage liée au pli ;
  • le british shorthair, utilisé dans l’élevage du fold, au visage tout aussi rond ;
  • un chat adulte en refuge : certains scottish folds sont abandonnés ou confiés à des associations, et adopter un fold déjà né, sans encourager l’élevage, est une autre démarche.

Si vous achetez malgré tout un chaton, demandez son pedigree, le statut génétique de ses parents pour le gène fold, le test de filiation exigé par le LOOF, et vérifiez qu’il n’est pas issu d’un mariage de deux folds. Faites-le examiner par votre vétérinaire dès l’arrivée, et prévoyez un suivi de sa mobilité toute sa vie.

Combien coûte un chaton scottish fold ?

Relevés sur les annonces de six éleveurs en septembre 2026, les prix d’un chaton scottish fold vont de 1 000 € à 1 700 €, avec un prix médian autour de 1 500 €.

Un éleveur affiche deux prix : 1 700 € pour un fold, aux oreilles pliées, et 1 500 € pour un straight, aux oreilles droites. Plusieurs annonces ne précisent pas si le chaton est fold ou straight : posez la question.

Ce que le prix doit comprendre, au minimum, c’est ce que la loi impose à tout vendeur : un chaton âgé d’au moins huit semaines, identifié avant la cession, avec le certificat vétérinaire et, pour un chat vendu comme « de race », un pedigree du LOOF. Beaucoup d’annonces ajoutent les premiers vaccins, un vermifuge, parfois la stérilisation ou un sac de départ : lisez le détail avant de comparer deux prix.

Ces montants sont ceux que les éleveurs affichent ; ils varient avec la couleur, la lignée, la destination du chaton et la région, et ils évoluent avec le temps. Un prix ne dit rien, à lui seul, du sérieux d’un élevage. En revanche, un chaton de race proposé très en dessous de ces prix doit vous alerter : chaton sans pedigree, séparé trop tôt de sa mère, ou annonce frauduleuse qui réclame un acompte pour un animal qui n’existe pas.

Vieillir avec un scottish fold

Les lignes directrices 2021 de l’AAFP sur le chat âgé soulignent que l’âge augmente le risque d’arthrose et d’autres changements, et que tous les chats seniors ont besoin de soins renforcés à la maison. Pour un fold, dont les articulations sont fragiles dès le départ, ces conseils valent encore plus tôt : un bilan au moins annuel, des vidéos de ses déplacements prises dès son jeune âge pour pouvoir comparer, un œil attentif sur le poids, l’appétit, la toilette et le passage au bac. Les mêmes lignes directrices insistent sur l’évaluation de la douleur, qui passe par les observations du propriétaire autant que par l’examen.

Quel nom pour un scottish fold ?

Sa tête ronde et son air de hibou inspirent des noms tout en douceur : Hibou, Pompon, Nuage, Caramel, Biscuit, Muffin, Mochi ou Pixel. Les amateurs de séries pourront penser aux chats de Taylor Swift, Meredith et Olivia ; les lecteurs, à Norton, le fold de Peter Gethers. Et pour un chat né en 2026 et inscrit au LOOF, la lettre de l’année est le B : Biscotte, Bulle, Bamboo ou Buddy.

Scottish fold ou british shorthair ?

Les deux races se ressemblent beaucoup, et pour cause : le british a servi à fixer la silhouette du scottish. Tête ronde, joues pleines, grands yeux ronds, corps solide : de loin, un scottish straight et un british shorthair se confondent presque. La différence tient aux oreilles, pliées chez le fold, droites chez le straight comme chez le british, et à l’histoire génétique : le british n’a jamais porté le variant du pli. Pour qui aime le « visage de peluche » sans l’anomalie du cartilage, le british est donc une piste naturelle.

Adopter un fold déjà né

Des scottish folds adultes se retrouvent en refuge ou en famille d’accueil, pour toutes sortes de raisons, comme beaucoup d’autres chats. Les adopter ne soutient pas l’élevage, et leur offre une vie adaptée. Avant de vous engager, demandez à l’association ce qu’elle sait de sa mobilité, de ses traitements éventuels et de ses radiographies, faites-le examiner par votre vétérinaire dans les premiers jours, et préparez la maison comme pour un chat arthrosique : marches, bac à bord bas, couchages faciles d’accès.

Ce que l’on ne sait pas encore

Plusieurs questions restent ouvertes. Aucune étude fiable ne donne d’espérance de vie propre au scottish fold. L’effet des oreilles pliées sur la communication entre chats n’a pas été étudié, note la revue britannique de 2025. Les études récentes divergent sur la fréquence des signes cliniques chez les folds à une seule copie du variant. Et le LOOF annonçait en 2020 le financement d’une grande étude vétérinaire sur le lien entre le statut génétique et l’état clinique des chats, dont les résultats permettront peut-être d’y voir plus clair. En attendant, la prudence recommandée par la plupart des vétérinaires reste la même : ne pas faire naître de nouveaux chats aux oreilles pliées.

L’american curl, l’autre chat aux oreilles singulières

On confond parfois le scottish fold avec l’american curl. Ce dernier a les oreilles recourbées vers l’arrière, vers le haut du crâne, presque à l’opposé du fold. La race descend d’une chatte errante noire, Shulamith, apparue en 1981 à Lakewood, en Californie. Les chatons naissent avec des oreilles droites, qui commencent à se recourber dans les 48 heures ; au bout de quatre mois, la forme est fixée, avec une base ferme et une pointe souple. L’étude japonaise de 2026 citée plus haut a pourtant retrouvé le variant TRPV4 du fold chez certains american curls, signe de croisements passés : le test génétique garde donc tout son intérêt dans cette race aussi.

Les idées reçues sur le scottish fold

  • « Seules les oreilles sont concernées. » Non : le défaut de cartilage touche aussi les os et les articulations.
  • « Un fold à une seule copie du gène est en bonne santé. » Il est atteint à un certain degré, avec une gravité très variable, selon les études de 1999 et 2008.
  • « Le pedigree LOOF garantit un chat sain. » Il garantit l’absence de mariage fold × fold, pas l’absence d’ostéochondrodysplasie chez un fold.
  • « Un chat calme n’a pas mal. » Les chats cachent leur douleur en bougeant moins, rappelle International Cat Care.
  • « Le scottish straight a le même problème. » Un straight testé non porteur du variant n’a pas l’anomalie liée au pli ; c’est pourquoi le test génétique est exigé pour les reproducteurs.

Questions fréquentes

Combien coûte un chaton scottish fold ?

Il faut compter de 1 000 € à 1 700 € selon le chaton, d’après les annonces de six éleveurs relevées en septembre 2026.

Pourquoi le scottish fold a-t-il les oreilles pliées ?

À cause d’un variant dominant du gène TRPV4, qui altère le cartilage. Ce défaut ne touche pas que les oreilles : il atteint aussi les os et les articulations.

Tous les scottish folds sont-ils malades ?

D’après une revue britannique de 2025, tous les scottish folds sont atteints d’ostéochondrodysplasie, avec une gravité variable ; les signes peuvent apparaître dès 6 mois.

Le scottish fold est-il interdit ?

Son élevage est interdit notamment aux Pays-Bas, en Autriche, en Flandre et dans l’État de Victoria. En France, il n’est pas interdit, et le LOOF le reconnaît.

Le scottish straight est-il malade ?

Il a les oreilles droites, parce qu’il n’a pas hérité du variant. Mais Wikipedia rappelle que certaines législations limitent aussi l’élevage avec les chats porteurs.

Pourquoi dit-on que le scottish fold n’a pas d’oreilles ?

Parce que ses oreilles, pliées vers l’avant et vers le bas, se plaquent contre sa tête : de face, elles semblent presque absentes. Un chat dont on a retiré une partie des oreilles, par exemple à cause d’un cancer de la peau, peut aussi donner cette impression.

Quelle est l’espérance de vie d’un scottish fold ?

Nous n’avons pas trouvé d’étude fiable qui donne une espérance de vie propre au scottish fold. Ce qui est établi, c’est que l’arthrose liée à l’ostéochondrodysplasie peut apparaître jeune et s’aggraver avec l’âge.

Un scottish fold à une seule copie du gène est-il malade ?

Il est atteint d’ostéochondrodysplasie à un certain degré, selon les études de 1999 et 2008, mais la gravité varie beaucoup : certaines études récentes trouvent des lésions légères et peu de signes cliniques chez ces chats.

Le LOOF autorise-t-il le mariage de deux scottish folds ?

Non. Le LOOF l’interdit, et exige depuis 2020 le test du gène fold pour les reproducteurs et un test de filiation pour les chatons.

Le scottish fold est-il affectueux ?

Les propriétaires le décrivent souvent comme calme et très affectueux, et Wikipedia cite cette réputation parmi les raisons de sa popularité. Attention cependant : un chat qui a mal se montre souvent plus calme ; un tempérament tranquille peut cacher une douleur.

Quels aménagements pour un scottish fold arthrosique ?

Des marches ou une rampe vers ses endroits préférés, des couchages doux et faciles d’accès, un bac à bord bas avec une litière fine, de l’eau et de la nourriture sans escalier à franchir, et des tapis sur les sols glissants, comme le conseille International Cat Care.

Quelle différence entre scottish fold et american curl ?

Le fold a les oreilles pliées vers l’avant et le bas ; l’american curl les a recourbées vers l’arrière. Le variant TRPV4 du fold a pourtant été retrouvé chez certains american curls.

Peut-on donner un antidouleur humain à un scottish fold ?

Jamais. International Cat Care rappelle que beaucoup de médicaments humains, comme le paracétamol, sont toxiques pour le chat. Seul le vétérinaire peut prescrire un traitement de la douleur.

Quelles couleurs pour un scottish fold ?

Toutes : le standard du LOOF admet toutes les couleurs et toutes les catégories, solide, tabby, silver, smoke, golden ou copper, avec ou sans blanc.

Comment savoir si mon scottish fold est trop gros ?

Utilisez la grille de la WSAVA : au niveau idéal, les côtes se sentent sous une légère couche de graisse et la taille est bien marquée. Demandez au vétérinaire de vous montrer le geste, et de noter le score à chaque visite.

Faut-il adopter un scottish fold en refuge ?

C’est une démarche qui ne soutient pas l’élevage. Demandez à l’association ce qu’elle sait de sa mobilité et de ses soins, faites-le examiner rapidement, et aménagez la maison comme pour un chat arthrosique.

Le british shorthair ressemble-t-il au scottish fold ?

Beaucoup : il a servi à fixer la silhouette de la race. Mais il a les oreilles droites et ne porte pas le variant du pli.

Le highland fold a-t-il les mêmes problèmes ?

Oui : c’est la variété à poil mi-long du scottish fold, et ses oreilles pliées viennent du même variant du gène TRPV4. Il demande en plus un brossage plus fréquent, qu’un chat arthrosique ne peut pas toujours assurer seul.

Un scottish fold peut-il vivre en appartement ?

Oui, s’il y trouve des couchages faciles d’accès, un arbre à chat bas avec des marches, des jeux au sol et un bac à bord bas. Un appartement de plain-pied, sans escalier à franchir pour ses ressources, lui convient même très bien.

Comment savoir si mon scottish fold souffre ?

Il saute ou grimpe moins, boite, marche de façon rampante ou évite certains mouvements. Parlez-en à votre vétérinaire.

Sources (29)
  1. Wikipedia — Scottish Fold (nouvel onglet)
  2. Roberts et al., A framework to refocus the conversation around the welfare of UK purebred cats, Animal Welfare, 2025 (Europe PMC) (nouvel onglet)
  3. Ukawa et al., Genetic evidence of a recent decline and crossbreed distribution of TRPV4 c.1024G>T variant in domestic cats, Animal Genetics, 2026 (Europe PMC) (nouvel onglet)
  4. Large-scale epidemiological study on feline autosomal dominant polycystic kidney disease and identification of novel PKD1 gene variants, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2023 (Europe PMC) (nouvel onglet)
  5. LOOF — Liste des races, version au 1er janvier 2026 (PDF) (nouvel onglet)
  6. Légifrance — Décret n° 2004-416 portant publication de la convention européenne pour la protection des animaux de compagnie (nouvel onglet)
  7. Malik R. et al. — Osteochondrodysplasia in Scottish Fold cats, Australian Veterinary Journal, 1999 (nouvel onglet)
  8. Takanosu M. et al. — Incomplete dominant osteochondrodysplasia in heterozygous Scottish Fold cats, Journal of Small Animal Practice, 2008 (nouvel onglet)
  9. Gandolfi B. et al. — A dominant TRPV4 variant underlies osteochondrodysplasia in Scottish fold cats, Osteoarthritis and Cartilage, 2016 (nouvel onglet)
  10. Rorden C. et al. — Radiographical survey of osteochondrodysplasia in Scottish Fold cats caused by the TRPV4 gene variant, Human Genetics, 2021 (nouvel onglet)
  11. Velie B.D. et al. — An estimation of osteochondrodysplasia prevalence in Australian Scottish Fold cats: a retrospective study using VetCompass data, BMC Veterinary Research, 2023 (nouvel onglet)
  12. Sartore S. et al. — Osteochondrodysplasia and the c.1024G>T variant of TRPV4 gene in Scottish Fold cats: genetic and radiographic evaluation, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2023 (nouvel onglet)
  13. Takanosu M., Hattori Y. — Osteochondrodysplasia in Scottish Fold cross-breed cats, Journal of Veterinary Medical Science, 2020 (nouvel onglet)
  14. LOOF — Standard Scottish & Highland, version applicable au 1er janvier 2021 (PDF) (nouvel onglet)
  15. LOOF — Travaillons ensemble à la pérennité de la race Scottish/Highland Fold, communication aux éleveurs, 2020 (PDF) (nouvel onglet)
  16. Maniaki E. et al. — Associations between early neutering, obesity, outdoor access, trauma and feline degenerative joint disease, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2021 (nouvel onglet)
  17. Merck Veterinary Manual — Disorders of the Outer Ear in Cats (propriétaires) (nouvel onglet)
  18. Cornell Feline Health Center — Squamous Cell Cancer: Dangerous (nouvel onglet)
  19. International Cat Care — Arthritis in cats (nouvel onglet)
  20. Wikipedia — American Curl (nouvel onglet)
  21. LOOF — Standards des races, version applicable au 1er janvier 2026 (PDF) : Scottish & Highland (nouvel onglet)
  22. WSAVA — Indice de condition corporelle du chat, 2020 (PDF) (nouvel onglet)
  23. Ray et al., 2021 AAFP Feline Senior Care Guidelines, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2021 (PMC) (nouvel onglet)
  24. Chatterie du Spiban — tarifs des chatons, relevés en septembre 2026 (nouvel onglet)
  25. unCompagnon — Chatterie de Chapécqlès, annonce relevée en septembre 2026 (nouvel onglet)
  26. Éleveurs Online — Chatterie De Blancafort, annonce relevée en septembre 2026 (nouvel onglet)
  27. Éleveurs Online — Élevage Catlines, annonce relevée en septembre 2026 (nouvel onglet)
  28. Éleveurs Online — BSH Cattery, annonce relevée en septembre 2026 (nouvel onglet)
  29. Éleveurs Online — Élevage Des Coccinelles, annonce relevée en septembre 2026 (nouvel onglet)

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