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Peterbald : le chat oriental sans poil venu de Saint-Pétersbourg

Publié le 19 avril 2021

Deux chats sur fond noir, l’un sans poil assis, l’autre tigré debout
Deux chats sur fond noir, l’un sans poil assis, l’autre tigré debout
Ce que vous allez trouver24 sections
  1. Carte d’identité du peterbald
  2. L’histoire de la race
  3. Cinq types de pelage
  4. À quoi ressemble-t-il ?
  5. Chat nu : deux races, deux mutations
  6. Le caractère
  7. Vivre avec un chat sans poil
  8. Un chat nu, un chat hypoallergénique ?
  9. Peterbald, donskoy, sphynx, lykoi : quelle différence ?
  10. Au fil des saisons
  11. Jouer avec un peterbald
  12. Combien coûte un chaton peterbald ?
  13. Le budget d’un chat nu
  14. Siamois, oriental, peterbald : une même famille
  15. Un débat sur l’élevage
  16. La santé du peterbald
  17. Le chaton peterbald
  18. Adopter un peterbald
  19. Les idées reçues sur le peterbald
  20. Les erreurs fréquentes
  21. Quel nom pour un peterbald ?
  22. Avant d’adopter : la liste à vérifier
  23. Le peterbald en exposition
  24. Questions fréquentes

Le peterbald est un chat russe, créé à Saint-Pétersbourg en 1994 par l’éleveuse Olga S. Mironova, qui a croisé un mâle donskoy, un chat sans poil, avec une femelle oriental shorthair. Il a gardé la silhouette longiligne des orientaux et le gène de perte du poil du donskoy. Mais tous les peterbalds ne naissent pas nus : selon les chats, la peau est glabre, couverte d’un duvet, d’un poil court ou dur, ou d’un pelage ordinaire. Le LOOF le compte parmi ses races en championnat. Côté santé, une grande étude génétique de 2022 a trouvé chez le peterbald la plus forte fréquence d’un variant associé à une atrophie de la rétine d’apparition tardive : demandez à l’éleveur les tests de ses reproducteurs.

Ce contenu est donné à titre informatif. Il ne remplace pas la visite et l’avis d’un vétérinaire.

Carte d’identité du peterbald

OrigineSaint-Pétersbourg, Russie, 1994
CréatriceOlga S. Mironova
AncêtresUn mâle donskoy et une femelle oriental shorthair
TypeOriental, proche du siamois
PelageGlabre, duvet, velours, brosse ou poil droit
RobeToutes les couleurs
Reconnu parSFF (1996), TICA (1997), WCF (2003), LOOF

L’histoire de la race

Un donskoy et une orientale

Wikipedia rapporte qu’au second semestre 1994, la félinologue russe Olga S. Mironova a marié un donskoy nommé Afinogen Myth avec une championne du monde oriental shorthair, Radma von Jagerhov. Les deux premières portées ont donné quatre chatons, la base de la race : Mandarin iz Murino, Muscat iz Murino, Nezhenka iz Murino et Nocturne iz Murino. Le nom de la race associe la ville de Saint-Pétersbourg, « Peter » pour ses habitants, et le mot anglais bald, « chauve ». En 1996, la fédération féline russe SFF lui a donné un standard et une abréviation, PBD ; la TICA l’a enregistrée sous l’abréviation PD.

Le donskoy, ou don sphynx, est lui-même une race russe sans poil, née en 1987 à Rostov-sur-le-Don d’une chatte qui avait perdu son poil vers quatre mois. Wikipedia raconte que l’éleveuse Elena Kovaleva avait recueilli une chatonne écaille de tortue bleue, Varvara, qui commença à perdre ses poils vers cet âge ; mariée à un matou du quartier, elle donna des chatons dont certains naquirent nus et d’autres perdirent leur poil comme elle. L’encyclopédie note aussi que le donskoy, malgré l’absence de pelage, demande un entretien fréquent, et que des bains trop nombreux peuvent rendre sa peau très grasse : un conseil de mesure qui vaut aussi pour son descendant, le peterbald. Wikipedia précise qu’il n’est pas apparenté au sphynx, le chat nu canadien : l’absence de poil du sphynx vient d’une mutation récessive du gène de la kératine 71, celle du donskoy d’une mutation dominante. Depuis 2000, les mariages entre donskoys et peterbalds ne sont plus permis.

La reconnaissance

La race a été reconnue par la SFF, une association féline russe, en 1996, par la TICA en 1997 et par la WCF en 2003. L’ACFA l’a admise en championnat en mai 2009. La TICA a aussi accepté en championnat, en mai 2008, les peterbalds au pelage « brosse ».

En France, le LOOF compte le peterbald parmi ses races en championnat, dans sa liste au 1er janvier 2026. La même liste range le donskoy et le sphynx parmi les races reconnues.

Une race encore croisée

La race évolue vers le type moderne des orientaux et des siamois, et Wikipedia indique que les standards encouragent les mariages avec ces deux races ; le balinais et le javanais ont été retirés de la liste des croisements admis en 2005. Dans sa liste de 2026, le LOOF range parmi les auxiliaires d’élevage du peterbald, qui n’accèdent pas au championnat, les « chats à poil non muté ».

Cinq types de pelage

Le gène qui fait perdre le poil au peterbald vient du donskoy, et il est dominant : un seul parent porteur suffit pour le transmettre. Mais son effet varie d’un chat à l’autre. Wikipedia cite cinq types de pelage à la naissance, et décrit les quatre premiers chez le donskoy, dont le peterbald tient ce gène :

  • le glabre, une peau entièrement nue ;
  • le duvet, ou flock, un léger duvet, comme celui d’une pêche ;
  • le velours, un poil court et ondulé ;
  • la brosse, un poil raide ou dur, avec des zones dégarnies ;
  • le poil droit, un pelage ordinaire.

Le pelage d’un chaton n’est pas définitif : les peterbalds nés avec du poil, sauf ceux au poil droit, peuvent le perdre au fil du temps. Si vous voulez un chat au pelage précis, parlez-en avec l’éleveur, qui ne pourra pas toujours le garantir.

Toutes les couleurs et tous les motifs sont admis.

Ce que dit le standard du LOOF

Le standard du LOOF, applicable depuis le 1er janvier 2023, ne compte pas cinq mais quatre variétés : les chats entièrement nus, les chats « velours », au poil très court, les chats « brush », au poil dur, et les chats à poil non muté. Ces derniers sont auxiliaires : ils servent à l’élevage mais n’accèdent pas au championnat. Le nu, le velours et le brush sont jugés dans la même classe. Les seuls mariages admis sont peterbald × peterbald, peterbald × siamois et peterbald × oriental.

Le standard décrit la peau de chaque variété :

  • nu : une peau élastique, entièrement nue, au toucher de caoutchouc ; les moustaches sont souvent absentes ;
  • velours : un toucher qui va de la peau de chamois au velours ras, souvent avec un poil un peu plus long aux extrémités ; les moustaches sont frisées et cassées ;
  • brush : un poil court, bouclé et dur, parfois clairsemé ; moustaches frisées et cassées.

Chez les nus et les velours, la peau peut former des plis sur la tête, le cou et les aisselles, mais un excès de peau est pénalisé.

À type égal, le standard préfère la variété velours la plus courte possible, au toucher de peau de chamois. Il tolère que, chez le velours, la texture et la longueur du poil changent jusqu’à l’âge de 18 mois environ : un chaton velours ne montre donc pas encore son pelage définitif.

La répartition des points

PartiePointsDétail
Tête35Forme et longueur 6, oreilles 7, yeux 13, profil 6, menton 3
Corps30Format, ossature et musculature 15, encolure 3, pattes et pieds 6, queue 6
Robe25Nudité 8, rides 7, couleur 10
Condition et équilibre10Ni gras ni maigre

Le LOOF admet les catégories traditionnelle et point, c’est-à-dire à extrémités colorées comme le siamois, dans toutes les couleurs, en solide, tabby, silver ou smoke, avec ou sans blanc. Les yeux doivent être du bleu le plus intense chez les chats point, du vert le plus intense chez les chats de catégorie traditionnelle ; les yeux impairs, un vert et un bleu, sont admis chez les particolores, et les yeux bleus ou impairs chez les peterbalds blancs.

La tête, de taille moyenne, est longue et triangulaire, et le standard accepte trois profils : parfaitement droit, légèrement convexe, ou en deux plans, sans cassure. Les oreilles sont grandes, larges à la base, dans le prolongement du triangle. Le corps, de type oriental, est long, tubulaire, ferme, d’une « densité étonnante » quand on le manipule, avec des épaules et des hanches de même largeur, une ossature fine et de longues pattes aux petits pieds ovales. Sont pénalisés un corps court ou massif, une tête ronde, un museau court ou des yeux petits et ronds ; des taches blanches, sauf chez les particolores, ou des coussinets et une truffe dépigmentés privent de tout titre. Le standard précise aussi que la finesse du peterbald ne doit pas être confondue avec de la maigreur, et il refuse tout titre à un chat atteint d’entropion, une paupière qui s’enroule vers l’œil, ou d’une anomalie de la queue.

À quoi ressemble-t-il ?

Le peterbald ressemble à l’oriental shorthair. Wikipedia le décrit ainsi :

  • une tête longue et étroite, au profil droit, avec un museau en coin ;
  • de grandes oreilles, bien écartées ;
  • des yeux en amande ;
  • un corps mince et musclé, élégant, sur de longues pattes ;
  • une longue queue fine, comme un fouet ;
  • des pieds ovales aux longs doigts, que Wikipedia décrit comme palmés et assez habiles pour saisir des objets, voire ouvrir une poignée de porte à levier.

Wikipedia en français ajoute que les extrémités des velours, pattes, nez, oreilles et queue, sont souvent un peu plus fournies, et que les moustaches, quand elles existent, sont frisées. Elle précise aussi que tous les chatons dont l’un des parents est peterbald sont de race peterbald, quelle que soit leur apparence, y compris les chats à poil normal, dits straight, qui ne portent pas le gène de la nudité.

Chat nu : deux races, deux mutations

On confond souvent les chats nus, mais leur absence de poil n’a pas la même origine. Chez le sphynx, elle vient d’une mutation récessive du gène de la kératine 71. L’étude génétique de 2022, qui a testé plus de 11 000 chats, a vérifié que cette mutation est absente chez le donskoy et chez le peterbald : leur nudité a une autre cause. Les auteurs mentionnent une piste récente, un variant du gène LPAR6 repéré chez un peterbald, qui pourrait donner un pelage nu à l’état homozygote ou combiné au variant du même gène qui fait le poil frisé du cornish rex. La génétique de la nudité du peterbald n’est donc pas encore entièrement élucidée.

Si vous cherchez un « chat russe sans poil », deux races répondent : le donskoy, né à Rostov-sur-le-Don en 1987, et le peterbald, créé à Saint-Pétersbourg en 1994. Si vous cherchez un « chat siamois sans poil », c’est le peterbald, dont le standard du LOOF autorise les mariages avec le siamois et l’oriental.

Le caractère

Les descriptions du caractère du peterbald qu’on lit un peu partout viennent d’éleveurs et de propriétaires, pas d’études : lisez-les comme des tendances, pas comme des promesses. Elles décrivent souvent un chat proche de ses cousins orientaux et siamois : très sociable, attaché à ses humains, qui les suit de pièce en pièce, bavard, curieux et joueur, et qui supporte mal de rester seul toute la journée. Beaucoup de propriétaires racontent aussi qu’il recherche la chaleur, sous la couette, sur les genoux ou près du radiateur, ce qui n’étonne pas chez un chat sans fourrure. Chaque chat reste un individu, marqué par sa socialisation de chaton. Wikipedia le décrit elle aussi comme doux, affectueux, paisible, curieux, intelligent et énergique, moyennement bavard, vivant en général en bonne entente avec les autres chats, les autres animaux et les enfants ; la version française précise que ces traits restent individuels et dépendent avant tout de l’histoire de chaque chat.

Un chat qui aime la compagnie

Un chat aussi sociable profite souvent d’un compagnon, chat ou chien, avec qui partager jeux et siestes au chaud. Si vous envisagez un deuxième animal, les présentations progressives restent indispensables, comme pour toute cohabitation. Et si vous êtes absent toute la journée, pensez aux jouets qui l’occupent, aux cachettes, aux perchoirs près d’une fenêtre fermée, et à des séances de jeu le matin et le soir. Comme tout chat, il a besoin de jeux de chasse, de hauteur et de griffoirs : voyez notre guide de l’arbre à chat.

Vivre avec un chat sans poil

La peau

Une revue de 2025 sur le bien-être des chats de race au Royaume-Uni rappelle que les chats sans poil ou au poil très fin sont décrits comme sujets aux problèmes de peau, notamment aux infections par une levure, Malassezia, qui peuvent causer une dermatite, avec une peau enflammée qui démange, et demander un traitement à vie par des bains antifongiques. Elle cite comme exemples le sphynx, le devon rex et le cornish rex. Si la peau de votre chat rougit, gratte ou sent fort, montrez-le à votre vétérinaire.

Le soleil et le froid

La même revue note que ces chats sont réputés sensibles aux coups de soleil et au froid, tout en précisant que les preuves solides manquent. International Cat Care considère pour sa part que les chats blancs, au poil fin ou sans poil sont plus exposés aux coups de soleil, et conseille pour eux une crème solaire conçue pour les animaux, ou de limiter les sorties aux heures les plus chaudes. Le manuel vétérinaire Merck rappelle que l’exposition prolongée au soleil peut provoquer une dermatite solaire sur les zones peu couvertes de poils, qui peut évoluer, des années plus tard, vers un cancer de la peau. Elle souligne un risque : pour les protéger, beaucoup de propriétaires les gardent à l’intérieur. Un chat d’intérieur a alors besoin d’un environnement enrichi, avec des jeux, des cachettes et des points en hauteur.

Cats Protection précise que les chats blancs, ou ceux dont les oreilles, le nez et les paupières sont peu pigmentés, sont les plus exposés, et conseille de les garder à l’abri du soleil entre 11 heures et 16 heures en été. L’association décrit les premiers signes d’une exposition excessive : une perte de poils autour des oreilles, puis des croûtes et des plaies qui ne guérissent pas. Chez un chat sans poil, toute la peau est concernée : une vitre ensoleillée peut suffire à le brûler s’il y passe des heures. Un voilage aux fenêtres les plus exposées et un couchage à l’ombre aident à le protéger. Montrez au vétérinaire toute rougeur ou croûte qui persiste.

Le toilettage

Un chat qui dépend de l’humain pour l’entretien de sa peau peut souffrir si ces soins manquent. La même revue cite des alternatives au bain moins stressantes pour le chat, comme les lingettes. Demandez à votre vétérinaire comment entretenir la peau du vôtre, et à quel rythme.

Au quotidien, chez soi

Un chat sans fourrure n’a rien pour absorber le sébum que produit sa peau, ni pour se protéger du froid. Beaucoup de propriétaires en tirent quelques habitudes simples :

  • des couchages chauds, en polaire, en hauteur et loin des courants d’air, que l’on lave souvent, car le sébum de la peau les imprègne vite ;
  • une maison tempérée en hiver, avec un coin douillet près d’une source de chaleur sûre ;
  • un plaid sur le canapé préféré du chat, plus facile à laver que le tissu ;
  • l’examen régulier de la peau, des oreilles et du tour des griffes, où le sébum peut s’accumuler, en demandant au vétérinaire la bonne façon de les nettoyer ;
  • des soins adaptés au chat, lingettes ou bains, jamais de produit pour humains, selon les conseils du vétérinaire.

La revue de 2025 rappelle que ces soins ne sont pas un détail : un chat sans poil dépend de son humain pour une partie de l’entretien de sa peau. Avant d’adopter, demandez-vous si vous pourrez les assurer toute sa vie.

Le poids d’un chat élancé

Le standard du LOOF le rappelle : la finesse du peterbald ne doit pas être confondue avec de la maigreur. Pour savoir s’il a le bon poids, servez-vous de la grille d’évaluation de l’état corporel de la WSAVA : au niveau idéal, le chat est bien proportionné, sa taille est marquée et ses côtes se sentent sous une légère couche de graisse. Les recommandations de 2018 de l’AAFP sur l’alimentation conseillent de répartir la ration en petits repas, avec des jouets distributeurs quand c’est possible, une bonne occupation pour un chat vif et curieux.

Un chat nu, un chat hypoallergénique ?

C’est l’une des raisons pour lesquelles on s’intéresse aux chats nus : on espère qu’ils déclencheront moins d’allergies. Une revue publiée en 2026 dans Frontiers in Allergy rappelle que le principal allergène du chat, Fel d 1, est produit notamment par les glandes de la peau et de la salive, et que le chat le dépose sur son pelage et sa peau en faisant sa toilette. Elle cite le sphynx, le cornish rex et le devon rex parmi les races présentées comme moins allergisantes, mais conclut que les preuves restent limitées : les taux se recoupent largement d’une race à l’autre, aucune race ne s’est montrée constamment dépourvue d’allergène, et la production varie beaucoup d’un chat à l’autre au sein d’une même race. Un peterbald n’est donc pas un chat « sans allergène ». Si vous êtes allergique, passez du temps avec le chat que vous envisagez d’adopter, et parlez-en à votre médecin.

La même revue fait le point sur les bains et les lingettes souvent conseillés aux personnes allergiques : laver un chat réduit bien la quantité d’allergène sur sa peau, mais de façon passagère, car il en produit sans cesse et le redépose en faisant sa toilette ; selon les études qu’elle cite, les taux peuvent revenir à leur niveau de départ en quelques jours, voire quelques heures. Ces gestes peuvent aider, sans suffire à rendre un chat compatible avec une allergie sévère.

Peterbald, donskoy, sphynx, lykoi : quelle différence ?

La raceL’origine de son pelageSon type
PeterbaldGène dominant venu du donskoyOriental, élancé, proche du siamois
DonskoyMutation dominante, apparue à Rostov-sur-le-Don en 1987Plus robuste, de type moyen
SphynxMutation récessive du gène de la kératine 71, apparue au CanadaCorps musclé, ventre rond, grandes oreilles
LykoiAutre mutation, poil clairseméAllure de « loup-garou »

Leurs nudités ont des causes génétiques différentes : les résultats sur la santé d’une race ne se transposent pas aux autres.

Au fil des saisons

  • En hiver, offrez-lui plusieurs couchages chauds, en hauteur et à l’abri des courants d’air, un plaid sur le canapé et, pourquoi pas, un igloo en polaire. Méfiez-vous des sources de chaleur directes : un chat qui se colle contre un radiateur brûlant, un poêle ou une bouillotte trop chaude peut se brûler sans s’en rendre compte, surtout sans fourrure pour le protéger.
  • Au printemps et en été, pensez au soleil derrière les vitres, aux heures chaudes à éviter dehors, et à l’eau fraîche en plusieurs endroits.
  • Toute l’année, lavez régulièrement ses couchages, qui se chargent vite de sébum, et gardez un œil sur sa peau.

Jouer avec un peterbald

Un chat vif et curieux, décrit comme intelligent, a besoin d’occupations : cannes à pêche, balles, tunnels, jouets distributeurs de croquettes, parcours en hauteur. Beaucoup apprennent volontiers des petits tours, et Cats Protection explique qu’un chat apprend bien par le renforcement positif, en associant un son, comme celui d’un clicker, à une récompense, par de courtes séances. Plusieurs petites séances par jour valent mieux qu’une longue, et le jeu devient aussi un moyen de le réchauffer par l’activité, plutôt que de le laisser toute la journée immobile.

Combien coûte un chaton peterbald ?

En septembre 2026, nous n’avons trouvé qu’un seul éleveur de peterbald en France qui affiche son prix : 1 650 € pour un chaton. Un seul prix ne fait pas une moyenne : d’autres éleveurs répondent au cas par cas, et leurs tarifs peuvent être différents. Demandez-les directement.

Un chaton cédé pour la reproduction coûte nettement plus cher : de l’ordre de 1 850 € chez l’éleveur qui l’indique. Le prix « de compagnie » suppose en général que le chat sera stérilisé et ne servira pas à l’élevage.

Cet élevage annonce des portées en 2026, mais sa page de tarifs n’est pas datée.

Ce que le prix doit comprendre, au minimum, c’est ce que la loi impose à tout vendeur : un chaton âgé d’au moins huit semaines, identifié avant la cession, avec le certificat vétérinaire et, pour un chat vendu comme « de race », un pedigree du LOOF. Beaucoup d’annonces ajoutent les premiers vaccins, un vermifuge, parfois la stérilisation ou un sac de départ : lisez le détail avant de comparer deux prix.

Ces montants sont ceux que les éleveurs affichent ; ils varient avec la couleur, la lignée, la destination du chaton et la région, et ils évoluent avec le temps. Un prix ne dit rien, à lui seul, du sérieux d’un élevage. En revanche, un chaton de race proposé très en dessous de ces prix doit vous alerter : chaton sans pedigree, séparé trop tôt de sa mère, ou annonce frauduleuse qui réclame un acompte pour un animal qui n’existe pas.

Le budget d’un chat nu

Au-delà du prix d’achat d’un chaton de race rare, un chat sans poil a quelques postes de dépense propres : des produits d’entretien de la peau conseillés par le vétérinaire, des couchages et plaids à laver et remplacer plus souvent, une maison chauffée en hiver, parfois une crème solaire pour animaux, et un suivi vétérinaire attentif à sa peau. Ces frais restent modestes au quotidien, mais s’additionnent sur toute une vie : mieux vaut les avoir en tête avant de se lancer.

Siamois, oriental, peterbald : une même famille

Le peterbald partage le type du siamois et de l’oriental, avec lesquels le standard du LOOF autorise encore les mariages. Même tête triangulaire, mêmes grandes oreilles, même corps long et fin, mêmes yeux en amande, bleus chez les chats point, verts chez les autres. On pourrait presque le décrire comme un oriental déshabillé : si vous aimez l’allure et la personnalité de ces races, mais que la peau nue vous attire, le peterbald en est la version la plus proche.

Un débat sur l’élevage

Wikipedia rapporte qu’en 2014, les Pays-Bas ont interdit de faire reproduire des animaux porteurs de mutations nuisibles à leur descendance, et que l’absence de poil fait partie des caractères visés. Le débat sur l’élevage des chats sans poil reste ouvert : la revue de 2025 estime qu’une conformation qui oblige l’humain à entretenir la peau du chat peut être vue comme extrême : si les soins manquent, les besoins du chat ne sont pas couverts.

La santé du peterbald

Un variant associé à une maladie de la rétine

En 2022, une étude génétique a analysé l’ADN de 11 036 chats, grâce à des tests commerciaux. Elle a recherché notamment le variant du gène CEP290, associé à une atrophie progressive de la rétine d’apparition tardive, une maladie héréditaire qui fait perdre peu à peu la vue et qui a d’abord été décrite chez l’abyssin. Ce variant était présent chez 1,1 % de l’ensemble des chats, mais sa fréquence la plus élevée a été observée chez le peterbald : 26,5 %. Le nombre de peterbalds testés reste faible : pour le groupe sanguin, par exemple, l’étude n’en comptait que 17, tous du groupe A. Le signal mérite pourtant d’être pris au sérieux, d’autant qu’un test génétique permet de repérer les porteurs.

Ce qu’on ne sait pas

Nous n’avons pas trouvé d’autre étude sur les maladies propres au peterbald. Les études sur les chats sans poil portent surtout sur le sphynx, une autre race, dont la mutation est différente : on ne peut pas transposer leurs résultats au peterbald. Wikipedia signale une inquiétude : la mutation dominante du peterbald et du donskoy pourrait, quand un chat en porte deux copies, causer une dysplasie ectodermique, une maladie qui touche notamment les dents. Demandez à l’éleveur quels dépistages il réalise sur ses reproducteurs. Et comme pour tout chat, les lignes directrices de l’AAHA et de l’AAFP recommandent au moins une visite vétérinaire par an ; voyez aussi notre page sur les vaccins du chat.

Le chaton peterbald

Un chaton peterbald peut changer d’aspect en grandissant. Wikipedia indique que les chatons nés avec du poil, sauf ceux au poil droit, peuvent le perdre au fil du temps, et le standard du LOOF tolère que la texture et la longueur du poil d’un velours changent jusqu’à 18 mois environ. L’éleveur peut vous dire ce que les parents et les portées précédentes laissent attendre, sans pouvoir le garantir.

Côté démarches, la loi, rappelée par Service-Public, s’applique comme pour toute cession : pas de chaton avant huit semaines, une identification avant la cession, et un certificat d’engagement et de connaissance signé au moins sept jours avant pour un premier acquéreur. Préparez un coin chaud avant son arrivée, et habituez-le tôt aux manipulations et aux soins de la peau, par de courtes séances positives.

Adopter un peterbald

La race est rare en France. Demandez le pedigree du chaton, le type de pelage des parents, les dépistages réalisés, et à voir les conditions dans lesquelles il grandit. Demandez en particulier si les reproducteurs ont été testés pour le variant CEP290. Pour l’assurance, les conditions dépendent des contrats : voyez notre guide de l’assurance pour chat. Voyez aussi notre guide pour adopter un chaton, et notre page sur le métier d’éleveur félin. Le lykoi, autre chat au poil clairsemé, doit son allure à une mutation encore différente.

Les idées reçues sur le peterbald

  • « C’est un sphynx russe. » Non : sa nudité vient du donskoy, par une mutation dominante différente de celle, récessive, du sphynx.
  • « Un chat nu est hypoallergénique. » La revue de 2026 conclut qu’aucune race n’est constamment dépourvue d’allergène.
  • « Un chat sans poil n’a besoin d’aucun entretien. » C’est l’inverse : sa peau demande des soins réguliers, que la revue de 2025 juge essentiels à son bien-être.
  • « Tous les peterbalds sont entièrement nus. » Le LOOF distingue les nus, les velours, les brush et les chats à poil non muté.
  • « Un chaton velours gardera son poil. » Pas forcément : son pelage peut changer jusqu’à 18 mois environ.

Les erreurs fréquentes

  • Adopter un chat nu pour éviter une allergie, sans avoir passé de temps avec lui.
  • Le laisser au soleil ou au froid sans protection.
  • Utiliser des produits pour humains sur sa peau.
  • Négliger les couchages, qui se chargent vite de sébum.
  • Oublier de demander les tests des parents, dont celui du variant CEP290.

Quel nom pour un peterbald ?

Ses origines russes inspirent des noms comme Sacha, Ivan, Boris, Dimitri, Pouchkine, Neva, Olga, Tatiana, Natacha ou Katia ; sa peau douce, des noms comme Pêche, Velours, Chamois ou Satin. Pour un chat né en 2026 et inscrit au LOOF, pensez à la lettre B : Boris, Baïkal, Bolchoï, Babouchka ou Bella.

Avant d’adopter : la liste à vérifier

  • vous êtes prêt à entretenir sa peau toute sa vie, selon les conseils du vétérinaire ;
  • votre logement reste tempéré en hiver, et vous pouvez lui offrir des couchages chauds ;
  • vous pouvez le protéger du soleil, aux fenêtres comme dehors ;
  • il ne restera pas seul toute la journée, ou il aura un compagnon ;
  • si quelqu’un de la maison est allergique, il a passé du temps avec le chat avant l’adoption ;
  • l’éleveur est inscrit au LOOF, vous a montré le pedigree, le type de pelage des parents et leurs tests, dont celui du variant CEP290 ;
  • le chaton a au moins huit semaines et il est identifié ;
  • un rendez-vous chez votre vétérinaire est prévu dès son arrivée.

Le peterbald en exposition

Les expositions félines permettent de voir des peterbalds des différentes variétés, de toucher la différence entre un nu, un velours et un brush, et de parler avec les éleveurs. Le LOOF publie le calendrier des expositions organisées par les clubs en France. Les juges y comparent chaque chat au standard : type oriental, nudité, rides, couleur, et un état général « ni gras ni maigre ».

Questions fréquentes

Combien coûte un chaton peterbald ?

En septembre 2026, le seul éleveur de peterbald que nous avons trouvé avec un prix affiché demande 1 650 €. Un chaton destiné à la reproduction coûte plus cher.

Le peterbald est-il vraiment sans poil ?

Pas toujours. Selon les chats, la peau est nue, couverte d’un duvet, d’un poil velours ou brosse, ou d’un pelage normal. Et un chaton peut perdre son poil en grandissant.

Quelle différence entre le peterbald et le sphynx ?

Le peterbald est russe et a le type oriental, long et fin. Le sphynx est canadien. Surtout, leur absence de poil n’a pas la même origine : celle du sphynx vient d’une mutation récessive, celle du peterbald d’une mutation dominante, héritée du donskoy.

Le peterbald est-il reconnu en France ?

Oui : le LOOF le compte parmi ses races en championnat dans sa liste au 1er janvier 2026. La TICA l’a reconnu en 1997.

Un chat sans poil a-t-il besoin de soins particuliers ?

Une revue de 2025 décrit ces chats comme sujets aux problèmes de peau, et réputés sensibles au soleil et au froid, même si les preuves manquent sur ce dernier point. Demandez à votre vétérinaire comment entretenir sa peau.

Le peterbald a-t-il des maladies héréditaires ?

Une étude génétique de 2022 a trouvé chez le peterbald la fréquence la plus élevée, 26,5 %, d’un variant du gène CEP290 associé à une atrophie de la rétine d’apparition tardive. Un test existe : demandez-le à l’éleveur.

Quel est le chat russe sans poil ?

Deux races russes sont sans poil : le donskoy, né à Rostov-sur-le-Don en 1987, et le peterbald, né à Saint-Pétersbourg en 1994 d’un donskoy et d’une orientale.

Combien de variétés de pelage chez le peterbald ?

Le LOOF en reconnaît quatre : nu, velours, brush et poil non muté. Wikipedia en cite cinq, en distinguant le duvet du velours.

Le peterbald est-il hypoallergénique ?

Non, pas au sens strict. Une revue de 2026 rappelle que l’allergène principal du chat est produit notamment par la peau et la salive, et qu’aucune race ne s’est montrée constamment dépourvue d’allergène.

Quelles couleurs d’yeux pour un peterbald ?

Du bleu le plus intense chez les chats point, du vert le plus intense chez les chats traditionnels ; les yeux impairs sont admis chez les particolores, et les yeux bleus ou impairs chez les blancs.

Un peterbald a-t-il froid ?

Sans fourrure, il est plus exposé au froid, et beaucoup de propriétaires constatent qu’il recherche la chaleur. Offrez-lui des couchages chauds, loin des courants d’air, et une maison tempérée en hiver.

Pourquoi l’appelle-t-on peterbald ?

Le nom associe « Peter », le surnom de Saint-Pétersbourg où la race est née en 1994, et le mot anglais bald, « chauve ».

Un peterbald peut-il sortir au soleil ?

Avec prudence. Cats Protection conseille de garder les chats à la peau peu pigmentée à l’abri du soleil entre 11 heures et 16 heures en été, et International Cat Care recommande pour eux une crème solaire conçue pour les animaux. Chez un chat sans poil, toute la peau est exposée.

Faut-il laver souvent un peterbald ?

Pas trop : Wikipedia signale, chez le donskoy dont il descend, que des bains trop fréquents peuvent rendre la peau très grasse. Demandez au vétérinaire le bon rythme, entre bains et lingettes, pour votre chat.

Quelle est l’histoire du donskoy ?

La race descend de Varvara, une chatonne recueillie en 1987 à Rostov-sur-le-Don par Elena Kovaleva, qui perdit ses poils vers quatre mois et transmit cette particularité à ses petits.

Le peterbald est-il bavard ?

Wikipedia le décrit comme moyennement bavard, et proche de ses humains, qu’il aime suivre. Ses cousins orientaux et siamois ont la réputation d’être plus bavards encore.

Un peterbald peut-il vivre avec un chien ?

Wikipedia indique qu’il vit en général en bonne entente avec les autres chats, les autres animaux et les enfants. Comme pour toute cohabitation, présentez-les progressivement, et laissez au chat des endroits en hauteur où se retirer.

Le peterbald est-il apparenté au siamois ?

Oui : il a été créé à partir d’un donskoy et d’une oriental shorthair, et le standard du LOOF autorise encore les mariages avec le siamois et l’oriental, dont il partage le type.

Un chaton peterbald velours restera-t-il velours ?

Pas forcément. Le standard du LOOF tolère que la texture et la longueur du poil d’un velours changent jusqu’à l’âge de 18 mois environ, et Wikipedia indique que les chatons nés avec du poil, sauf les straight, peuvent le perdre au fil du temps. L’éleveur peut vous dire ce que laissent attendre les parents, sans le garantir.

Où voir des peterbalds en France ?

Dans les expositions félines, dont le LOOF publie le calendrier, ou chez un éleveur que le club de race peut vous indiquer. La race reste rare, et les chatons sont souvent réservés longtemps à l’avance : prévoyez de la patience.

Peut-on marier un peterbald et un donskoy ?

Non : les mariages entre donskoys et peterbalds ne sont plus permis depuis 2000. Les standards du peterbald encouragent en revanche les mariages avec l’oriental et le siamois.

Sources (18)
  1. Wikipedia — Peterbald (nouvel onglet)
  2. Wikipedia — Donskoy cat (nouvel onglet)
  3. LOOF — Liste des races, version au 1er janvier 2026 (PDF) (nouvel onglet)
  4. Roberts et al., A framework to refocus the conversation around the welfare of UK purebred cats, Animal Welfare, 2025 (Europe PMC) (nouvel onglet)
  5. AAHA et AAFP — 2021 Feline Life Stage Guidelines (PDF) (nouvel onglet)
  6. LOOF — Standard du peterbald, version applicable au 1er janvier 2023 (PDF) (nouvel onglet)
  7. Anderson H. et al. — Genetic epidemiology of blood type, disease and trait variants, and genome-wide genetic diversity in over 11,000 domestic cats, PLoS Genetics, 2022 (nouvel onglet)
  8. International Cat Care — Should I use sunscreen on my cat? (nouvel onglet)
  9. Merck Veterinary Manual — Disorders of the Outer Ear in Cats (propriétaires) (nouvel onglet)
  10. Guillet et al., Taming pet allergens: strategies to make furry cats less allergenic, Frontiers in Allergy, 2026 (PMC) (nouvel onglet)
  11. LOOF — Standards des races, version applicable au 1er janvier 2026 (PDF) : Peterbald (nouvel onglet)
  12. WSAVA — Indice de condition corporelle du chat, 2020 (PDF) (nouvel onglet)
  13. Sadek et al., Feline feeding programs: addressing behavioural needs to improve feline health and wellbeing, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2018 (PMC) (nouvel onglet)
  14. Service-Public — Avoir un chien ou un chat : quelles sont les règles ? (F34877) (nouvel onglet)
  15. Wikipédia — Peterbald (nouvel onglet)
  16. Cats Protection — Skin problems in cats (nouvel onglet)
  17. Cats Protection — Tips for clicker training a cat (nouvel onglet)
  18. Chatterie des Elfes de Nagoya — tarifs des chatons, relevés en septembre 2026 (nouvel onglet)

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