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Burmese : une seule origine, deux races, et une santé à connaître

Publié le 2 septembre 2020

chat de race burmese
Chat de race burmese
Ce que vous allez trouver8 sections
  1. Carte d’identité du burmese
  2. L’histoire de la race
  3. Américain ou anglais : les différences
  4. Le caractère
  5. La santé du burmese
  6. Adopter un burmese
  7. Combien coûte un chaton burmese ?
  8. Questions fréquentes

Le burmese est un chat au poil très court, fin et brillant comme du satin, de couleur unie, aux yeux dorés ou verts. Presque tous les burmese modernes descendent d’une même chatte, Wong Mau, arrivée de Birmanie à San Francisco en 1930. Mais les éleveurs américains et britanniques l’ont ensuite sélectionné selon deux standards si différents que le LOOF reconnaît aujourd’hui deux races : le burmese américain, trapu à la tête ronde, et le burmese anglais, plus élancé. Côté santé, les études décrivent plusieurs points à connaître, dont une maladie musculaire héréditaire et un risque de diabète plus élevé ; mais une étude britannique le place aussi parmi les races à la plus longue espérance de vie. Ne le confondez pas avec le sacré de Birmanie.

Ce contenu est donné à titre informatif. Il ne remplace pas la visite et l’avis d’un vétérinaire.

Carte d’identité du burmese

OrigineBirmanie ; race développée aux États-Unis et au Royaume-Uni
AncêtreLa chatte Wong Mau, arrivée aux États-Unis en 1930
Deux races au LOOFBurmese américain et burmese anglais
PoidsEnviron 4 à 6 kg, lourd pour sa taille
PoilTrès court, fin, brillant
RobeUnie, à l’origine brun foncé ; aujourd’hui plusieurs couleurs
YeuxDorés ou verts selon la robe
Génétique de la robeUne variante du gène TYR, cousine de celle du siamois, mais moins sensible à la température
Race cousine en noirLe bombay, reconnu à part par le LOOF

L’histoire de la race

Wong Mau

Wikipedia raconte qu’en 1930, Joseph Cheesman Thompson fit venir de Birmanie à San Francisco une chatte brun foncé, Wong Mau. La jugeant différente du siamois, il la maria à un siamois seal point, puis à l’un de ses fils : les chatons brun foncé de ces portées furent la base du burmese. On comprit plus tard que Wong Mau était elle-même un croisement de types siamois et burmese ; ce type intermédiaire est devenu une autre race, le tonkinois.

Aux États-Unis

La CFA reconnaît la race en 1936, puis suspend cette reconnaissance une dizaine d’années plus tard, à cause des croisements répétés avec le siamois, avant de la rétablir définitivement en 1954.

Au Royaume-Uni

L’élevage reprend au Royaume-Uni après la guerre, et le GCCF reconnaît la race en 1952. La plupart des pays européens et du Commonwealth ont ensuite adopté le modèle britannique. Les deux lignées ont été tenues strictement séparées : le GCCF a interdit l’enregistrement des burmese importés des États-Unis, pour préserver le type « traditionnel ».

Deux races en France

La plupart des associations félines ne distinguent pas deux races, note Wikipedia. Le LOOF, lui, en reconnaît deux dans sa liste au 1er janvier 2026 : le burmese américain et le burmese anglais, toutes deux en championnat. Le burmese a aussi servi à créer d’autres races, comme le bombay et le burmilla.

Américain ou anglais : les différences

D’après Wikipedia :

Burmese anglaisBurmese américain
SilhouettePlus fine, corps longNettement plus trapue
TêteEn coinLarge et ronde
MuseauLong et effiléCourt et aplati
YeuxModérément en amandeRonds
OreillesGrandes, pointuesPlus larges à la base
PattesLongues, pieds ovalesMoyennes, pieds ronds

Dans les deux cas, c’est un chat petit à moyen, d’environ 4 à 6 kilos, mais musclé et lourd pour sa taille : « une brique enveloppée de soie », dit une formule reprise par Wikipedia.

Le poil et les couleurs

Le poil est très court, fin et brillant, et la couleur unie, un peu plus claire sous le ventre. La couleur d’origine est un brun foncé, appelé sable aux États-Unis. Le bleu est apparu au Royaume-Uni en 1955, puis le roux, le crème et l’écaille de tortue ; le chocolat et le lilas ont été développés aux États-Unis. Les couleurs admises varient selon les associations.

La robe, une affaire de génétique

La couleur particulière du burmese, moins contrastée que celle du siamois, avec de la couleur sur tout le corps, vient du gène TYR, celui de la tyrosinase. Une étude de 2005, portant sur plus de 200 chats, a identifié la mutation du burmese et celle du siamois : ce sont deux variantes du même gène. Celle du siamois est très sensible à la température, d’où ses extrémités foncées et son corps clair ; celle du burmese l’est moins, et produit plus de pigment sur le corps. Tous les chats à la robe burmese de l’étude portaient deux exemplaires de la mutation. Le tonkinois, né d’un mélange des deux types, se situe entre les deux.

Le chocolat, lui, relève d’un autre gène, TYRP1, dont une étude de 2005 a identifié les mutations du brun chez le chat. Et une lignée néo-zélandaise porte une teinte à part, le « russet », une robe rousse qui change avec l’âge : une étude de 2017 l’a reliée à une petite délétion du gène MC1R, absente chez 26 burmese américains testés.

Et le « burmese noir » ?

Si vous cherchez un burmese noir, c’est souvent le bombay que vous avez en tête. Le bombay américain a été créé à partir de 1958 par Nikki Horner, qui élevait des chats dans le Kentucky, en croisant des burmese américains sable et des american shorthair noirs, pour obtenir un chat du type burmese à la robe noire brillante et aux yeux cuivrés ; la CFA l’a reconnu en 1970. Au Royaume-Uni, le bombay est un asian self noir, issu de croisements du burmese européen. Le LOOF liste le bombay comme une race distincte.

Ne pas confondre

Le burmese n’est pas le sacré de Birmanie, une autre race dont le nom évoque aussi la Birmanie : le LOOF les distingue dans sa liste des races.

Le caractère

Les deux types sont réputés sociables, joueurs et bavards, rapporte Wikipedia. Mais ces descriptions viennent d’éleveurs et de propriétaires, pas d’études.

Ce que dit une grande enquête

Une étude finlandaise publiée en 2019 apporte quelques chiffres. Ses auteurs ont analysé les réponses de propriétaires sur 5 726 chats de 40 races, regroupées en 19 races ou groupes, le burmese étant réuni avec le burmilla. Le groupe burmese était celui qui avait la plus faible probabilité de timidité envers les inconnus, à l’opposé du bleu russe. En revanche, avec les orientaux, il avait la plus forte probabilité de toilettage excessif. Ces résultats viennent de questionnaires remplis par les propriétaires, et ne distinguent pas le burmese anglais de l’américain. Pour son côté bavard, voyez notre page sur le chat qui miaule. Comme tout chat, il a besoin de jeux et d’occupations : voyez notre guide des jeux et jouets.

La santé du burmese

Une longue espérance de vie

Dans une étude de 2024 sur près de 8 000 chats morts au Royaume-Uni en 2019, le burmese avait, avec le sacré de Birmanie, l’espérance de vie à la naissance la plus longue des races étudiées : environ 14,4 ans.

L’hypokaliémie périodique

Une revue de 2015 décrit la polymyopathie hypokaliémique périodique, une maladie génétique du burmese et des races apparentées, rencontrée en Australie, en Europe et en Afrique du Sud. Le chat, en général dans sa première année, présente une faiblesse et des douleurs musculaires, souvent par épisodes ; la tête et le cou peuvent pencher vers le bas. Elle est due à une mutation du gène WNK4, qui fait perdre du potassium dans les urines. Un test génétique permet de dépister les reproducteurs : demandez-le à l’éleveur.

La tête du burmese « contemporain »

Aux États-Unis, une lignée de burmese à la face très écrasée, dite « contemporaine », est très prisée. Une étude de 2016 a identifié la mutation en cause, dans le gène ALX1 : un chat qui porte un exemplaire a cette tête courte ; un chaton qui en porte deux naît avec une grave malformation du crâne et de la face, incompatible avec la vie. La mutation n’a pas été trouvée chez des chats sans lien avec cette lignée.

Le diabète

Une étude de 2025 sur plus d’un million de chats suivis par des vétérinaires britanniques a trouvé un risque de diabète environ deux fois plus élevé chez le burmese que chez les chats croisés. Surveillez son poids, et parlez-en à votre vétérinaire.

Une étude génétique publiée en 2020 rappelle qu’en Australie et en Europe, le diabète est presque quatre fois plus fréquent chez le burmese que dans les autres races. Elle a trouvé plusieurs régions du génome associées à la maladie, ce qui suggère une origine polygénique, faisant intervenir le pancréas, les graisses du sang et la résistance à l’insuline. Le burmese sert d’ailleurs de modèle pour étudier le diabète de type 2 humain.

Le syndrome de douleur oro-faciale

C’est une maladie encore peu connue des propriétaires. Une étude britannique de 2010 a décrit 113 chats atteints de ce syndrome, dont 100 burmese, ce qui fait penser à une origine héréditaire. Le chat montre, par épisodes, une gêne dans la bouche, en général d’un seul côté, souvent déclenchée par les mouvements de la bouche, et peut aller jusqu’à se mutiler la langue. Dans cette série, 63 % des chats avaient eu des lésions dans la bouche, au moins 16 % avaient montré les premiers signes pendant la poussée des dents définitives, et 20 % des épisodes étaient liés à une situation d’anxiété. La maladie revenait souvent, et 12 % des chats ont été euthanasiés. Un burmese qui se frotte la bouche, bave ou mâchonne de façon anormale doit être vu par le vétérinaire.

La fragilité de la peau

Une revue de 2015 décrit l’asthénie cutanée, une maladie héréditaire du burmese signalée en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Europe : une peau anormalement extensible et fragile. Dans l’un des cas décrits, une jeune chatte a présenté des lésions de la peau après s’être débattue lors de la pose d’un cathéter et de l’anesthésie d’une stérilisation. Elle est rare, mais utile à signaler au vétérinaire si votre chat en est atteint.

Les calculs urinaires

Une étude de 2023 sur des chats vus en référé au Royaume-Uni cite le burmese parmi les races plus exposées aux calculs des voies urinaires hautes, avec le british shorthair, le persan, le ragdoll et le tonkinois.

Le suivi

Demandez à l’éleveur les tests génétiques de ses reproducteurs, et faites examiner votre chat par le vétérinaire au moins une fois par an.

Adopter un burmese

Précisez le type qui vous intéresse, américain ou anglais, puisque le LOOF les distingue. Demandez le pedigree LOOF, les résultats des tests génétiques des parents, et à voir la mère. Méfiez-vous des lignées à la face très écrasée. Voyez notre page sur le métier d’éleveur félin et notre guide pour adopter un chaton.

Combien coûte un chaton burmese ?

En septembre 2026, nous n’avons trouvé qu’un seul éleveur de burmese en France qui affiche son prix : de 1 600 € à 1 800 € selon le chaton. Un seul prix ne fait pas une moyenne : d’autres éleveurs répondent au cas par cas, et leurs tarifs peuvent être différents. Demandez-les directement.

Ce prix est celui d’un élevage de burmese américain ; nous n’avons trouvé aucun prix actuel pour le burmese anglais.

Ce que le prix doit comprendre, au minimum, c’est ce que la loi impose à tout vendeur : un chaton âgé d’au moins huit semaines, identifié avant la cession, avec le certificat vétérinaire et, pour un chat vendu comme « de race », un pedigree du LOOF. Beaucoup d’annonces ajoutent les premiers vaccins, un vermifuge, parfois la stérilisation ou un sac de départ : lisez le détail avant de comparer deux prix.

Ces montants sont ceux que les éleveurs affichent ; ils varient avec la couleur, la lignée, la destination du chaton et la région, et ils évoluent avec le temps. Un prix ne dit rien, à lui seul, du sérieux d’un élevage. En revanche, un chaton de race proposé très en dessous de ces prix doit vous alerter : chaton sans pedigree, séparé trop tôt de sa mère, ou annonce frauduleuse qui réclame un acompte pour un animal qui n’existe pas.

Questions fréquentes

Combien coûte un chaton burmese ?

En septembre 2026, le seul éleveur de burmese que nous avons trouvé avec un prix affiché demande de 1 600 € à 1 800 €.

Quelle différence entre le burmese anglais et le burmese américain ?

L’anglais est plus fin, avec une tête en coin et un museau long ; l’américain est plus trapu, avec une tête ronde et un museau court. Le LOOF les reconnaît comme deux races distinctes.

D’où vient le burmese ?

De Birmanie, d’où la chatte Wong Mau est arrivée à San Francisco en 1930. La race a ensuite été développée aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Le burmese est-il le même chat que le sacré de Birmanie ?

Non. Ce sont deux races distinctes, que le LOOF liste séparément. Le burmese a un poil très court et une robe unie.

Le burmese a-t-il des problèmes de santé ?

Plusieurs sont décrits : une maladie musculaire héréditaire liée au potassium, dépistable par test génétique, un risque de diabète plus élevé, et une malformation du crâne dans certaines lignées américaines. Une étude britannique le place pourtant parmi les races à la plus longue espérance de vie.

Le burmese est-il un chat timide ?

Plutôt l’inverse. Dans une enquête finlandaise de 2019 sur 5 726 chats, le groupe burmese et burmilla avait la plus faible probabilité de timidité envers les inconnus. Il avait aussi, avec les orientaux, la plus forte probabilité de toilettage excessif.

Existe-t-il des burmese noirs ?

Le chat qui y ressemble le plus est le bombay, créé aux États-Unis à partir de burmese sable et d’american shorthair noirs, et reconnu à part par le LOOF.

D’où vient la couleur du burmese ?

D’une variante du gène TYR, la même famille de mutations que celle du siamois, mais moins sensible à la température : le burmese garde donc de la couleur sur tout le corps.

Qu’est-ce que le syndrome de douleur oro-faciale ?

Une maladie qui provoque des épisodes de gêne dans la bouche, souvent d’un seul côté. Dans une étude de 2010, 100 des 113 chats atteints étaient des burmese. Elle demande un suivi vétérinaire.

Combien de temps vit un burmese ?

Dans une étude britannique de 2024, son espérance de vie à la naissance était d’environ 14,4 ans, parmi les plus longues des races étudiées.

Sources (16)
  1. Wikipedia — Burmese cat (nouvel onglet)
  2. LOOF — Liste des races, version au 1er janvier 2026 (PDF) (nouvel onglet)
  3. Malik et al., Periodic hypokalaemic polymyopathy in Burmese and closely related cats: a review including the latest genetic data, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2015 (Europe PMC) (nouvel onglet)
  4. Lyons et al., Aristaless-Like Homeobox protein 1 (ALX1) variant associated with craniofacial structure and frontonasal dysplasia in Burmese cats, Developmental Biology, 2016 (Europe PMC) (nouvel onglet)
  5. Frequency, risk factors, and mortality for diabetes mellitus in 1 225 130 cats under primary veterinary care in the United Kingdom in 2019, Journal of Veterinary Internal Medicine, 2025 (Europe PMC) (nouvel onglet)
  6. Risk factors for upper urinary tract uroliths and ureteral obstruction in cats under referral veterinary care in the United Kingdom, Journal of Veterinary Internal Medicine, 2023 (Europe PMC) (nouvel onglet)
  7. Teng et al., Life tables of annual life expectancy and risk factors for mortality in cats in the UK, Journal of Feline Medicine and Surgery, 2024 (Europe PMC) (nouvel onglet)
  8. Salonen et al., Breed differences of heritable behaviour traits in cats, Scientific Reports, 2019 (Europe PMC) (nouvel onglet)
  9. Lyons et al., Tyrosinase mutations associated with Siamese and Burmese patterns in the domestic cat, Animal Genetics, 2005 (PubMed) (nouvel onglet)
  10. Lyons et al., Chocolate coated cats: TYRP1 mutations for brown color in domestic cats, Mammalian Genome, 2005 (PubMed) (nouvel onglet)
  11. Gustafson et al., Not another type of potato: MC1R and the russet coloration of Burmese cats, Animal Genetics, 2017 (PubMed) (nouvel onglet)
  12. Wikipedia — Bombay cat (nouvel onglet)
  13. Samaha et al., Mapping the genetic basis of diabetes mellitus in the Australian Burmese cat, Scientific Reports, 2020 (Europe PMC) (nouvel onglet)
  14. Rusbridge et al., Feline orofacial pain syndrome (FOPS): a retrospective study of 113 cases, J Feline Med Surg, 2010 (Europe PMC) (nouvel onglet)
  15. Hansen et al., Cutaneous asthenia (Ehlers-Danlos-like syndrome) of Burmese cats, J Feline Med Surg, 2015 (Europe PMC) (nouvel onglet)
  16. Chatterie du Crépuscule — tarifs des chatons, relevés en septembre 2026 (nouvel onglet)

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