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British longhair : le british shorthair en poil mi-long

Publié le 24 mai 2021

British longhair
British longhair
Ce que vous allez trouver18 sections
  1. Carte d’identité du british longhair
  2. L’histoire de la race
  3. À quoi ressemble-t-il ?
  4. Les couleurs du british longhair
  5. Le caractère
  6. L’entretien du poil mi-long
  7. La santé du british longhair
  8. Adopter un british longhair
  9. Combien coûte un chaton british longhair ?
  10. British longhair ou british shorthair : que choisir ?
  11. Le chaton british longhair
  12. Le british longhair en exposition
  13. Été comme hiver
  14. Quel nom pour un british longhair ?
  15. British longhair et scottish fold
  16. Ses cousins
  17. Les erreurs fréquentes
  18. Questions fréquentes

Le british longhair est la variété à poil mi-long du british shorthair : même corps rond et musclé, même tête large aux joues pleines, mais une fourrure soyeuse avec collerette. Il est né des croisements réalisés en Angleterre après les deux guerres mondiales pour reconstituer le british shorthair, notamment avec des persans, qui ont apporté le gène du poil long. En France, le LOOF le reconnaît en championnat. Deux points de santé méritent l’attention : l’incompatibilité de groupe sanguin entre la mère et ses chatons, et la cardiomyopathie, fréquente chez les british.

Cette fiche détaille son histoire, son apparence, ses couleurs, du bleu classique aux teintes plus rares, son caractère tel que les études le décrivent, l’entretien de son poil, sa santé et son espérance de vie, et ce qu’il faut demander à un éleveur avant d’adopter un chaton.

Ce contenu est donné à titre informatif. Il ne remplace pas la visite et l’avis d’un vétérinaire.

Carte d’identité du british longhair

OrigineAngleterre
Autres nomsHighland Straight, ou Highlander, dans certains registres
TailleMoyenne à grande
Poids indicatif4 à 8 kg pour les mâles, 3 à 5 kg pour les femelles, comme pour le british shorthair
MaturitéLente : développement complet vers 3 ans
PoilMi-long, soyeux, avec un sous-poil épais, une collerette et une culotte
RobeToutes couleurs ; le bleu est la plus emblématique des british
YeuxGrands, ronds, d’une couleur assortie à la robe ; cuivre orangé chez le bleu
Espérance de vie9,6 ans en moyenne à la naissance dans une étude britannique de 2024, qui regroupait british shorthair et longhair
Proche deBritish shorthair, dont il est la variété à poil mi-long
Reconnu parLOOF (France, depuis 2000), TICA et WCF (depuis 2009)

L’histoire de la race

Le chat britannique, un chat de gouttière devenu race

Le british shorthair est la version de race du chat domestique britannique, l’une des plus anciennes populations de chats connues. Ses ancêtres auraient été introduits en Grande-Bretagne par les Romains, et le chat a d’abord été apprécié pour ses talents de chasseur. Des éleveurs anglais ont sélectionné les chats britanniques dès la fin du XIXe siècle, pour les présenter lors de l’une des premières expositions félines, organisée par Harrison Weir en 1871 au Crystal Palace de Londres. Le british y connut un vif succès et resta la vedette des expositions jusqu’en 1895. On l’appela british shorthair pour le distinguer des chats étrangers ou à poil long.

Les persans et le gène du poil long

Au début du XXe siècle, l’arrivée des persans et d’autres races à poil long fit passer le british de mode, et les reproducteurs devinrent rares à l’approche de la Première Guerre mondiale. Pour reconstituer la race, les éleveurs introduisirent des chats sans pedigree, des persans, des bleus russes, des burmeses et des chartreux. Une partie des gènes ainsi apportés allait devenir la base du british longhair : à l’époque, les chatons à poil long étaient versés dans l’élevage des persans.

Le GCCF britannique refusa d’abord d’enregistrer ces croisements, et n’accepta les chatons que trois générations après le croisement avec un chat sans race ou d’une autre race. Cette règle contribua à une nouvelle pénurie de reproducteurs pendant la Seconde Guerre mondiale, et le même scénario se répéta : persans, bleus russes et chartreux furent de nouveau utilisés. À la fin des années 1970, le british shorthair avait retrouvé son type et la pleine reconnaissance des grands registres. Voyez nos fiches du chartreux et du bleu russe, deux races qui lui ressemblent.

Une reconnaissance récente

Des chatons au poil mi-long naissaient régulièrement dans les portées de british shorthair. Longtemps mis à l’écart, ils ont ensuite été sélectionnés à part. La France a reconnu le british longhair en 2000, la TICA et la WCF en 2009. Les registres ne le traitent pas tous de la même façon : la TICA le reconnaît comme une race distincte, tandis que le GCCF britannique le considère comme une variante du british shorthair. Le LOOF le compte parmi ses races en championnat en 2026, en correspondance avec le british shorthair.

Attention aux noms

Wikipedia signale que le british longhair est parfois appelé Highlander ou Highland Straight. Ne le confondez pas avec la race appelée Highlander, une race récente aux oreilles légèrement recourbées et à la queue courte, issue de croisements entre le Desert Lynx et le Jungle Curl, qui n’a rien à voir avec les british. Ne le confondez pas non plus avec le Highland Fold, nom donné par certains registres au scottish fold à poil long.

Une race encore discrète en France

Le british longhair reste beaucoup plus rare que son cousin à poil court. Il ne représentait en France que 0,55 % des chats de race enregistrés entre 2003 et 2008, même si les inscriptions avaient nettement augmenté depuis 2006, passant d’environ 65 par an à 142 en 2008. Trouver un éleveur peut donc demander un peu de patience : voyez notre annuaire des chatteries.

À quoi ressemble-t-il ?

Le corps

Wikipédia décrit un chat tout en rondeur : hanches et épaules larges, musculature puissante, ossature robuste. Le manque de tonicité musculaire ou une ossature trop fine sont éliminatoires en exposition. L’encolure, musclée et trapue, est si courte qu’elle peut sembler inexistante. Les pattes sont de taille moyenne selon le LOOF, courtes selon la WCF, et les pieds ronds et fermes. La queue, épaisse et bien fournie, mesure environ les deux tiers du corps.

Le british est un chat qui mûrit lentement : il n’atteint son plein développement physique que vers 3 ans. Chose inhabituelle chez le chat, les deux sexes diffèrent nettement : les mâles pèsent en moyenne de 4 à 8 kg, les femelles de 3 à 5 kg.

La tête

La tête est ronde, large, avec des joues pleines et un crâne bien arrondi qui descend vers un museau court, fort et plein. Une face trop proche de celle du persan ou de l’exotic shorthair est un défaut éliminatoire, tout comme des narines pincées. Les yeux sont grands, ronds et écartés ; leur couleur doit être assortie à celle de la robe, et les juges du LOOF préfèrent les couleurs brillantes. Les oreilles, petites à moyennes, larges à la base et bien écartées, sont arrondies au bout.

La fourrure

C’est ce qui le distingue du shorthair : une fourrure mi-longue et soyeuse, avec un sous-poil épais. Les juges pénalisent un manque de densité ou de sous-poil. La collerette, autour du cou, et la culotte, sur l’arrière des cuisses, doivent être bien fournies.

Les couleurs du british longhair

Le bleu, la couleur emblématique

Toutes les couleurs sont admises chez le british longhair. La plus célèbre reste le bleu, un gris-bleu uni, hérité du « British Blue », la variété du british shorthair à partir de laquelle la sélection a commencé au XIXe siècle, avec des yeux cuivre orangé. C’est ce qu’on appelle couramment le british longhair « gris ».

Chez le chat, le bleu est un noir « dilué » : quand un chat porte deux copies du gène récessif de dilution, le noir devient bleu, c’est-à-dire gris, explique Wikipedia. Deux parents noirs porteurs de ce gène peuvent donc avoir des chatons bleus.

Les autres couleurs

Wikipedia détaille les couleurs admises chez le british shorthair, dont le longhair partage le standard :

  • les couleurs acceptées par tous les standards : blanc, noir, bleu, roux, crème et, plus récemment, cinnamon et fawn ;
  • le chocolat et sa version diluée, le lilac, acceptés par le GCCF, la FIFe et la TICA, mais pas par la CFA ;
  • les variantes argentées et dorées, en smoke, shaded ou tipped, qui peuvent toucher toutes les couleurs de base ;
  • les motifs tabby : classique, mackerel, tacheté ou ticked ;
  • le colourpoint, le bicolore et l’écaille de tortue, qui peuvent se combiner à toutes les couleurs.

Les couleurs « rares »

On lit souvent que telle ou telle couleur de british serait « rare ». Aucune source officielle ne classe les couleurs par rareté. Ce que l’on peut dire, c’est que certaines sont récentes dans les standards, comme le cinnamon et le fawn, et que d’autres dépendent de gènes récessifs : le chocolat et le cinnamon sont des versions récessives du noir, et le lilac et le fawn en sont les versions diluées, qui demandent deux copies de deux gènes récessifs. Une couleur récessive ne rend pas un chat en meilleure santé ni de meilleur caractère : choisissez votre chaton sur les dépistages de ses parents, pas sur sa robe. Pour comprendre les robes à deux couleurs, voyez notre article sur le chat écaille de tortue.

Le caractère

Ce que dit la tradition

Wikipédia rapporte qu’on le dit calme, avec le flegme de ses origines, attaché à son propriétaire, joueur, et peu enclin à se laisser porter, comme le british shorthair, tout en rappelant que ces traits varient selon l’histoire de chaque chat.

Ce que disent les études

Une grande étude finlandaise de 2019, menée auprès des propriétaires de 5 726 chats, a comparé les comportements de différentes races. Les british shorthairs y étaient :

  • la race la moins active ;
  • parmi les moins agressives, envers les membres de la famille comme envers les inconnus ;
  • parmi les moins sujettes au toilettage excessif ;
  • parmi les races dont les propriétaires signalaient le moins de problèmes de comportement ;
  • mais aussi la race la plus susceptible de rechercher moins le contact avec les humains.

Dans l’analyse de la personnalité, le british shorthair se rangeait dans un groupe de races, avec le norvégien, le ragdoll, le persan et l’exotic, et le sacré de Birmanie, jugé le moins agressif, le moins extraverti et le moins peureux. L’étude portait sur le british shorthair ; le longhair, issu des mêmes lignées, n’y était pas étudié à part. Les auteurs rappellent aussi qu’une part importante de ces comportements varie à l’intérieur de chaque race.

En pratique, ce portrait correspond à un chat calme, peu démonstratif, qui apprécie votre présence sans forcément réclamer les bras : une qualité si vous cherchez un chat tranquille, un point à connaître si vous rêvez d’un chat-pot de colle.

Au quotidien

Éleveurs et propriétaires décrivent un chat calme, doux et facile à vivre, que l’on surnomme volontiers le « chat nounours » pour sa silhouette de peluche. Beaucoup notent qu’il apprécie la compagnie et les caresses, mais préfère souvent s’allonger à côté de vous plutôt que d’être porté ou gardé sur les genoux : respectez cette préférence, il viendra à vous à sa façon. On lui prête aussi une petite voix, discrète pour un chat de ce gabarit. Ce sont des témoignages, pas des mesures, mais ils reviennent très souvent.

Il s’adapte en général bien à la vie en appartement, à condition d’avoir de quoi s’occuper. Sociable, il cohabite souvent sans difficulté avec des enfants respectueux, d’autres chats ou un chien habitué aux chats, surtout s’il a été bien socialisé chaton. Comme tout chat, il supporte mal d’être laissé seul trop longtemps sans occupation.

Le faire bouger

Son tempérament posé a un revers : il peut vite devenir pantouflard. Proposez-lui des séances de jeu courtes et régulières, plusieurs fois par jour, avec une canne à pêche, des balles légères ou des jouets distributeurs de croquettes. International Cat Care déconseille en revanche le pointeur laser, frustrant parce que le chat n’attrape jamais rien. Wikipedia signale d’ailleurs que le british shorthair a tendance à prendre du poids, et que son alimentation est à surveiller.

Un chat pour qui ?

Le british longhair convient bien :

  • aux foyers calmes, en appartement comme en maison ;
  • aux personnes qui apprécient un chat présent sans être envahissant ;
  • aux familles avec des enfants qui savent respecter un animal ;
  • à ceux qui ont le temps de le brosser plusieurs fois par semaine, et chaque jour pendant la mue.

Il convient moins à qui cherche un chat de genoux, très démonstratif, ou à qui ne veut pas s’occuper d’un poil mi-long.

Des accessoires à sa taille

Le british est un chat massif, dont le mâle peut dépasser les 7 kilos. Ses accessoires doivent suivre :

  • un bac à litière grand, d’au moins une fois et demie sa longueur, comme le recommande International Cat Care pour tout chat ;
  • une caisse de transport robuste, rigide et assez grande pour qu’il s’y retourne ;
  • un arbre à chat stable, lesté, avec de larges plateformes où il peut s’allonger de tout son long ;
  • un griffoir lourd, qui ne bascule pas quand il s’y étire ;
  • un couchage spacieux, dans un coin calme d’où il peut observer la maison.

Les boules de poils

Comme beaucoup de chats à poil mi-long ou long, le british longhair avale des poils en faisant sa toilette. Le moyen le plus sûr d’en limiter la quantité est le brossage régulier, surtout pendant la mue. L’herbe à chat est souvent proposée pour aider à éliminer les boules de poils, mais cette explication reste débattue. Si votre chat vomit souvent, même des boules de poils, parlez-en au vétérinaire.

L’entretien du poil mi-long

Le brossage

International Cat Care conseille de brosser tous les jours un chat à poil long, avec un peigne à dents larges et un gant en caoutchouc, seulement tant que le chat est à l’aise, et au moins une fois par semaine un chat à poil court. Un brossage régulier retire le poil mort, limite les boules de poils et permet de vérifier la peau. L’association conseille de masser d’abord la peau du bout des doigts, à rebrousse-poil, de la queue vers la tête, pour repérer d’éventuelles traces de puces. Voyez notre guide de la brosse pour chat.

Les nœuds

Avec un brossage quotidien, un chat ne devrait pas avoir de nœuds. S’il en a, ils sont inconfortables : un toiletteur peut parfois les démêler, mais les nœuds serrés doivent souvent être rasés par le vétérinaire, ce qui demande fréquemment une sédation ou une anesthésie, rappelle International Cat Care. D’où l’intérêt de s’y prendre tôt, en habituant le chaton à la brosse.

La mue

Les chats muent toute l’année, mais davantage au printemps et à l’automne, sous l’effet des changements de lumière et de température : le poil épais d’hiver laisse place à un poil plus léger en été, et inversement. Un chat d’intérieur, moins exposé aux cycles naturels de lumière, mue de façon plus régulière au fil de l’année. Chez un chat à poil mi-long, les périodes de mue sont celles où le brossage compte le plus : le chat avale une partie du poil qu’il retire en se léchant, et ce poil peut s’accumuler dans son estomac.

Faut-il un shampoing ?

C’est une question fréquente. La réponse d’International Cat Care est claire : un chat en bonne santé n’a aucune raison d’être baigné, et la plupart le supportent mal. Le brossage suffit. En cas de besoin particulier, demandez conseil à votre vétérinaire avant tout bain ou produit.

La santé du british longhair

L’érythrolyse néonatale

Wikipédia indique que le british longhair fait partie des races particulièrement touchées par l’érythrolyse néonatale. Elle survient quand une mère de groupe sanguin B a des chatons de groupe A : les anticorps de son premier lait, le colostrum, détruisent les globules rouges des chatons, qui peuvent en mourir.

Une étude américaine de 1991, sur plus de 2 000 chats, a mesuré la fréquence du groupe B : elle était très faible chez les chats de gouttière, mais nettement plus élevée chez plusieurs races, dont le british shorthair, avec des proportions allant de 15 à 59 % selon les races concernées. Les auteurs rappellent que tous les chats de groupe B possèdent naturellement des anticorps contre le groupe A, d’où le risque pour les chatons de groupe A nés d’une mère B et d’un père A.

Les chatons naissent en bonne santé, puis tombent malades après avoir tété : Wikipedia cite la léthargie, la faiblesse, des muqueuses pâles, de la fièvre et du sang dans l’urine. C’est une urgence vétérinaire ; le traitement repose sur des perfusions et des transfusions.

D’où le conseil des vétérinaires de connaître le groupe sanguin des reproducteurs des races à risque, voire des chatons. Quand une portée est à risque, les chatons ne doivent pas téter leur mère pendant les premiers jours, le temps que le colostrum ne transmette plus ces anticorps. Les deux fiches Wikipedia ne donnent pas la même durée : 24 à 36 heures pour la fiche française, qui propose un substitut de colostrum ou une chatte allaitante de groupe A ; 72 heures pour la fiche anglaise. C’est donc au vétérinaire de fixer le protocole. Si un éleveur vous propose un chaton, demandez-lui si ses reproducteurs sont groupés.

Le groupe sanguin compte aussi pour votre chat adulte : les recommandations de 2021 de l’ISFM sur la transfusion rappellent que les chats ont naturellement des anticorps contre les autres groupes, et qu’une transfusion incompatible peut provoquer des réactions graves. Si votre british doit un jour être transfusé, son groupe sera vérifié.

Le cœur

La cardiomyopathie hypertrophique, un épaississement du muscle cardiaque, est la maladie cardiaque la plus fréquente du chat. Une forme familiale a été décrite chez le british shorthair. Dans une étude danoise de 2011 sur 329 british shorthairs examinés par échographie, 8,5 % étaient atteints ; la maladie touchait 20,4 % des mâles contre 2,1 % des femelles, et apparaissait souvent tôt, avec un âge médian au diagnostic de 2,7 ans. Les auteurs recommandaient fortement le dépistage échographique dans la race, surtout chez les reproducteurs. Ce dépistage est devenu obligatoire pour les mâles reproducteurs chez les éleveurs de la fédération danoise membre de la FIFe.

Dans une étude publiée en 2026, sur plus de 7 000 chats adressés à des hôpitaux vétérinaires de Téhéran pour une suspicion de maladie cardiaque, le british shorthair faisait partie des races les plus souvent atteintes, avec le persan et le sphynx. L’âge adulte et l’embonpoint étaient associés à la maladie.

International Cat Care souligne que la maladie peut rester longtemps silencieuse ; le vétérinaire peut parfois déceler des signes précoces à l’auscultation, comme un souffle ou un rythme anormal, d’où l’intérêt d’un examen au moins annuel. Quand le cœur défaille, le signe le plus fréquent est une respiration difficile ou accélérée. Une respiration difficile ou accélérée justifie une consultation urgente.

Les reins

La polykystose rénale est une maladie héréditaire où des kystes se forment dans les reins, et Wikipedia considère le british comme une race à risque élevé. Une étude japonaise publiée en 2026, sur plus de 60 000 chats testés, montre que le dépistage génétique du principal variant du gène PKD1 a fait baisser sa fréquence dans plusieurs races, sans augmenter la consanguinité. Demandez à l’éleveur les résultats de ce test.

Une bonne nouvelle : le diabète

Une étude portant sur plus de 190 000 dossiers vétérinaires en Angleterre a trouvé le british shorthair deux fois moins souvent diabétique que les chats sans race : 0,24 % contre 0,58 %.

L’espérance de vie

Les chiffres varient selon les sources, et il faut les lire avec prudence :

  • dans les tables de mortalité publiées en 2024 à partir des dossiers de cliniques vétérinaires britanniques, les british, shorthair et longhair réunis, avaient une espérance de vie à la naissance de 9,58 ans, contre 11,74 ans pour l’ensemble des chats ; mais leur durée de vie allait de quelques jours à plus de 22 ans ;
  • selon Wikipedia, des données d’assurance suédoises placent la durée de vie médiane du british shorthair au-delà de 12,5 ans, avec 82 % des chats atteignant 10 ans ou plus ;
  • la même étude britannique de 2024 a montré que ne pas être stérilisé, être un chat de race et avoir un poids qui n’est pas idéal étaient associés à une vie plus courte.

Une espérance de vie à la naissance tient compte des décès précoces, et une durée de vie médiane ne dit pas la même chose : ces chiffres ne sont pas contradictoires, mais ils ne se comparent pas directement. Retenez surtout ce que vous pouvez influencer : la stérilisation, le poids et le suivi vétérinaire.

Adopter un british longhair

Les questions à poser à l’éleveur

  • Les parents ont-ils un groupe sanguin connu ? La mère est-elle de groupe B, et si oui, comment la portée a-t-elle été protégée ?
  • Les reproducteurs, surtout le père, ont-ils eu une échographie cardiaque de dépistage ? À quel âge, et par qui ?
  • Les parents ont-ils été testés pour la polykystose rénale ?
  • Le chaton est-il identifié, vacciné, et à quel âge sera-t-il cédé ?
  • Puis-je voir la mère, et les conditions dans lesquelles vivent les chats ?
  • Le chaton a-t-il été manipulé et habitué aux bruits de la maison pendant ses premières semaines ?

Reconnaître un élevage sérieux

La loi fixe quelques règles, rappelées par Service-Public : un chaton ne peut pas être cédé avant huit semaines ; il doit être identifié avant la cession ; l’acquéreur signe un certificat d’engagement et de connaissance au moins sept jours avant de le recevoir ; et seuls les chats inscrits au LOOF peuvent être vendus comme chats « de race ». Méfiez-vous des annonces qui proposent un « british » sans pedigree, d’un vendeur qui refuse la visite, qui livre le chaton sur un parking, ou qui presse la vente. Un éleveur passionné pose aussi des questions sur votre mode de vie : c’est plutôt bon signe.

Un british mûrit lentement : un chaton reste longtemps un chaton, et ne prendra sa silhouette ronde définitive que vers 3 ans. Voyez aussi notre article sur l’assurance pour chat, à regarder de près pour une race exposée à la cardiomyopathie.

Son alimentation

L’embonpoint est associé à la cardiomyopathie dans l’étude de 2026, et à une vie plus courte dans celle de 2024. Surveillez son poids, pesez ses rations, et parlez-en au vétérinaire lors des visites. Voyez nos croquettes pour chat adulte.

Combien coûte un chaton british longhair ?

Relevés sur les annonces de six éleveurs en septembre 2026, les prix d’un chaton british longhair vont de 1 000 € à 2 500 €, avec un prix médian autour de 1 700 €.

Un chaton cédé pour la reproduction coûte nettement plus cher : de 2 000 € à 3 000 € chez les éleveurs qui l’indiquent. Le prix « de compagnie » suppose en général que le chat sera stérilisé et ne servira pas à l’élevage.

Plusieurs chatteries appliquent le même tarif au british longhair et au british shorthair : les deux variétés viennent souvent des mêmes élevages.

Ce que le prix doit comprendre, au minimum, c’est ce que la loi impose à tout vendeur : un chaton âgé d’au moins huit semaines, identifié avant la cession, avec le certificat vétérinaire et, pour un chat vendu comme « de race », un pedigree du LOOF. Beaucoup d’annonces ajoutent les premiers vaccins, un vermifuge, parfois la stérilisation ou un sac de départ : lisez le détail avant de comparer deux prix.

Ces montants sont ceux que les éleveurs affichent ; ils varient avec la couleur, la lignée, la destination du chaton et la région, et ils évoluent avec le temps. Un prix ne dit rien, à lui seul, du sérieux d’un élevage. En revanche, un chaton de race proposé très en dessous de ces prix doit vous alerter : chaton sans pedigree, séparé trop tôt de sa mère, ou annonce frauduleuse qui réclame un acompte pour un animal qui n’existe pas.

British longhair ou british shorthair : que choisir ?

Les deux chats ont la même silhouette ronde, le même tempérament posé et les mêmes points de vigilance pour la santé. La différence tient au poil, et donc au quotidien :

British shorthairBritish longhair
PoilCourt, très dense, « peluche »Mi-long, soyeux, avec collerette et culotte
BrossageUne fois par semainePlusieurs fois par semaine, chaque jour pendant la mue
NœudsRaresPossibles derrière les oreilles, sous les pattes, à l’arrière des cuisses
Poils dans la maisonOui, surtout pendant la mueOui, et plus visibles
AllureCompacte, très rondePlus volumineuse, surtout l’hiver
Disponibilité en FranceTrès courantePlus rare

Si vous aimez le brossage, moment de complicité pour beaucoup de chats, le longhair est un bonheur à regarder. Si vous voulez un entretien minimal, le shorthair sera plus simple. Voyez notre fiche du british shorthair, liée plus bas.

Le chaton british longhair

Le british est un chat qui mûrit lentement, et le longhair ne fait pas exception : il ne prend sa silhouette définitive qu’autour de trois ans. Son poil suit le même chemin. Le chaton porte d’abord un duvet assez court et flou ; la fourrure mi-longue, la collerette et la queue en panache se développent au fil des mois, et atteignent souvent leur plein volume chez le jeune adulte, en hiver. Ne vous inquiétez donc pas si votre chaton ressemble d’abord davantage à un shorthair un peu hirsute.

C’est aussi le bon âge pour l’habituer au peigne et à la brosse : quelques minutes par jour, avec une brosse douce et une friandise à la fin, sans jamais insister s’il se débat. Un british habitué petit au brossage le vivra comme un moment agréable toute sa vie.

Le british longhair en exposition

Au LOOF, le british longhair est jugé selon le standard du british, dans sa variété à poil mi-long. Les juges regardent la rondeur générale de la tête et du corps, la densité de la fourrure et du sous-poil, la collerette et la culotte, ainsi que la couleur des yeux, qui doit être assortie à celle de la robe. Une face trop proche de celle du persan, une ossature fine ou un poil sans sous-poil sont pénalisés. Pour un chat de compagnie, rien de tout cela n’a d’importance : un british qui n’est pas « au standard » reste un compagnon aussi attachant.

Été comme hiver

Avec son sous-poil épais, le british longhair supporte bien le froid. Par forte chaleur, en revanche, laissez-lui des coins frais et de l’ombre, de l’eau fraîche à volonté, et brossez-le davantage pour retirer le sous-poil mort, qui tient chaud. Ne le tondez pas sans avis vétérinaire : la fourrure le protège aussi du soleil.

Quel nom pour un british longhair ?

Sa silhouette de nounours et ses origines britanniques inspirent beaucoup de propriétaires. Quelques idées : Earl Grey, Darcy, Paddington, Winston, Oscar ou Big Ben pour un mâle ; Duchesse, Jane, Mary, Scone ou Victoria pour une femelle ; Nuage, Velours, Plume ou Doudou pour souligner la douceur de son poil. Pour un chat inscrit au LOOF, le nom commence par la lettre de l’année de naissance : B en 2026.

British longhair et scottish fold

La fiche Wikipédia française indique que le british longhair peut être croisé avec le scottish fold et le Highland Fold. Ce point mérite une mise en garde. Les oreilles pliées du scottish fold viennent d’une mutation dominante du gène TRPV4, associée à l’ostéochondrodysplasie, une maladie qui touche le développement du cartilage dans tout le corps. Des études et des témoignages d’éleveurs montrent que des chatons issus de croisements entre un fold et un british peuvent développer une forme grave de la maladie, parfois au point de devoir être euthanasiés jeunes. La revue de 2024 sur les tests génétiques rappelle que deux copies de la mutation donnent une forme plus précoce et plus sévère. Si un éleveur associe ses british à des folds, posez-lui des questions précises sur le suivi articulaire des chatons.

Ses cousins

Voyez nos fiches du british shorthair, du persan, qui lui a apporté son poil long, et du scottish fold, dont les oreilles pliées ont un coût pour la santé.

Les erreurs fréquentes

  • Acheter un « british » sans pedigree LOOF en croyant acheter un chat de race.
  • Ne pas demander le dépistage cardiaque et rénal des reproducteurs.
  • Le laisser grossir parce qu’il est « naturellement rond ».
  • Oublier le brossage pendant la mue, et découvrir des nœuds.
  • Le porter de force alors qu’il préfère rester à côté de vous.
  • Choisir des accessoires trop petits : bac, caisse de transport, arbre à chat.
  • Le tondre en été sans avis vétérinaire.

Questions fréquentes

Combien coûte un chaton british longhair ?

Il faut compter de 1 000 € à 2 500 € selon le chaton, d’après les annonces de six éleveurs relevées en septembre 2026. Un chaton destiné à la reproduction coûte plus cher.

Le british longhair aime-t-il être porté ?

Souvent pas. Beaucoup de propriétaires décrivent un chat câlin qui préfère s’allonger à côté d’eux plutôt que d’être porté ou tenu sur les genoux. Respectez son choix : il recherchera votre compagnie à sa façon.

Le british longhair peut-il vivre en appartement ?

Oui, en général très bien, à condition d’avoir un arbre à chat stable, un griffoir, de quoi jouer chaque jour et un grand bac à litière.

Comment reconnaître un bon élevage de british longhair ?

Un chaton cédé à huit semaines au moins, identifié, avec un pedigree LOOF, un certificat d’engagement signé sept jours avant, la possibilité de voir la mère et les conditions d’élevage, et un éleveur qui répond précisément sur le dépistage des maladies de la race.

À quel âge un british longhair est-il adulte ?

Il mûrit lentement : il n’atteint sa silhouette définitive que vers trois ans, et sa fourrure mi-longue prend son plein volume chez le jeune adulte, souvent en hiver.

Le british longhair perd-il beaucoup de poils ?

Oui, surtout pendant la mue, au printemps et à l’automne. Un brossage quotidien à cette période limite les poils dans la maison et les nœuds.

Le british longhair s’entend-il avec les autres animaux ?

En général oui, selon les éleveurs : son tempérament posé l’aide à cohabiter avec d’autres chats et avec un chien habitué aux chats. Comme toujours, une présentation progressive, avec des ressources séparées et une pièce refuge au début, met toutes les chances de votre côté.

Faut-il un jardin à un british longhair ?

Non. Il vit très bien en intérieur, à condition d’avoir de quoi grimper, griffer et jouer. S’il a accès à un jardin, un espace clos ou un enclos le protège des dangers de la rue.

Quelle différence entre british longhair et british shorthair ?

La longueur du poil : le longhair a une fourrure mi-longue et soyeuse, avec collerette. Pour le reste, les deux races ont le même type, et elles peuvent être croisées entre elles.

D’où vient le poil long du british longhair ?

Des persans introduits après les deux guerres mondiales pour reconstituer le british shorthair.

Le british longhair est-il reconnu en France ?

Oui : la France l’a reconnu en 2000, et le LOOF le compte parmi ses races en championnat en 2026.

Quelles sont les couleurs du british longhair ?

Toutes les couleurs sont admises. Le bleu, un gris-bleu uni, est la plus emblématique ; on trouve aussi le noir, le blanc, le roux, le crème, le chocolat, le lilac, le cinnamon, le fawn, les variantes argentées et dorées, les motifs tabby, le colourpoint et l’écaille de tortue.

Le british longhair est-il câlin ?

Il est réputé calme et attaché à son propriétaire, mais peu enclin à être porté. Une étude de 2019 a trouvé le british shorthair peu actif, peu agressif, mais plus susceptible que d’autres races de rechercher moins le contact humain.

Quelle est l’espérance de vie d’un british longhair ?

Une étude britannique de 2024 donne 9,6 ans en moyenne à la naissance pour les british, shorthair et longhair réunis, avec des chats vivant jusqu’à plus de 22 ans ; des données suédoises placent la durée de vie médiane du british shorthair au-delà de 12,5 ans.

Quels problèmes de santé pour le british longhair ?

L’érythrolyse néonatale, liée au groupe sanguin, touche particulièrement les british ; la cardiomyopathie hypertrophique est fréquente chez le british shorthair, surtout chez les mâles ; la polykystose rénale est à dépister. Demandez à l’éleveur le groupe sanguin des parents et les dépistages réalisés.

Faut-il brosser un british longhair ?

Oui : International Cat Care conseille de brosser tous les jours un chat à poil long.

Faut-il laver un british longhair avec un shampoing ?

Non, sauf avis du vétérinaire : International Cat Care rappelle qu’un chat en bonne santé n’a aucune raison d’être baigné. Le brossage quotidien suffit.

Sources (29)
  1. Wikipédia — British longhair (nouvel onglet)
  2. LOOF — Liste des races, version au 1er janvier 2026 (PDF) (nouvel onglet)
  3. Hypertrophic cardiomyopathy in cats: clinical prevalence, risk factors, and outcomes of arterial thromboembolism in a referral population in Tehran, Iran (2020-2024), 2026 (Europe PMC) (nouvel onglet)
  4. Ukawa et al., Widespread genetic testing controls inherited polycystic kidney disease while avoiding inbreeding in cats, BMC Genomics, 2026 (Europe PMC) (nouvel onglet)
  5. International Cat Care — Grooming your cat (nouvel onglet)
  6. Wikipedia — British Shorthair (nouvel onglet)
  7. Wikipédia — British shorthair (nouvel onglet)
  8. Wikipedia — Cat coat genetics (nouvel onglet)
  9. Wikipedia — Neonatal isoerythrolysis (nouvel onglet)
  10. Teng et al., Life tables of annual life expectancy and risk factors for mortality in cats in the UK, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2024 (Europe PMC) (nouvel onglet)
  11. Salonen et al., Breed differences of heritable behaviour traits in cats, Scientific Reports, 2019 (Europe PMC) (nouvel onglet)
  12. Granström et al., Prevalence of hypertrophic cardiomyopathy in a cohort of British Shorthair cats in Denmark, Journal of Veterinary Internal Medicine, 2011 (Europe PMC) (nouvel onglet)
  13. Giger, Bucheler et Patterson, Frequency and inheritance of A and B blood types in feline breeds of the United States, Journal of Heredity, 1991 (Europe PMC) (nouvel onglet)
  14. Taylor et al., 2021 ISFM consensus guidelines on the collection and administration of blood and blood products in cats, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2021 (Europe PMC) (nouvel onglet)
  15. International Cat Care — Why do cats shed their fur? (nouvel onglet)
  16. International Cat Care — Cardiomyopathy (heart disease) in cats (nouvel onglet)
  17. Wikipedia — Highlander cat (nouvel onglet)
  18. Wikipedia — Scottish Fold (nouvel onglet)
  19. Lyons et al., Genetic testing: practical dos and don’ts for cats, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2024 (Europe PMC) (nouvel onglet)
  20. International Cat Care — Choosing a litter tray for your cat (nouvel onglet)
  21. International Cat Care — Kitten booklet (PDF, 2024) (nouvel onglet)
  22. Service-Public — Avoir un chien ou un chat : quelles sont les règles ? (F34877) (nouvel onglet)
  23. LOOF — Une année, une lettre (nouvel onglet)
  24. unCompagnon — Chatterie de Rosaismée, annonce relevée en septembre 2026 (nouvel onglet)
  25. unCompagnon — Chatterie du Vieil Amandier, annonce relevée en septembre 2026 (nouvel onglet)
  26. Chatterie des Perles de Satin — tarifs des chatons, relevés en septembre 2026 (nouvel onglet)
  27. Sweet Cat’s — tarifs des chatons, relevés en septembre 2026 (nouvel onglet)
  28. Chatterie de l’Étoile de la Grâce — tarifs des chatons, relevés en septembre 2026 (nouvel onglet)
  29. Chatterie du Crépuscule — tarifs des chatons, relevés en septembre 2026 (nouvel onglet)

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