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ADAP 64 : l’association qui veille sur les chats libres de Pau

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Ce que vous allez trouver13 sections
  1. L’ADAP en bref
  2. Pau et son agglomération : le territoire de l’association
  3. Ce que fait l’association
  4. Vous avez trouvé un chat : que faire ?
  5. Un chat libre blessé ou malade : que faire ?
  6. Son éthique
  7. Identifier son chat : ce que dit la loi
  8. Signaler un animal maltraité
  9. Adopter un chat à l’ADAP
  10. Aider l’ADAP
  11. Comment reconnaître une association sérieuse
  12. Les idées reçues
  13. Questions fréquentes

logo association adap64

L’Association de défense animale pyrénéenne, ou ADAP, agit à Pau et dans son agglomération. Son action principale, selon son site, est la stérilisation, l’identification, le suivi sanitaire et le nourrissage des chats libres, ces chats sans propriétaire qui vivent en groupe dans la ville. Elle place aussi des chats et des chiens abandonnés en familles d’accueil bénévoles, sans refuge, et les propose à l’adoption, de préférence près de Pau. Pour la contacter, adopter ou l’aider : son site, adap64.com.

L’ADAP en bref

NomAssociation de défense animale pyrénéenne (ADAP)
LieuPau et son agglomération, Pyrénées-Atlantiques
StatutAssociation loi 1901, reconnue d’intérêt général selon son site
Création1992 selon son site ; déclarée le 14 février 1995 à Pau
Action principaleStérilisation, identification, suivi sanitaire et nourrissage des chats libres
Chats libres suivisEnviron 400, selon sa page des dons
FonctionnementFamilles d’accueil bénévoles, sans refuge
ContactPar le formulaire, le téléphone ou l’adresse électronique indiqués sur son site

Pau et son agglomération : le territoire de l’association

Pau est la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, en Nouvelle-Aquitaine, et l’ancienne capitale du Béarn. Wikipédia la décrit comme une commune d’environ 80 000 habitants en 2023, ville-centre d’une agglomération de plus de 200 000 habitants, célèbre pour son château, où naquit le futur Henri IV en 1553, et pour son boulevard des Pyrénées, balcon d’où l’on voit toute la chaîne. Comme dans toute ville de cette taille, des chats sans propriétaire y vivent dans les jardins, les parkings, les friches ou les cours d’immeubles : c’est à eux que l’ADAP consacre l’essentiel de son action.

Ce que fait l’association

Les chats libres

L’ADAP se présente comme la première association à avoir défendu la cause des chats libres dans les Pyrénées-Atlantiques, en particulier à Pau. Elle les fait stériliser et identifier, même les chats libres sont identifiés par puce électronique, assure leur contrôle sanitaire et les nourrit.

Ce travail s’inscrit dans un cadre légal. L’article L211-27 du code rural permet au maire, de sa propre initiative ou à la demande d’une association de protection des animaux, de faire capturer les chats non identifiés, sans propriétaire, qui vivent en groupe dans des lieux publics de la commune, pour les faire stériliser et identifier avant de les relâcher sur place. L’identification se fait au nom de la commune ou de l’association, qui partagent la responsabilité de leur gestion et de leur suivi sanitaire. Le nourrissage est autorisé sur les lieux de capture.

Voyez nos pages sur la stérilisation et l’identification du chat.

Chat libre, chat errant, chat haret : de quoi parle-t-on ?

Ces mots sont souvent employés l’un pour l’autre. Wikipédia distingue trois situations, au sein d’une même espèce :

  • le chat domestique de propriétaire, qui dépend de la personne qui l’abrite, le nourrit et le protège ;
  • le chat errant, qui vit indépendamment des humains sur un territoire plus vaste, mais se nourrit en grande partie de ce qu’ils lui laissent ;
  • le chat haret, retourné à une vie sauvage, qui subsiste par lui-même loin des humains.

La différence n’est pas génétique, mais liée au mode de vie : un chat né dans la rue d’une mère errante peut devenir un chat de compagnie s’il est socialisé très jeune, et un chat abandonné peut, avec le temps, redevenir sauvage. Le terme de « chat libre » est, lui, un terme de droit : il désigne les chats sans propriétaire, vivant en groupe dans des lieux publics, que l’article L211-27 du code rural permet de stériliser, d’identifier et de relâcher sur place, au nom de la commune ou d’une association.

Pourquoi stériliser les chats libres

La reproduction des chats est très rapide. Cats Protection rappelle qu’une chatte peut être pubère dès quatre mois, qu’une chatte non stérilisée peut entrer en chaleur jusqu’à vingt fois par an, que la gestation dure environ neuf semaines, et qu’une chatte peut être à nouveau gestante deux semaines seulement après une mise bas, alors que ses chatons dépendent encore d’elle. Les mâles, eux, sont pubères vers sept à neuf mois. Wikipedia cite une étude sur des chattes vivant en liberté, qui avaient en moyenne 1,4 portée par an, avec une médiane de trois chatons par portée ; dans cette même étude, 75 % des chatons nés de ces chattes étaient morts ou avaient disparu avant l’âge de six mois, le plus souvent à la suite d’un traumatisme.

Stériliser les chats libres, c’est donc éviter des portées dont beaucoup de petits ne survivent pas, mais aussi réduire les nuisances qui accompagnent les chaleurs et les bagarres : miaulements nocturnes, marquage urinaire, combats entre mâles. Voyez notre page sur la gestation du chat.

Ce que dit la recherche sur cette méthode

La méthode qui consiste à capturer, stériliser, identifier puis relâcher les chats, que les anglophones appellent TNR, pour trap-neuter-return, est la méthode non létale la plus répandue pour gérer les populations de chats libres. Wikipedia rappelle qu’elle reste pourtant discutée : des revues de la littérature ont constaté que, dans les colonies dont la population baissait, cette baisse était surtout due au fait qu’une part importante des chats était retirée, notamment par l’adoption, ainsi qu’à une mortalité élevée. Une colonie peut au contraire grossir si trop peu de chats sont stérilisés, si la nourriture attire de nouveaux chats, ou si des habitants y abandonnent leur propre animal.

Pour être efficace, l’action doit donc être suivie dans la durée : stériliser la grande majorité des chats d’un site, faire adopter les chatons encore sociabilisables et les adultes sociables, identifier les nouveaux venus, et lutter contre les abandons. C’est exactement pourquoi les associations comme l’ADAP combinent stérilisation, suivi sanitaire et placement en famille d’accueil.

Les chatons de la rue : une course contre la montre

Pourquoi les associations cherchent-elles à récupérer les chatons des chats libres le plus tôt possible ? International Cat Care explique que la période clé de socialisation du chaton se situe entre deux et sept semaines. C’est à ce moment que se forment les relations fondées sur la familiarité : les humains, et même d’autres espèces comme le chien, peuvent alors être intégrés à son groupe social. L’association cite des recherches montrant que des chatons manipulés par quatre ou cinq personnes différentes, hommes, femmes, adultes et enfants, avant sept semaines, sont plus sociables envers les humains une fois adultes. À l’inverse, un chaton qui n’a jamais eu de contact humain pendant cette période aura souvent beaucoup de mal à devenir un chat de compagnie.

C’est pourquoi les chatons nés dehors et récupérés jeunes peuvent être placés en famille d’accueil, sociabilisés puis adoptés, alors que les adultes sauvages sont, le plus souvent, stérilisés et relâchés sur leur territoire. International Cat Care précise toutefois que le tempérament compte aussi : les chatons timides profitent de la socialisation, mais moins que les chatons plus confiants.

La stérilisation précoce

International Cat Care conseille de stériliser les chats vers quatre mois, avant la puberté, et affirme que les données récentes ne montrent aucun inconvénient à cet âge pour le développement, le comportement ou la santé. L’association en rappelle les bénéfices : moins de stress pour une jeune chatte qu’une portée précoce, un risque réduit de certains cancers chez la femelle stérilisée avant six mois, moins de maladies infectieuses transmises lors des accouplements et des bagarres, comme le coryza, le FIV ou la leucose, moins de blessures chez les mâles, moins de marquage urinaire et moins de miaulements pendant les chaleurs. Elle ajoute que près de la moitié des portées de chats nées au Royaume-Uni en 2023 n’étaient pas prévues.

Le rôle des nourrisseurs

Les chats libres ont souvent un ou plusieurs nourrisseurs, bénévoles ou habitants du quartier. Leur rôle est précieux, à condition de travailler avec l’association et la mairie plutôt que seuls : nourrir des chats sans les faire stériliser, c’est favoriser les naissances. Quelques bonnes pratiques de bon sens : nourrir à heure fixe, dans des gamelles propres, sans laisser de restes qui attireraient d’autres animaux ou gêneraient le voisinage ; signaler à l’association tout nouveau chat non identifié, tout chat blessé ou malade, et toute portée ; et respecter les lieux privés.

L’accueil et l’adoption

L’association recueille des animaux abandonnés, des animaux dont le propriétaire est décédé, et des animaux retirés à la suite d’enquêtes pour mauvais traitements. Elle les place en famille d’accueil provisoire, les fait examiner et suivre par un vétérinaire si besoin, leur cherche une nouvelle famille, puis suit l’adoption. Ceux qui sont difficiles à placer, trop craintifs, âgés, handicapés ou malades, restent sous sa protection en accueil dit « définitif ».

Les autres missions

D’après son site, l’ADAP mène aussi des enquêtes pour mauvais traitements et poursuit si besoin les propriétaires en cause, aide les personnes démunies à faire soigner leurs animaux, collabore avec d’autres associations, et sensibilise le public par des manifestations.

Vous avez trouvé un chat : que faire ?

Beaucoup de personnes contactent une association après avoir trouvé un chat. Service-Public décrit les démarches, qui diffèrent selon que l’animal se laisse approcher ou non :

  • vérifier s’il est identifié : la puce électronique se trouve sous la peau, au niveau du cou, et se lit avec un lecteur dont disposent les vétérinaires et parfois les associations ; le tatouage se trouve en général à l’intérieur d’une oreille ;
  • s’il est identifié, déclarer l’animal trouvé auprès de l’I-Cad, qui gère le fichier national d’identification, en ligne ou avec l’application Filalapat ; l’I-Cad se charge de contacter son détenteur ;
  • consulter le voisinage, les affiches chez les commerçants, les vétérinaires et les associations de la commune et des communes voisines, pour savoir si l’animal est recherché ;
  • faire placer l’animal en fourrière : chaque commune dispose d’une fourrière, dont les coordonnées et les conditions sont affichées en mairie ; si la mairie ne répond pas, contactez le commissariat ou la gendarmerie.

Service-Public précise qu’un animal non réclamé au bout d’un délai franc de huit jours ouvrés en fourrière est considéré comme abandonné. Après avis d’un vétérinaire, il est alors cédé gratuitement à une association ou une fondation de protection animale, ou euthanasié ; seules les associations et fondations de protection animale sont habilitées à proposer les animaux à l’adoption. C’est l’une des raisons pour lesquelles les associations locales jouent un rôle si important.

Un chat libre blessé ou malade : que faire ?

Un chat libre qui boite, maigrit, a les yeux qui coulent ou reste prostré a besoin d’aide, mais il n’est pas toujours facile à approcher. Quelques réflexes :

  • ne l’attrapez pas à mains nues s’il est craintif : un chat qui a peur ou qui souffre peut mordre ou griffer, et une morsure de chat doit toujours être montrée à un médecin ;
  • prévenez l’association qui s’occupe du secteur, ou le nourrisseur du groupe : ils connaissent souvent le chat, et disposent de cages de capture adaptées ;
  • contactez un vétérinaire si le chat est gravement blessé, par exemple après un accident de la route ;
  • renseignez-vous en mairie : Service-Public précise que les conditions de prise en charge des animaux errants accidentés, ou trouvés en dehors des heures d’ouverture de la fourrière, y sont affichées.

Si vous parvenez à le mettre en sécurité, placez-le dans une caisse de transport couverte d’un linge, au calme, sans chercher à le manipuler davantage, le temps d’obtenir de l’aide.

Son éthique

L’association affiche plusieurs principes :

  • la stérilisation et l’identification, y compris des chats libres ;
  • le refus des euthanasies de convenance ou pour raisons économiques ; voyez notre page sur l’euthanasie du chat ;
  • la prise en charge de tous les animaux, vieux, handicapés, peu sociables ou malades ;
  • la lutte contre toute forme d’exploitation animale.

Identifier son chat : ce que dit la loi

L’identification est au cœur de l’action de l’ADAP, jusqu’aux chats libres. Service-Public rappelle ce que la loi impose à tous les propriétaires :

  • l’identification est obligatoire pour les chats de plus de sept mois ; elle est réalisée par un vétérinaire ou un tatoueur habilité ;
  • elle comprend deux étapes : le marquage par puce électronique, ou tatouage, et l’inscription au fichier national d’identification des carnivores domestiques, l’I-Cad ;
  • elle attribue au chat un numéro unique, qui permet de retrouver les coordonnées de son propriétaire s’il se perd ou s’il est volé ;
  • vous devez mettre à jour vos coordonnées auprès de l’I-Cad en cas de déménagement ou de changement de téléphone ;
  • détenir un chat non identifié né après le 1er janvier 2012 peut être puni d’une amende de 750 € ;
  • un chat doit être identifié avant d’être cédé, vendu ou donné.

C’est souvent grâce à la puce qu’un chat trouvé à des kilomètres de chez lui retrouve sa famille : un geste simple, qui évite à beaucoup de chats de finir en fourrière.

Signaler un animal maltraité

L’ADAP indique mener des enquêtes pour mauvais traitements. Si vous êtes témoin de maltraitance, vous pouvez contacter la police ou la gendarmerie, ainsi qu’une association de protection animale de votre secteur. Notez les faits de façon précise, avec les dates, les lieux, et si possible des photos prises sans vous mettre en danger. L’article 521-1 du code pénal, dans sa version en vigueur depuis décembre 2021, punit les sévices graves et les actes de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende, peines portées à cinq ans et 75 000 € lorsque l’animal en meurt ; l’abandon est puni des mêmes peines. Service-Public signale aussi un service en ligne pour signaler une maltraitance animale à la police ou à la gendarmerie, de façon confidentielle et anonyme ; en cas d’urgence, appelez directement la police ou la gendarmerie.

Adopter un chat à l’ADAP

Les animaux à adopter sont présentés sur la page des adoptions du site, chacun avec sa fiche : âge, sexe, couleur, histoire, caractère, et conditions d’adoption. Sur une fiche de chaton consultée en septembre 2026, l’association indiquait que ses chatons sont placés déparasités, identifiés, vaccinés, et stérilisés à 6 mois, et qu’elle cherche des familles aussi proches que possible de Pau. En appartement en hauteur, les accès extérieurs doivent être sécurisés. Une participation aux frais de sauvetage est demandée ; son montant figure sur chaque fiche. Sur une fiche de chaton consultée le 27 septembre 2026, elle était de 170 €, ou 200 € si le rappel de vaccin avait déjà été fait, avec un effort pour l’adoption de deux chatons ensemble : 260 €, ou 300 € avec les rappels. La stérilisation à 6 mois y était incluse, sans participation supplémentaire, lorsqu’elle est faite chez un vétérinaire partenaire. Vérifiez le montant sur la fiche de l’animal qui vous intéresse, il peut évoluer.

Adopter un chat adulte ou craintif

Les associations qui fonctionnent avec des familles d’accueil connaissent bien le caractère de leurs protégés : c’est un avantage précieux pour l’adoptant. Un chat adulte a un caractère déjà formé, que la famille d’accueil peut décrire : sociable ou réservé, joueur ou calme, habitué ou non aux enfants, aux chiens, aux autres chats. Voyez notre page chaton ou chat adulte pour comparer.

Un chat craintif demande surtout du temps. Quelques principes, pour les premières semaines :

  • installez-le d’abord dans une seule pièce calme, avec sa litière, son eau, sa nourriture et une cachette, un carton ou une caisse de transport ouverte ;
  • laissez-le venir à vous, sans le forcer à sortir de sa cachette ni le prendre dans les bras ;
  • passez du temps dans la pièce, assis, en lisant ou en parlant doucement, pour qu’il s’habitue à votre présence ;
  • proposez-lui des jeux à distance, avec une canne à pêche, puis des friandises à la main, quand il se montre plus confiant ;
  • ouvrez peu à peu le reste de la maison, quand il circule sereinement dans sa pièce.

N’hésitez pas à demander conseil à la famille d’accueil : elle sait ce qui le rassure, ce qu’il aime manger et comment il réagit aux bruits.

Reconnaître un chat qui a peur

Un chat qui arrive dans une nouvelle maison est souvent inquiet. Cats Protection décrit les signes d’un chat mal à l’aise, qu’il faut savoir reconnaître pour ne pas le brusquer :

Chat inquietChat en confiance
Il se cache ou cherche à monter en hauteurIl circule dans la pièce, curieux
Oreilles aplaties, sur le côté ou en arrièreOreilles tournées vers l’avant, détendues
Yeux grands ouverts, pupilles dilatéesYeux mi-clos, clignement lent
Poils hérissés, il feule ou donne des coups de patteQueue dressée, il se frotte la tête contre vous
Il se lèche les babines de façon excessive ou se toilette tropIl se roule sur le dos, réclame des caresses

Tant que les signes de la première colonne dominent, laissez-le tranquille dans sa pièce. Ceux de la seconde vous diront qu’il est prêt à découvrir la maison.

La première visite chez le vétérinaire

Même si l’association a fait les soins nécessaires, prévoyez une visite chez votre propre vétérinaire après l’adoption : il fera connaissance avec votre chat, vérifiera son état général et programmera les rappels. Pour que le trajet se passe bien, les recommandations de 2022 de l’AAFP et de l’ISFM sur la manipulation des chats conseillent de l’habituer à sa caisse de transport, laissée ouverte à la maison, bien avant le rendez-vous, et de garder la caisse couverte et stable pendant le trajet.

Adopter, c’est s’engager pour longtemps

Un chat vit longtemps : une étude britannique de 2024, fondée sur près de 8 000 décès de chats suivis en clinique vétérinaire, a estimé leur espérance de vie à la naissance à 11,7 ans en moyenne, un peu plus pour les femelles, 12,5 ans, que pour les mâles, 11,2 ans. Les auteurs ont aussi observé qu’un chat non stérilisé, un chat de race ou un chat dont le poids n’est pas idéal avaient une espérance de vie plus courte. Beaucoup de chats vivent bien au-delà de quinze ans. Avant d’adopter, pensez donc à la durée de cet engagement : déménagements, vacances, arrivée d’un enfant, changements de travail. Une association vous posera ces questions, non pour vous décourager, mais pour que l’adoption soit définitive.

Préparer son arrivée

Avant le jour J, préparez l’essentiel : une caisse de transport solide, une litière et un bac placé dans un endroit calme, des gamelles, la même nourriture que chez sa famille d’accueil au début, un griffoir, quelques jouets et un couchage. Sécurisez les fenêtres et le balcon, rangez les produits ménagers et les plantes toxiques, et prenez rendez-vous chez votre vétérinaire pour une première visite. Pensez enfin à mettre à jour les coordonnées de l’identification à votre nom, auprès de l’I-Cad.

Ce que la loi prévoit pour toute adoption

Que vous adoptiez à l’ADAP, dans une autre association ou chez un particulier, les mêmes règles s’appliquent. Service-Public rappelle que :

  • vous devez signer un certificat d’engagement et de connaissance des besoins du chat, et le remettre à la personne qui vous le cède ;
  • ce certificat n’est valable que 7 jours après sa délivrance : c’est un délai de réflexion, et la personne qui cède l’animal doit vérifier qu’il est écoulé avant de vous le remettre ;
  • ces règles valent quel que soit le mode d’acquisition, payant ou gratuit, auprès d’un éleveur, d’un particulier ou d’une association ;
  • le chat doit être identifié avant d’être cédé ;
  • un mineur ne peut adopter un chat qu’avec le consentement de ses parents.

Si vous cherchez un « chaton à donner » près de Pau, ces règles s’appliquent aussi : un chaton cédé sans identification ne respecte pas la loi.

Avant d’adopter, voyez notre guide pour adopter un chaton, et notre page sur les vaccins du chat.

Aider l’ADAP

Les dons

L’association précise que ses appels aux dons ne financent pas la stérilisation ou l’identification des animaux adoptables, couvertes par la participation des adoptants, mais les soins coûteux de ses protégés qui ne trouveront pas de famille. Elle indique être reconnue d’intérêt général et pouvoir délivrer des reçus fiscaux.

Un don à un organisme d’intérêt général ouvre droit à une réduction d’impôt sur le revenu de 66 % de son montant, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Conservez le reçu fiscal que l’association vous remet. Lorsque vos dons dépassent cette limite de 20 %, l’excédent est reporté sur les cinq années suivantes, et ouvre droit à la réduction dans les mêmes conditions.

Toutes les formes de dons

Service-Public précise qu’un don peut prendre plusieurs formes : un versement d’argent, un don en nature, le versement de cotisations, l’abandon de revenus, ou encore les frais engagés dans le cadre d’une activité bénévole. Ce dernier point concerne directement les bénévoles d’une association comme l’ADAP : les frais qu’ils engagent pour elle, et auxquels ils renoncent à se faire rembourser, peuvent être traités comme un don, à condition de respecter les règles prévues par l’administration fiscale. Renseignez-vous auprès de l’association avant d’engager une dépense : c’est elle qui délivre le reçu.

Les chats d’association en animalerie

Service-Public signale une possibilité parfois méconnue : en lien avec des associations de protection animale, les animaleries peuvent présenter à l’adoption des chats et des chiens appartenant à ces associations, issus d’abandons ou dont les anciens propriétaires n’ont pas été identifiés. Ces présentations se font en présence de bénévoles des associations. Si vous croisez une telle présentation, c’est bien l’association qui reste responsable de l’adoption, avec les mêmes règles : certificat d’engagement, délai de sept jours, identification.

Le parrainage

L’ADAP propose de parrainer l’un de ses animaux non adoptables, à l’année ou pour quelques mois. Les animaux à parrainer sont présentés sur son blog.

Devenir famille d’accueil

L’ADAP ne disposant pas de refuge, ses familles d’accueil sont au cœur de son fonctionnement. Accueillir un chat, c’est lui offrir un foyer temporaire, le temps qu’il trouve une famille définitive, ou toute sa vie s’il n’est pas adoptable. Avant de vous lancer, posez-vous quelques questions :

  • avez-vous une pièce où isoler le chat à son arrivée, le temps qu’il s’habitue et que l’association vous dise s’il peut rencontrer vos propres animaux ?
  • vos animaux sont-ils à jour de leurs vaccins et de leurs traitements antiparasitaires, et votre vétérinaire est-il informé ?
  • qui prend en charge les frais de nourriture, de litière et de soins ? Chaque association a ses propres règles : demandez-les avant de vous engager ;
  • êtes-vous prêt à le laisser partir le jour de son adoption ? C’est souvent le plus difficile, mais c’est aussi la plus belle réussite ;
  • pouvez-vous accueillir un chat âgé, malade ou craintif, qui a souvent le plus besoin d’un foyer ?

Une famille d’accueil observe aussi le chat au quotidien : ses habitudes, son caractère, ses réactions. Ces informations aident ensuite l’association à lui trouver la famille qui lui convient.

Le bénévolat

Elle recherche surtout des familles d’accueil pour les animaux qui attendent une adoption.

Les autres façons d’aider

Même sans pouvoir accueillir un animal, chacun peut soutenir une association locale :

  • faire connaître les animaux à adopter autour de vous et sur les réseaux sociaux ;
  • donner du matériel en bon état, après avoir demandé à l’association ce dont elle a besoin : caisses de transport, couvertures, gamelles, litière, nourriture ;
  • proposer du transport, par exemple pour emmener un animal chez le vétérinaire ;
  • faire stériliser et identifier votre propre chat, le geste qui, à grande échelle, limite le plus le nombre de chats sans foyer ;
  • signaler à l’association les chats libres non identifiés de votre quartier, plutôt que de les nourrir seul.

Comment reconnaître une association sérieuse

Que vous souhaitiez adopter, donner ou devenir bénévole, quelques vérifications simples permettent de s’assurer du sérieux d’une association de protection animale :

  • son statut : une association loi 1901 est déclarée en préfecture, et sa déclaration est publiée au Journal officiel des associations, consultable en ligne ; Service-Public rappelle que les associations et fondations de protection animale sont des organismes à but non lucratif ;
  • la transparence : elle présente ses missions, ses conditions d’adoption et la participation demandée aux adoptants, et sait expliquer à quoi servent les dons ;
  • le respect de la loi : les animaux sont identifiés avant d’être cédés, le certificat d’engagement et de connaissance est remis, et le délai de sept jours est respecté ;
  • le suivi vétérinaire : les animaux sont examinés, vaccinés, déparasités et stérilisés, ou l’adoption prévoit la stérilisation à l’âge adapté ;
  • un contrat d’adoption clair, qui précise les engagements de chacun, et souvent un suivi après l’adoption ;
  • l’écoute : une bonne association pose des questions sur votre mode de vie, et n’hésite pas à vous orienter vers un autre animal si celui que vous avez choisi ne correspond pas à votre foyer.

Une association qui cède des chatons non identifiés, sans aucun document, ou qui refuse de répondre à vos questions doit vous alerter. Pour l’ADAP, les informations présentées sur cette page proviennent de son site, consulté en septembre 2026 : n’hésitez pas à la contacter directement pour toute précision, les conditions pouvant évoluer.

Les idées reçues

  • « Une chatte doit avoir une portée avant d’être stérilisée. » Non : Cats Protection rappelle qu’il n’y a aucun bénéfice pour sa santé, et qu’une gestation trop jeune, avant la fin de sa croissance, vers dix à douze mois, peut au contraire lui nuire.
  • « Déplacer une colonie de chats règle le problème. » De nouveaux chats non stérilisés ont tendance à s’installer sur un site libéré : c’est l’une des raisons pour lesquelles la loi prévoit de relâcher les chats stérilisés sur place.
  • « Nourrir les chats libres suffit à les aider. » Sans stérilisation, la nourriture favorise les naissances.
  • « Un chat de la rue ne peut pas devenir un chat de compagnie. » Cela dépend de lui : un chaton sociabilisé jeune ou un chat abandonné peuvent très bien s’adapter à la vie en maison ; un chat haret, en revanche, reste en général très craintif.
  • « Une association sans refuge ne peut pas accueillir beaucoup d’animaux. » Tout dépend du nombre de ses familles d’accueil, d’où l’importance de ce bénévolat.

Découvrez d’autres associations pour les chats.

Questions fréquentes

Où intervient l’ADAP ?

À Pau et dans son agglomération, dans les Pyrénées-Atlantiques. Elle place ses animaux de préférence près de Pau.

Qu’est-ce qu’un chat libre ?

Un chat sans propriétaire qui vit en groupe dans un lieu public. L’article L211-27 du code rural permet au maire de le faire capturer, stériliser et identifier, puis relâcher sur place, en lien avec une association de protection animale.

L’ADAP a-t-elle un refuge ?

Non. Elle fonctionne avec des familles d’accueil bénévoles, qui gardent les animaux jusqu’à leur adoption, ou toute leur vie pour ceux qui ne sont pas adoptables.

Comment adopter un chat à l’ADAP ?

Consultez les fiches des animaux sur son site, puis contactez l’association par le moyen indiqué sur la fiche. Les conditions d’adoption et la participation aux frais y sont précisées.

Faut-il un délai avant d’adopter un chat ?

Oui : Service-Public rappelle que le certificat d’engagement et de connaissance, que vous devez signer, n’est valable que 7 jours après sa délivrance. Ce délai de réflexion s’applique aussi en association.

Un don à l’ADAP est-il déductible des impôts ?

L’association indique être reconnue d’intérêt général. Un don à un tel organisme ouvre droit à une réduction d’impôt de 66 %, dans la limite de 20 % du revenu imposable.

Pourquoi récupérer les chatons des chats libres si jeunes ?

Parce que leur période clé de socialisation se situe entre deux et sept semaines. Un chaton manipulé avec douceur par plusieurs personnes pendant cette période deviendra plus facilement un chat de compagnie.

À quel âge stériliser un chat ?

Vers quatre mois, avant la puberté ; International Cat Care ne relève aucun inconvénient à cet âge pour le développement, le comportement ou la santé.

Combien de temps vit un chat ?

Une étude britannique de 2024 estime l’espérance de vie à la naissance à 11,7 ans en moyenne, 12,5 ans pour les femelles et 11,2 ans pour les mâles ; beaucoup de chats vivent bien plus longtemps.

Quelle est la différence entre un chat libre et un chat errant ?

Le chat errant vit indépendamment des humains mais se nourrit en partie de ce qu’ils lui laissent. Le « chat libre » est un terme de droit : un chat sans propriétaire, vivant en groupe dans un lieu public, que la loi permet de stériliser, d’identifier et de relâcher sur place.

Que faire si je trouve un chat près de Pau ?

Service-Public conseille de vérifier s’il est identifié, chez un vétérinaire ou une association qui dispose d’un lecteur de puce, de consulter le voisinage et les vétérinaires, puis, si besoin, de contacter la mairie pour la fourrière.

Combien de portées une chatte peut-elle avoir ?

Une étude citée par Wikipedia a observé en moyenne 1,4 portée par an chez des chattes vivant en liberté, avec une médiane de trois chatons. Cats Protection rappelle qu’une chatte peut être à nouveau gestante deux semaines après une mise bas.

La stérilisation des chats libres est-elle efficace ?

Elle limite les naissances, mais Wikipedia rappelle que son efficacité sur la taille des colonies reste discutée : elle suppose de stériliser la grande majorité des chats, de faire adopter les chatons et les chats sociables, et de lutter contre les abandons.

Comment devenir famille d’accueil ?

Contactez l’association par les moyens indiqués sur son site. Demandez-lui ses règles : prise en charge des frais, suivi vétérinaire, durée de l’accueil, et précautions avec vos propres animaux.

Que faire si je suis témoin de maltraitance ?

Contactez la police, la gendarmerie ou une association de protection animale, en notant les faits avec précision. L’article 521-1 du code pénal punit les sévices graves et les actes de cruauté envers les animaux.

À partir de quel âge un chat doit-il être identifié ?

Dès sept mois, par puce électronique ou tatouage, avec inscription au fichier national I-Cad. Tout chat doit aussi être identifié avant d’être cédé.

Les frais d’un bénévole peuvent-ils être déduits des impôts ?

Service-Public range les frais engagés dans le cadre d’une activité bénévole parmi les formes de dons ouvrant droit à la réduction d’impôt, si le bénévole renonce à leur remboursement. Renseignez-vous auprès de l’association, qui délivre le reçu.

Comment vérifier qu’une association existe vraiment ?

Sa déclaration est publiée au Journal officiel des associations, consultable en ligne. Vérifiez aussi qu’elle identifie ses animaux avant de les céder et qu’elle remet le certificat d’engagement et de connaissance.

Que faire si je trouve un chat blessé ?

Ne l’attrapez pas à mains nues s’il est craintif, prévenez l’association du secteur ou un vétérinaire, et renseignez-vous en mairie : les conditions de prise en charge des animaux accidentés y sont affichées.

Faut-il laisser une chatte avoir une portée avant de la stériliser ?

Non. Cats Protection rappelle qu’il n’y a aucun bénéfice pour sa santé, et qu’une gestation avant la fin de sa croissance, vers dix à douze mois, peut au contraire lui nuire.

Un chat de la rue peut-il devenir un chat de compagnie ?

Souvent, s’il a été sociabilisé jeune ou s’il a déjà vécu avec des humains. Un chat haret, retourné à la vie sauvage, reste en général très craintif, d’où la stérilisation et le relâcher sur place.

Peut-on aider l’ADAP sans adopter ?

Oui : par un don, un parrainage, ou en devenant famille d’accueil bénévole.

Sources (18)
  1. ADAP — L’association (nouvel onglet)
  2. ADAP — Les dons (nouvel onglet)
  3. ADAP — Adoptions (nouvel onglet)
  4. Légifrance — Code rural et de la pêche maritime, article L211-27 (nouvel onglet)
  5. Service-Public — Avoir un chien ou un chat : quelles sont les règles ?, vérifié le 28/04/2026 (nouvel onglet)
  6. Service-Public — Impôt sur le revenu : dons aux associations et organismes d’intérêt général, vérifié le 15/04/2026 (nouvel onglet)
  7. Service-Public — Que faire quand on trouve un chien ou un chat errant ? (nouvel onglet)
  8. Cats Protection — Cat reproduction (nouvel onglet)
  9. Wikipédia — Chat haret (nouvel onglet)
  10. Wikipedia — Trap–neuter–return (nouvel onglet)
  11. Wikipédia — Pau (nouvel onglet)
  12. Wikipédia — Cruauté envers les animaux (nouvel onglet)
  13. International Cat Care — Bringing up a litter of kittens: behavioural considerations (nouvel onglet)
  14. International Cat Care — Neutering your cat (nouvel onglet)
  15. Teng K. et al., Life tables of annual life expectancy and risk factors for mortality in cats in the UK, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2024 (nouvel onglet)
  16. Rodan et al., 2022 AAFP/ISFM Cat Friendly Veterinary Interaction Guidelines: Approach and Handling Techniques, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2022 (PMC) (nouvel onglet)
  17. Cats Protection — Cat body language (nouvel onglet)
  18. Légifrance — Code pénal, article 521-1 (version en vigueur depuis le 2 décembre 2021) (nouvel onglet)

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